10.052
Loi sur l'asile. Modification
Intervention de procédure
BO 2012 N 21491. Asylgesetz
1. Loi sur l'asile
Art. 8 al. 3bis
Proposition de la commission
Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Modification du droit en vigueur
Ch. 1 art. 84 al. 4, 5; 85 al. 7
Proposition de la commission
Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Bugnon André · Mit-M · Conseil national · Vaud · Groupe de l'Union démocratique du Centre
La Commission des institutions politiques s'est réunie mardi matin, à 7 heures 30, pour étudier les divergences qu'il y a entre notre conseil et le Conseil des Etats. Nous nous sommes prononcés sur quatre divergences.
A l'article 8 alinéa 3bis, la divergence ne concernait que la version française. Dans la version allemande figurait "oder", donc "ou" et dans la version française figurait "et". Sur le fond, cela ne change rien du tout, puisque le "ou" n'exclut pas le "et", donc ces deux mesures peuvent être cumulatives ou être prises l'une sans l'autre. On s'est rallié à la décision du Conseil des Etats. De toute façon, je pense que la Commission de rédaction qui relit les procès-verbaux aurait vu cette anomalie et l'aurait corrigée.
Il y avait encore trois autres divergences: à l'article 84 alinéas 4 et 5, et à l'article 85 alinéa 7.
Il s'agit de la question de l'admission provisoire, qui prend fin "lorsque l'intéressé quitte définitivement la Suisse ou obtient une autorisation de séjour" - c'est le droit en vigueur. Le Conseil national a complété cette disposition, en rajoutant "ou dépose une demande d'asile dans un autre pays". Ainsi, si quelqu'un dépose une demande dans un autre pays, selon la version de notre conseil, l'admission provisoire prendrait normalement fin.
Après que chaque conseil eut maintenu sa version, le Conseil des Etats a ajouté les termes "deux mois à l'étranger sans autorisation". Il a décidé que, si la personne se rendait à l'étranger sans autorisation, l'admission provisoire prenait fin, sous-entendu que, s'il y avait une autorisation, l'admission provisoire ne prenait pas fin. Dans notre version, il n'est pas question du fait qu'il y avait ou qu'il n'y avait pas autorisation de séjourner à l'étranger. Dans tous les cas, l'admission provisoire prend fin s'il y a séjour à l'étranger de plus de deux mois.
A l'alinéa 5, il s'agit de la question du nombre d'années de résidence en Suisse. Le droit en vigueur prévoit que "les demandes d'autorisation de séjour déposées par un étranger admis provisoirement et résidant en Suisse depuis plus de cinq ans ..." Par deux fois, le Conseil national a décidé de porter cette durée de résidence à sept ans, tandis que le Conseil des Etats a décidé de maintenir le droit en vigueur, soit une durée de cinq ans.
A l'article 85 alinéa 7, il s'agit aussi de la question de la durée qu'il faut attendre après le prononcé de l'admission provisoire avant de pouvoir bénéficier du regroupement familial. Le droit en vigueur prévoit que ce soit possible "au plus tôt trois ans après le prononcé". Le Conseil national a porté, par deux fois, cette durée à cinq ans. De son côté, le Conseil des Etats a maintenu par deux fois la règle des trois ans. Après une très courte discussion, la majorité des représentants des groupes qui se sont prononcés au sein de la commission ont dit vouloir se rallier aux décisions du Conseil des Etats. Il était donc inutile de créer une nouvelle divergence, qui aurait de toute façon certainement été rejetée par notre conseil, voire au Conseil des Etats.
Il n'y a pas eu d'autres propositions. Ainsi, sur tous les points où il y a une divergence, la commission se rallie à la version du Conseil des Etats.
