02.068
Loi sur l'agriculture. Modification par voie urgente
Christen Yves · P-M · Conseil national · Vaud · Groupe radical-libéral
Nous débattons à la fois sur l'entrée en matière et sur l'article 31.
Sommaruga Simonetta · Conseil national · Berne · Groupe socialiste
Die aktuelle Lage auf dem Milchmarkt ist äusserst angespannt. Im Sinne einer Übergangsregelung hat der Bundesrat deshalb am 16. Oktober dieses Jahres eine Botschaft zur Änderung des Landwirtschaftsgesetzes auf dem Dringlichkeitsweg verabschiedet. Verschiedene Umstände haben dazu geführt, dass sich die Situation des Milchmarktes in den letzten Jahren nicht nur verändert, sondern auch drastisch verschlechtert hat. Mit dem Inkrafttreten der neuen Milchmarktordnung erhielt der Bundesrat die Kompetenz, die Gesamtmenge der Kontingente den Gegebenheiten des Marktes anzupassen. Dabei hat der Bundesrat die Gesamtmenge in den letzten beiden Jahren zweimal angepasst. Allerdings ist von der Mengenausweitung zumindest in den ersten acht Monaten des laufenden Jahres kaum Gebrauch gemacht worden: Gegenüber der entsprechenden Vorjahresperiode wurde nur gerade 0,1 Prozent mehr Milch produziert.
Trotzdem hat sich die Lage nicht nur für die Produzenten, sondern auch für die Verwerter massiv verschlechtert. Denn die positive Entwicklung des Absatzes, die man sich dank des offeneren Käsemarktes erhofft hatte, ist nicht eingetreten. In der EU ist der Käsekonsum zurückgegangen, und der hohe Wechselkurs des Frankens hat die Exportbedingungen zusätzlich verschlechtert. In den ersten sieben Monaten dieses Jahres ist der Käseexport um über 10 Prozent zurückgegangen, und mittlerweile sind nicht nur die Käselager, sondern auch die Butter- und Magermilchpulverlager übervoll. Das hat zum nächsten Tiefpunkt in der Milchbranche geführt, zum Zusammenbruch der Swiss Dairy Food. Dieser Zusammenbruch bedeutet für sehr viele Mitarbeitende, aber auch für die betroffenen Produzenten eine dramatische Situation.
Das heutige System der öffentlich-rechtlichen Milchkontingentierung gemäss Artikel 31 des Landwirtschaftsgesetzes erlaubt bei der Anpassung der Menge keine Flexibilität und keine Differenzierung. Der Bundesrat kann heute lediglich die Gesamtmenge festlegen, und dies jeweils nur auf Beginn einer neuen Kontingentsperiode. Die Tatsache, dass der Anteil der Schweizer Produktion am europäischen Käsemarkt nur gerade 1,1 Prozent ausmacht, zeigt deutlich, dass die Schweiz auf dem europäischen Markt eine typische Nischenanbieterin ist und dass sie deshalb mehr Flexibilität und die Möglichkeit zur Differenzierung braucht.
An diesen beiden Punkten setzen die im dringlichen Bundesgesetz vorgeschlagenen Änderungen an. Gemäss Artikel 31 Absätze 2 und 3 erhält der Bundesrat die Möglichkeit, auf Begehren einer Branchenorganisation die Kontingente der betroffenen Produzentinnen und Produzenten anzupassen, und zwar innerhalb der Kontingentsperiode. Nebst der Flexibilität auf der zeitlichen Achse wird also auch eine Differenzierung nach Branche eingeführt.
Die Branchenorganisation Tête de Moine z. B. hat sich beim Bundesamt für Landwirtschaft bereits erkundigt, ob sie für das nächste Jahr eine Anpassung der Kontingentsmenge erhalten könnte, weil sie einen sehr guten Absatz hat. Ohne die Möglichkeit einer differenzierten Anpassung müsste der Bundesrat das Gesuch ablehnen. Damit würden ausgerechnet jene bestraft, die sich auf dem Markt erfolgreich präsentieren. Der Sinn einer differenzierten Mengenanpassung wird auch von den Milchproduzenten anerkannt, denn während z. B. beim Emmentaler Absatzprobleme bestehen, gibt es beim Greyerzer, aber auch beim Appenzeller positive Markttendenzen.
Damit aber in einem so genannten "System der kommunizierenden Röhren", wie der Milchmarkt treffend umschrieben wird, die Probleme nicht von der einen zur nächsten Ebene verschoben werden, also vom Käse zur Butter und von dort zum Milchpulver, sind die Bestimmungen in den Buchstaben a bis c von grosser Bedeutung: Sie verlangen von der Branchenorganisation, dass sie die Verantwortung für die Verwertung und die Vermarktung der festgelegten Kontingentsmenge übernimmt. Wenn der Bundesrat zum Schluss kommt, dass das Begehren der Branchenorganisation die wünschbare Entwicklung der Milchwirtschaft gefährdet, kann er das Begehren übrigens auch ablehnen oder ihm nur teilweise stattgeben.