Fluri Kurt · Mit-M · Conseil national · Soleure · Groupe libéral-radical
Wir haben sämtliche Differenzen bereinigen können. In zwei Punkten hatte sich der Ständerat uns angeschlossen, nämlich dort, wo es darum geht, die Folgen der Mitwirkungspflichten zu klären, bei Artikel 8 Absatz 3bis und bei Artikel 82 Absätze 2 und 4. Hier hatten wir ja eine Verschärfung vorgenommen, indem wir vorsahen, dass Personen mit einem rechtskräftigen Wegweisungsentscheid, denen eine Ausreisefrist angesetzt worden ist, zwingend von der Sozialhilfe ausgeschlossen werden, während sie gemäss der heutigen Fassung des Asylgesetzes von der Sozialhilfe ausgeschlossen werden "können". Da hat sich der Ständerat uns angeschlossen.
Danach verblieben noch drei Differenzen, allerdings nicht beim Asylgesetz, sondern beim Ausländergesetz. Sie betreffen alle den Status der vorläufigen Aufnahme. Es geht dabei um das Erlöschen der vorläufigen Aufnahme als Folge eines Auslandaufenthaltes sowie um den Familiennachzug. In allen drei Fällen hat sich unsere Kommission ohne BO 2012 N 2150 Minderheitsantrag dem Ständerat angeschlossen, nicht etwa, weil wir mit dem Inhalt der Regelung des Ständerates durchwegs oder auch nur mehrheitlich einverstanden sind, sondern weil wir der Meinung sind, dass diese Bestimmungen nicht den Kerngehalt der Gesetzesrevision betreffen und es deswegen verfehlt wäre, auf diesen Differenzen zu beharren.
Die Mehrheit Ihrer Kommission ist mit der Ausgestaltung des Status der vorläufigen Aufnahme nach wie vor nicht zufrieden und wird bei anderer Gelegenheit darauf zurückkommen. Heute aber empfehlen wir Ihnen, sich bei diesen drei Punkten dem Ständerat anzuschliessen.
Sommaruga Simonetta · BR-F · Conseil fédéral · Berne
Ihre Kommission hat sich jetzt, wie es die Kommissionssprecher ausgeführt haben, in wesentlichen Punkten dem Ständerat angeschlossen. Ich sage gerne noch etwas zum Entscheid des Ständerates in Bezug auf die Ausrichtung der Nothilfe respektive in Bezug auf den Verzicht auf die Ausrichtung der Sozialhilfe. Dieser Entscheid entspricht der bereits heute geltenden Praxis. Bei abgewiesenen Asylbewerbern mit einem rechtmässigen Wegweisungsentscheid und einer angesetzten Ausreisefrist - bei ihnen ist auch bereits geklärt, dass ihre Ausreise zulässig, zumutbar und möglich ist - ist es bereits heute geltende Praxis in den Kantonen, dass sie keine Sozialhilfe mehr bekommen, sondern Nothilfe. Insofern ist das ein Festschreiben der bereits heute geltenden Praxis.
Zu den Entscheiden in Bezug auf die vorläufige Aufnahme: Ich begrüsse es, dass sich Ihre Kommission jetzt dem Ständerat angeschlossen hat. Herr Nationalrat Fluri, der Kommissionssprecher, hat es gesagt: Es gibt in Bezug auf den Status der vorläufigen Aufnahme in der Tat einen Zielkonflikt, nämlich zwischen der Integration und der gleichzeitigen Vorläufigkeit dieses Status. Es ist aber nicht sinnvoll, dass man jetzt punktuelle Veränderungen vornimmt, wie das ursprünglich in Ihrem Rat geplant war, dass man den Familiennachzug erschwert, dass man die vertiefte Prüfung einer Aufenthaltsbewilligung um zwei Jahre hinauszögert; das war übrigens ein expliziter Wunsch der Kantone, der damals ins Ausländergesetz aufgenommen wurde. Wir begrüssen es, dass wir diesen Status insgesamt überprüfen und schauen können, was wir dort allenfalls anpassen können. Aber hier punktuelle Veränderungen vorzunehmen, auch kleine Verschärfungen vorzunehmen, ist nicht sinnvoll, bringt nichts. Deshalb begrüsse ich es ausdrücklich, dass sich Ihre Kommission in diesen Punkten dem Ständerat angeschlossen hat.
Intervention de procédure
Adopté