Die Kommission hat den Absätzen 2 und 3 mit 16 zu 4 Stimmen bei 3 Enthaltungen zugestimmt. Die Kommissionsmehrheit schlägt Ihnen aber unter Buchstabe c auch vor, dass die Branchenorganisationen die Verhältnisse auf den Teilmärkten, also dem Bio-Markt oder den regionalen Märkten, berücksichtigen. Diese Bestimmungen sind sehr wichtig, weil wir heute gerade auf dem Bio-Markt, aber auch bei den regionalen Spezialitäten Marktchancen haben, die keinesfalls vernachlässigt werden dürfen. Absatz 4 wird besonders von den Produzenten- und Verwerterorganisationen begrüsst, weil sie die Möglichkeit erhalten, innerhalb der Kontingentsperiode auch die Gesamtmenge anzupassen.
Das dringliche Bundesgesetz wird die anstehenden Probleme im Milchmarkt nicht lösen können, aber es zeigt einen Weg in die Richtung eines flexibleren und differenzierteren Milchmarktes auf. Dieser Weg muss mit der Revision des Landwirtschaftsgesetzes weiterverfolgt werden. Der Ständerat hat die Vorlage letzte Woche einstimmig verabschiedet. Auch die WAK unseres Rates hat die Vorlage einstimmig mit 6 Enthaltungen verabschiedet.
Namens der Kommission ersuche ich Sie deshalb, auf die Vorlage einzutreten und sie gemäss den Anträgen Ihrer WAK zu verabschieden.
Favre Charles · Conseil national · Vaud · Groupe radical-libéral
Selon l'article 31 alinéa 1er de la loi sur l'agriculture, "le Conseil fédéral peut, au début d'une période de contingentement, adapter le volume total des contingents au marché". Et c'est ce qu'il fait depuis 1999, ce qu'il a fait ces dernières années, notamment pour l'année laitière 2001/02, avec une adaptation de 3 pour cent, et pour 2002/03 avec une adaptation de 1,5 pour cent.
Cependant, et vous le savez, la situation depuis le début de l'année s'est fortement dégradée avec une diminution de la consommation et des exportations. Les quantités de lait sur le marché sont aujourd'hui trop importantes, ce qui provoque des difficultés d'écoulement. Il s'agit donc de revoir le contingent déterminé, et ceci en cours de période.
C'est la raison essentielle de la modification de l'article 31 de la loi sur l'agriculture avec adjonction d'un alinéa 4, ce dernier permettant l'adaptation du volume total des contingents, ce qui n'est pas nouveau, mais aussi l'adaptation en cours de période de contingentement, et ça c'est un élément nouveau, un élément de flexibilisation. Cette adaptation se fait à la demande des organisations responsables, à savoir la Fédération des producteurs suisses de lait, l'Association de l'industrie laitière suisse et Fromarte. Il y a donc là une responsabilisation de ces différents partenaires, un élément particulièrement important.
Dans le cadre de la modification prévue, le Conseil fédéral garde ce que j'appellerai un droit de veto, qui évite que la demande des organisations aille à l'encontre de la politique voulue par le Conseil fédéral, notamment dans le sens du maintien, voire de l'augmentation des prix, ce qui semble particulièrement difficile.
Ces modifications sont en droite ligne de la politique qui nous est proposée à travers la "PA 2007", politique qui va vers la suppression des contingents pour 2007, ou 2009 selon la version du Conseil des Etats, et une plus forte responsabilisation des organisations. Il s'agit donc, en quelque sorte, d'une étape intermédiaire. Cependant, il faut savoir que l'alinéa 4, qui n'est pas contesté par les organisations, ne s'appliquera que pour l'année 2003, puisqu'il donne la possibilité d'une adaptation linéaire. Or, une adaptation linéaire ne va pas dans le sens de la politique que l'on souhaite par la suite. En effet, il semble beaucoup plus judicieux d'avoir une adaptation par filière.
C'est la raison pour laquelle il nous est également proposé des alinéas 2 et 3 qui reprennent les éléments importants dont j'ai parlé tout à l'heure - à savoir l'adaptation des contingents en cours de période, la responsabilisation de l'interprofession et le droit de veto du Conseil fédéral -, mais qui, en plus, apportent un élément nouveau, un élément particulièrement déterminant, à savoir une adaptation des contingents qui peut être différente selon les filières. En effet, l'évolution des quantités de lait mises en valeur peut être extrêmement différente selon les créneaux. La rapporteure de langue allemande vous a cité tout à l'heure l'exemple des têtes de moine où là, il y a un besoin de lait, alors que dans d'autres secteurs, il y a trop de lait. Pouvoir avoir une politique différenciée est absolument souhaitable.
Les alinéas 2 et 3 sont eux aussi en ligne avec la "Politique agricole 2007" et ils seront introduits dans la nouvelle loi sur laquelle nous nous pencherons au premier semestre de l'année prochaine car ils correspondent à la segmentation du marché. La possibilité d'avoir des contingents différenciés sera donc particulièrement utile pour gérer la période transitoire jusqu'à la disparition du système des contingents.
Une minorité de la commission s'est montrée quelque peu réticente face à ces modifications de l'article 31, estimant qu'il était peut-être trop tôt pour donner toutes ces responsabilités aux organisations professionnelles qui ne sont pas prêtes et qu'en particulier, la possibilité de contingents différenciés devait être reprise par le droit ordinaire, à savoir dans la "PA 2007".
Cependant, la majorité de la commission est convaincue que le système de gestion par filière est absolument adéquat et doit être instauré dès aujourd'hui; elle est convaincue que ce système-là a pour avantages également d'éviter des mesures de type linéaire qui ne sont pas adaptées au marché. Les associations professionnelles sont en mesure de pouvoir gérer ce système-là dès le moment où, en particulier, on met une certaine pression sur celles-ci.
En résumé, les modifications proposées sont, aux yeux de la majorité, urgentes car les contingents aujourd'hui sont trop importants. Il s'agit donc de les revoir à la baisse, probablement de 2 pour cent. La majorité considère que ces modifications sont des améliorations et s'inscrivent tout à fait dans la politique qui semble souhaitable, à savoir plus de flexibilité dans le marché du lait et plus de responsabilité pour les organisations professionnelles.
Ces modifications ont été adoptées par la commission, par 15 voix sans opposition et avec 6 abstentions.
La commission du Conseil des Etats avait soutenu la même solution que celle que préconise aujourd'hui la majorité de votre commission, et le Conseil des Etats l'a adoptée à l'unanimité. Ils sont allés dans cette direction afin d'éviter toute divergence et de pouvoir agir extrêmement rapidement.
Je vous propose donc d'entrer en matière et de suivre la majorité de la commission.
Binder Max · 1VP-M · Conseil national · Zurich · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Der Antrag der Minderheit Walter Hansjörg ist zurückgezogen worden.
Cuche Fernand · Conseil national · Neuchâtel · Groupe écologiste
Le groupe écologiste entre en matière et, à l'unanimité, il soutiendra la modification de la loi sur l'agriculture par voie urgente.
J'aimerais faire un certain nombre de considérations sur l'évolution du marché du lait, en parallèle avec les décisions prises par le Conseil fédéral. Sous l'ancien régime, en cas d'excédent - ce qui était quasiment chronique -, la solution était relativement simple puisque, suite à quelques interventions parlementaires ou du lobby paysan, on obtenait relativement facilement des crédits supplémentaires pour écouler ces excédents. Et déjà à l'époque, sous l'ancien régime, que ce soit pour la poudre de lait ou le beurre, nous produisions du lait, nous transformions ces excédents pour des marchés, à mon sens, non rémunérateurs, c'est-à-dire des marchés qui n'existaient pas. C'est avec l'aide des deniers publics que nous sommes allés sur des marchés extérieurs, pour des marchés qui n'avaient rien à voir avec la réalité des coûts de production.
Avec le nouveau régime - comme il est indiqué dans le rapport qui nous a été soumis - entré en vigueur au 1er mai 1999, la gestion de l'offre par rapport à la fixation du prix sur les marchés selon les différentes filières a revêtu un caractère très particulier, avec une responsabilité accrue des acteurs de la filière. Et lorsque le Conseil fédéral, une première fois, c'est vrai, avec le soutien de la Fédération des producteurs suisses de lait, mais pas avec celui d'Uniterre, a décidé d'augmenter de 3 pour cent la production de lait, nous étions déjà relativement inquiets, sachant qu'il fallait très peu de choses pour qu'il y ait une pression sur les prix et que nous soyons confrontés à une diminution de ceux-ci. Lorsque le Conseil fédéral a décidé, l'année laitière suivante, d'augmenter encore de 1,5 pour cent, nous étions quand même une majorité de producteurs de lait à estimer que cela allait beaucoup trop loin et que nous risquions de nous retrouver dans une situation difficile pour négocier les prix à la production. En l'espace de quelques mois - cela a été dit par les rapporteurs -, la situation s'est considérablement détériorée.
C'est donc dire que nous sommes dans une situation fragile, sensible, où en l'espace d'une année, voire de quelques mois, c'est un marché qui peut mettre les producteurs, mais aussi les autres acteurs de la filière, dans une situation très particulière. Et nous regrettons vivement que le Conseil fédéral ait donné un signe qui allait, à notre sens, dans la mauvaise direction, laissant supposer aux producteurs de lait qu'ils étaient en mesure d'augmenter la production et d'assurer un revenu intéressant lié à cette augmentation de production laitière. Heureusement, cela a été dit par les rapporteurs, les 4,5 pour cent n'ont pas été produits, mais si on les avait produits, on serait encore dans une situation beaucoup plus difficile.
Dans cette situation d'urgence, le Conseil fédéral propose que les acteurs de la filière prennent les choses en main. Nous reconnaissons qu'il y a là une façon d'intervenir du Conseil fédéral qui arrive au bon moment. Je suis un peu perplexe quant à la possibilité de donner cette compétence à l'ensemble des acteurs de la filière. Je vois difficilement comment on va pouvoir tomber d'accord avec des gros utilisateurs de lait comme Coop et Migros pour s'entendre sur une quantité. Il reste que, malgré cette réserve, j'aurais préféré voir que ce soient les producteurs ou un groupe de producteurs qui puissent prendre la décision pour s'autolimiter dans leur production.
Malgré cette restriction, nous soutiendrons la loi urgente qui nous est soumise.
Nous pensons qu'il est important que la gestion de l'offre puisse se faire par filière, par branche. Parce qu'il n'y a pas de raison que si dans la filière de la tête de moine, ou du fromage bio, ou du lait bio, les marchés sont porteurs et peuvent permettre de maintenir les volumes actuels, voire de les augmenter, les autres paysans ne puissent pas s'en réjouir. On devrait se réjouir qu'il y en ait parmi nous qui puissent s'en sortir relativement bien si le marché est porteur. Si j'ai bien compris tout à l'heure, M. Walter Hansjörg a retiré sa proposition de minorité, ce qui me réjouit.
Je profite de l'occasion pour intervenir sur la proposition individuelle que j'ai faite concernant les alinéas 3 et 4, où le Conseil fédéral se réserve la possibilité de dire si les acteurs de la filière ont pris la bonne décision. J'ai quelques réserves à ce sujet. Vous avez vu que je propose de retirer au Conseil fédéral la possibilité d'approuver, de désapprouver ou d'approuver partiellement les décisions qui seraient prises par les interprofessions ou par la branche. Je crois que nous sommes un peu dans une situation de demi-mesure. Pour donner une indication, un signe clair aux acteurs du marché, il faut que la responsabilité de la décision soit assumée entièrement par les partenaires de la filière.
Nous sentons pourquoi le Conseil fédéral, via son ministre de l'économie, se réserve la possibilité de ratifier ou non la décision des interprofessions de la branche. On en trouve la raison à la page 6741 de son message où il dit: "Etant donné qu'à long terme seule, une augmentation de la production accompagnée d'une baisse de prix permettra à l'économie laitière suisse de rester compétitive et de maintenir, voire d'augmenter, ses parts de marché, il est en principe souhaitable de promouvoir une augmentation des quantités (stratégie quantitative)."
Cela veut dire que par rapport à une situation de marché, où on dit depuis maintenant trois ans aux producteurs, aux transformateurs et aux vendeurs qu'ils doivent se responsabiliser par rapport au marché, le Conseil fédéral ne laisse pas les acteurs de la filière décider eux-mêmes. En plus, ce que je n'apprécie pas, c'est que le Conseil fédéral a sa vision d'avenir de l'économie laitière: c'est produire plus, baisser les prix et essayer d'augmenter les marchés.
Je vous rappelle que tous nos collègues français, danois, allemands, autrichiens, souhaitent produire davantage, souhaitent encore accaparer des parts de marché. On sait que la conséquence première dans cette stratégie, c'est une diminution des prix à la production, c'est une accélération de la restructuration au niveau de la branche, et ce sont vraisemblablement des concentrations de production dans les régions les plus favorables du pays.
Je n'accepte pas que le Conseil fédéral veuille imposer sa vision sur l'avenir de l'économie laitière. J'estime que ce débat sur plutôt la quantité ou plutôt la qualité, plutôt une baisse des prix ou plutôt le maintien des prix, voire même une augmentation des prix, doit se dérouler au sein de la profession. Car la loi du marché en agriculture aussi, ce n'est pas seulement diminuer les prix ou avoir une stratégie de diminution des prix, cela peut être aussi une stratégie d'augmentation des prix avec des plus-values importantes.
Je tiens à rappeler ici, et ce sera ma conclusion, que nous avons mis en place une politique agricole qui dit plus d'écologie - on l'applique -, qui dit meilleure détention des animaux - on l'applique. Ce sont des plus-values importantes et le lait qui sort de ces étables, qui sort de ces tétines, c'est du lait qui doit être valorisé de façon optimale. Et ma stratégie, c'est plutôt la qualité, le maintien des prix, voire l'augmentation des prix, et non pas la quantité, comme le propose le Conseil fédéral.
C'est la raison pour laquelle je vous demande de soutenir ma proposition aux alinéas 3 et 4.
Walter Hansjörg · Conseil national · Thurgovie · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Wenn es in der Landwirtschaft um Marktfragen geht, stellen wir allmählich fest, dass die Politik am Berg ansteht. Trotzdem ist es unerlässlich, dass auch für die Rahmenbedingungen des Marktes in unserer Agrarpolitik einige Parameter bleiben, damit sich die Landwirtschaft richtig bewegen kann. Wir wünschen uns nach wie vor eine öffentlich-rechtliche Mengenregelung, sind aber ganz klar der Auffassung, dass die flexible Anpassung der Milchmenge an den Markt möglich sein muss, dass nur eine marktkonforme Menge auch eine Wertschöpfung garantiert, damit sich dieses Geschäft noch lohnt.
Die Vergangenheit hat gezeigt, dass es relativ schwierig ist, wenn die Marktfrage nach politischen Grundsätzen festgelegt wird, wenn also der Bundesrat entscheiden muss. Die Verantwortung ist nicht geregelt, es gibt viele Anträge, und der Markt reagiert trotzdem anders.
Der Bundesrat hat die Menge in den vergangenen anderthalb Jahren um 4,5 Prozent erhöht. Wir stellen nun fest, dass der Markt anders reagiert hat; die Menge hat sich trotzdem nur um 0,1 Prozent ausgeweitet. Hierfür gibt es verschiedene Gründe: Die Bauern haben die Marktsignale in der EU rechtzeitig erkannt und waren zurückhaltend. Es gibt aber auch noch eine andere Überlegung: Gerade im Milchsektor verändern sich die Märkte sehr schnell; Nachfrage und Angebot verändern sich, und die Produktion ist sehr träge. Es ist absolut unmöglich, kurzfristig in der Milchproduktion auf solche Marktentwicklungen zu reagieren. Deshalb braucht es eine Lösung, bei der die Branche innerhalb und ausserhalb der Branche Mengenaustäusche vornehmen kann, damit der Markt befriedigt werden kann.
Eine individuelle Branchenregelung mit Milchmenge ist eine mittelfristige bzw. eher langfristige Strategie für die Produkte. Das ist auch der richtige Weg, wie wir ein Optimum herbeiführen können, das insbesondere dem Bauern dient, aber auch die Anlagen der Vermarkter auslastet. Nun habe ich den Antrag der Minderheit zurückgezogen, welcher für ein Gesetz eigentlich zu stark ins Detail geht, aber ich kann damit leben, wenn wir es drinlassen. Es gibt noch einen Fehler, indem eben nicht in den regionalen Märkten die Mengen angepasst werden sollen, sondern das müsste eben auf Produkte abgestützt werden. In regionalen Märkten finden verschiedene Produkte Absatz, nicht in der Produktion, aber die einzelnen Produkte müssen ja gefordert werden, und wir müssen eine Qualitäts- und Produktestrategie fahren. Ich habe den Antrag der Minderheit zurückgezogen, damit diese Lösung nun schnell in Kraft gesetzt werden kann.
Ich komme nun noch zu den Überlegungen von Nationalrat Cuche: Der Bundesrat möchte, dass es in der schweizerischen Milchproduktion eben eine wünschbare Entwicklung gibt. In der Tat ist es natürlich so, dass viele Bauern den Eindruck haben, der Bundesrat wolle eine extreme Mengenausweitung, damit die Preise ins Bodenlose sinken. Ich bin nicht der Meinung, dass das so ist, sondern ich meine, mit einer wünschbaren Entwicklung in der schweizerischen Milchproduktion streben wir eine Produktion mit einer hohen Wertschöpfung an. Es muss das Ziel sein, dass wir etwas verdienen. Es kann in niemandes Interesse sein, dass über die Mengen die Märkte kaputtgemacht werden. Ich bin im Weiteren auch der Meinung, dass der Bund jetzt mit der dringlichen Inkraftsetzung eines Bundesbeschlusses nicht total aus der Verantwortung entlassen werden kann. Wir haben mehrere Hundert Branchen in diesem Land, und es ist noch überhaupt nicht sicher, dass dann das so reibungslos funktioniert. Es ist noch völlig offen, ob der Bundesrat auch noch eine Verordnung erlassen muss, wenn sich dieser Markt und die Spielregeln nicht den Gegebenheiten anpassen.
Ich bitte Sie also, dem dringlichen Bundesbeschluss zuzustimmen, dem Antrag Cuche nicht stattzugeben, um das Ziel zu erreichen, damit dieser Bundesbeschluss nun möglichst noch dieses Jahr eingesetzt werden kann - und nicht erst im Frühjahr, wenn alles wieder anders ist.
Tschuppert Karl · Conseil national · Lucerne · Groupe radical-libéral
Die FDP-Fraktion ist mit der Änderung des Landwirtschaftsgesetzes einverstanden. Wir anerkennen ausdrücklich auch das rasche Handeln des Bundesrates und des Bundesamtes für Landwirtschaft, denn die Situation war vor Wochen sehr, sehr schwierig und ist es auch heute noch.
Der vorliegende Gesetzentwurf, der letztlich für dringlich erklärt werden sollte, beinhaltet ja zwei Dinge:
1. Er will innerhalb der öffentlichen Milchkontingentierung eine differenzierte Mengenanpassung zulassen, und ich betone: innerhalb der öffentlichen Milchkontingentierung. Es geht heute nicht um die Aufhebung der Milchkontingentierung; das wird immer wieder falsch verstanden.
2. Es geht darum, eine dringend notwendige Anpassung der Gesamtmilchmenge innerhalb der Kontingentsperiode zu ermöglichen. Hier haben ja die Produzenten den ersten Schritt gemacht und in der laufenden Kontingentsperiode eine Mengensenkung beantragt, und das ist vermutlich auch richtig so.
Nun, zur besseren Mengensteuerung will man den Branchen ermöglichen, ihren Bedürfnissen entsprechend die Milchmengen separat zu beantragen. Das ist ein sehr guter Ansatz, und ich darf Ihnen sagen: Persönlich bin ich einer Branchenlösung gegenüber positiv eingestellt. So, wie sie jetzt allerdings für die Übergangszeit vorgeschlagen ist, ist sie noch nicht das Gelbe vom Ei. Sie ist noch unausgereift, doch meiner Meinung nach spielt das auch noch keine so grosse Rolle; ich glaube kaum, dass die Branchen kurzfristig in der Lage sein werden, von dieser Gesetzesänderung zu profitieren. Das können vielleicht Einzelne sein, vorwiegend Kleinere, und denen soll man die Möglichkeit geben; damit sind wir einverstanden. Das generelle Problem einer Branchenlösung muss dann aber im Rahmen der Behandlung der "AP 2007" ausdiskutiert werden. In diesem Rahmen können wir dann über die Leitplanken diskutieren, die für eine solche Lösung geeignet sind. Ich persönlich bin dazu bereit und messe den jetzigen Vorgaben keine allzu grosse Bedeutung zu.
Jetzt geht es ja vor allem darum, einmal Ruhe in die Milchbranche zu bringen. Das dringliche Bundesgesetz zur Änderung des Landwirtschaftsgesetzes kann dazu beitragen. Deshalb stimmen wir ihm vorbehaltlos zu.
Ehrler Melchior · Conseil national · Argovie · Groupe démocrate-chrétien
Die CVP-Fraktion beantragt Ihnen, auf diese Vorlage einzutreten und der Mehrheit zuzustimmen. Es wurde hier bereits geschildert: Es gibt in der Milchwirtschaft heute viele und ich meine auch dringende Probleme. Ich denke an die Situation der Produzenten, ich denke beispielsweise an die Situation in den Käsereien, ich denke an Swiss Dairy Food usw. Wenn Sie diese Probleme anschauen, haben Sie sehr schnell den Wunsch, bisherige Strukturen möglichst zu erhalten. Es kommt dann die andere Seite, das ist der Wunsch - oder die Notwendigkeit - nach mehr Wettbewerbsfähigkeit. Es kommt die andere Seite mit den bilateralen Verträgen, mit dem Käsemarkt, der in fünf Jahren liberalisiert sein wird. Von dorther kommt natürlich auch die Frage, was wir heute tun müssen, um dann tatsächlich gewappnet zu sein, wie wir mit den verschiedenen Strukturen mehr Wettbewerbsfähigkeit erreichen.
Ich könnte Ihnen nun ein Lied davon singen, und zwar aus langer Erfahrung, dass wir hier immer gleichzeitig etwas auf dem Gaspedal und auf dem Bremspedal stehen. Ich bin der Meinung, das kommt längerfristig nicht gut. Daher bin ich der Meinung, dass wir mit dieser Vorlage zwar etwas Wichtiges tun, aber wahrscheinlich nicht das Dringlichste. Ich frage mich, ob man es nicht so formulieren kann: Es brennt in der Milchwirtschaft, die Feuerwehr ist losgefahren, ob sie aber an den richtigen Ort gefahren ist, möchte ich einmal offen lassen. Immerhin ist sie unterwegs, und diese Woche beginnt der Ständerat mit der Beratung der "Agrarpolitik 2007".
Zur materiellen Vorlage: Es ist richtig und wichtig, dass die Möglichkeit besteht, die Menge bis im Mai 2003 zurückzunehmen. Wir sind der Meinung, dass es von der Marschrichtung her auch richtig ist, den Branchen mehr Verantwortung zu geben. Ich möchte hier aber vor Illusionen warnen. Ich habe den Eindruck, dass jeder unter Branche ein bisschen etwas anderes versteht. Es gibt in einer Verordnung die Definition, was eine Branche ist, aber wahrscheinlich haben hier viele das Gefühl, da könnte jeder irgendwo eine Branche schaffen. Für mich stellt sich auch die Frage, ob man hier die Produzenten möglichst zu etwas verpflichten will oder ob man im Gegenteil den Produzenten die Möglichkeit geben will, spezielle Produkte, regionale Produkte zu entwickeln. All diese Fragen sind für mich noch nicht so klar beantwortet. Für mich ist auch nicht so klar, ob man mit diesem Weg am Schluss in Richtung des grösstmöglichen Erhaltens gehen will oder ob man in Richtung mehr Wettbewerbsfähigkeit gehen will. Hier habe ich eine grundsätzliche Frage, die ich aufwerfen möchte: Wenn Sie die Menge steuern, ob das der Staat oder die Privaten machen, je nachdem, wie Sie das machen, können Sie stark bremsen, oder Sie können eine Öffnung vornehmen. Diese Frage der Ausrichtung haben wir hier nicht beantwortet; sie ist im Rahmen der "Agrarpolitik 2007" zu beantworten.
Ich wollte Ihnen mit diesen paar Punkten nur aufzeigen, dass das praktische Funktionieren der Verantwortung dieser Branchen schon noch einiges zu diskutieren geben wird und dass hier auch der Staat begleitend gefordert sein wird.
Aus diesem Grund lehnen wir den Antrag Cuche ab, insbesondere auch deshalb, weil wir damit eine Differenz zum Ständerat schaffen würden.
Zusammenfassend stimmen wir dieser Vorlage zu. Wir erachten die Möglichkeit, bis zum Mai 2003 die Milchmengen zurückzunehmen, als sinnvoll. Wir erachten auch die Verantwortung, die die Branchen dabei zu übernehmen haben, als Schritt in die richtige Richtung. Wir sind uns aber bewusst, dass noch viel Detailarbeit geleistet werden muss und dass die wesentlichen Fragen dann in der Diskussion rund um "AP 2007" beantwortet werden müssen.
Hämmerle Andrea · Conseil national · Grisons · Groupe socialiste
Wir reden jetzt immer über Kontingente, aber ich bin nicht sicher, ob sich alle ganz klar darüber sind, was ein Milchkontingent eigentlich ist. Ein Milchkontingent ist historisch gesehen eine staatlich garantierte Quote zu einem staatlich garantierten Preis. Das ist das Prinzip des Milchkontingents.
Heute haben wir aber das Problem, dass einer dieser beiden Pfeiler nicht mehr stabil ist, nämlich der garantierte Preis. Der Preis ist nicht mehr stabil, er geht runter. Darum ist die garantierte Menge nicht mehr so wichtig, wie sie es war, als der Preis noch garantiert war.
Das ist ein Unterschied zu früher. Ein zweiter Unterschied zu früher ist der, und das finde ich nach wie vor grotesk, dass es möglich ist, mit diesen gratis zugeteilten staatlichen Kontingenten Handel zu betreiben. Das heisst, dass der, der nicht mehr melken will oder kann, dafür Geld bekommt von jenen, die mehr melken können oder wollen. So werden die Betriebe, die melken, mit 100 Millionen Franken pro Jahr belastet. Wenn das sinnvoll ist, dann weiss ich nicht, wo ich stehe. Deshalb begreife ich nicht, dass der Bundesrat diesen unsinnigen Kontingentshandel partout beibehalten will.
Nach unserer Auffassung hat die Kontingentswirtschaft mittel- und langfristig keine Zukunft. Ich glaube, dass alle, die da drin sind, das auch so sehen. Aber es gibt solche, die so tun, als ob die Kontingentswirtschaft eine Zukunft hätte, und die sich weigern, sich an die Reformen anzupassen. Das scheint mir etwas kurzsichtig, und es ist eigentlich Augenwischerei. Deshalb bin ich überzeugt, dass die Kontingentswirtschaft abgelöst werden muss durch eine intelligentere Regulierung; die Kontingentswirtschaft muss ersetzt werden durch ein intelligenteres System.
Das intelligentere System heisst: Die eigene Raufutterbasis muss darüber entscheiden, wie viel gemolken werden kann auf einem Betrieb. Da hat man zwei Fliegen mit einem Schlag getroffen: Einerseits wird die Milchmenge durch die eigene Raufutterbasis begrenzt, andererseits ist gewährleistet, dass in allen Regionen weiterhin Milch produziert werden kann.
Noch zwei, drei Worte zur Vorlage: Sie ist nach unserer Auffassung ein halber Schritt in eine halbwegs richtige Richtung. Richtig ist, dass wir von der starren staatlichen Regelung weggehen, dass etwas Flexibilität, etwas mehr Marktnähe möglich ist. Unsere Kritik ist darin begründet, dass wir im Unterschied zu Herrn Cuche grosse Zweifel haben, dass die Branche dieses Ding intelligenter und besser regeln kann als die staatlichen Behörden. Da haben wir mindestens einige Zweifel. Die Branche hat bis jetzt eigentlich nicht durch besondere Innovationskraft und Weitsicht geglänzt, sondern sie hat uns auch einige Suppen eingebrockt, die wir dann jeweils wieder auslöffeln mussten.
Ich verstehe hingegen Herrn Bundesrat Couchepin sehr gut. Das ist die Rolle, die ihm am besten gefällt: Die anderen machen lassen und dann zeigen, dass sie es nicht richtig gemacht haben. Das ist um einiges lustiger, als es selber zu machen und von allen Seiten Prügel zu bekommen. Das verstehe ich. Aber ich finde es doch richtig, dass der Bundesrat - der immerhin eine politische Behörde ist - weiterhin ein Wort mitreden und nicht jeden Unsinn, den die Branche allenfalls veranstaltet, sanktionieren soll.
Noch ein Wort zum Antrag der Minderheit Walter Hansjörg, der jetzt richtigerweise zurückgezogen worden ist: Ich fand es relativ spektakulär, dass der Präsident des Schweizerischen Bauernverbandes mutterseelenallein auf einer Fahne erscheint; das ist sonst eher Exoten vorbehalten. Aber er hat dann gemerkt, dass das nicht viel bringt, und hat deshalb den Antrag vernünftigerweise zurückgezogen. Es ist doch selbstverständlich so, dass es unterschiedliche Marktgegebenheiten gibt und dass eben auch je nach Produktionsart unterschiedliche Märkte da sind: Es ist ohne weiteres möglich, dass ein bestimmter Käse, wenn er biologisch produziert wird, eben Absatz findet, dass aber die gleiche Marke, wenn sie konventionell erzeugt wird, eben keinen Absatz findet. Deshalb wäre es relativ dumm, eine lineare Kürzung nach Branche statt eine nach Produktionsart differenzierte Kürzung durchzusetzen. Herr Walter Hansjörg hat jetzt eingesehen, dass Letzteres richtig ist. Ich danke ihm dafür und hoffe, dass die Haltung des Schweizerischen Bauernverbandes bei der Behandlung der Agrarpolitik 2007 konsolidierter sein wird, sodass wir dann gemeinsam zu wirklich vernünftigen Lösungen gelangen.
Kunz Josef · Conseil national · Lucerne · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Herr Kollege Hämmerle, Sie haben erneut die Forderung gestellt, die Milchproduktion sei an die Raufuttermenge zu binden. Sie wissen, dass mit der Einführung der bilateralen Verträge der Käsemarkt liberalisiert wird. Sind Sie bereit, diese Forderung auch an den Importkäse zu stellen? Sie wissen ja, dass im Ausland der Anteil des Kraftfutters viel höher liegt als in der Schweizer Milchproduktion.
Hämmerle Andrea · Conseil national · Grisons · Groupe socialiste
Sie wissen genau, dass wir dem Ausland keine Vorschriften machen können. Sie wissen aber auch, dass es nur möglich ist, eine geschickte schweizerische Politik zu machen, wenn wir unsere Probleme richtig lösen. Der Konzentrationsprozess, der stattfinden wird, ohne dass wir eine Bindung an die eigene Raufutterbasis haben, wird so bedeutend brutaler sein, als wenn wir dieses landesinterne Instrument einführen. Die Marktchancen werden mit meinem Konzept bedeutend grösser sein als mit Ihrem, mit dem Sie der EU nachrennen wollen.
Beck Serge · Conseil national · Vaud · Groupe libéral
Je crois qu'il convient une fois de plus, mais cela est nécessaire, de rappeler les difficultés du secteur agricole lorsque nous abordons ce sujet, et de dénoncer peut-être là aussi une fois de plus la méthode Coué qui est pratiquée dans chaque rapport agricole - le dernier exemplaire est là pour nous montrer à nouveau l'autocongratulation du directeur de l'OFAG renouvelée à chaque exercice, à tel point que cette année il nous dit: "En moyenne, les revenus sont moins élevés dans l'agriculture que dans les autres secteurs de l'économie. C'était déjà le cas dans l'ancien régime. Et j'ajoute: "Donc, tout va bien dans le meilleur des mondes."
Il convient de se remémorer que les revenus agricoles sont inadmissiblement bas par unité de main-d'oeuvre; ils varient dans les régions les plus favorisées, c'est-à-dire la plaine, à environ 3200 francs en moyenne par unité de main-d'oeuvre, et descendent jusqu'aux environs de 2000 francs dans les régions de montagne.
Je crois, contrairement à ce que disait M. Tschuppert tout à l'heure, que calmer les esprits ne suffit pas. C'est un autre devoir qu'a la collectivité publique, c'est un autre devoir qu'ont les organisations professionnelles: c'est celui de préparer et d'aider à l'évolution de cette branche afin qu'elle ne disparaisse pas. Non seulement qu'elle ne disparaisse pas contre l'intérêt de ses propres membres, mais qu'elle ne disparaisse pas contre l'intérêt de la communauté nationale en général.
Le rapport "PA 2007" prévoit la suppression des contingentements, ce qui est une perspective économique saine et réaliste; les libéraux l'ont dit à l'occasion de la consultation.
L'orientation de la production doit se faire en direction de la demande. Celle-ci est un mécanisme bien plus sain à long terme que n'importe quelle planification, qu'elle soit des corporations publiques et de la Confédération, ou même des différentes branches de production. Cependant, ce rapprochement des conditions de marché doit être progressif pour permettre aux filières de sentir le marché, de s'y frotter et de s'y adapter petit à petit, en prenant des dispositions cohérentes.
Finalement, nous sommes tous des apprentis. La preuve en est que le Conseil fédéral comme les paysans voient la nécessité d'adapter ces décisions en cours de période. C'est bien naturel dans la mesure où on souhaite justement s'adapter à un marché qu'on ne prédétermine pas, qu'on ne planifie pas, mais qui est la concrétisation d'échanges vivants, évolutifs dans le temps en fonction du goût des consommateurs, par l'impact de certains produits.
On pouvait craindre que la transition vers davantage de marché soit effectuée de la manière la plus malsaine. Et c'est peut-être un petit peu les premières orientations qu'on avait prises, celles de réductions ou d'augmentations linéaires du volume de production, qui étaient en partie évoquées dans la "PA 2007" et qui auraient vu, par exemple, la branche laitière entière augmentée ou diminuée dans ses capacités de production. Nous pouvons nous féliciter que, contrairement à ce qui se passe dans le cadre du débat budgétaire - et c'est heureux! -, le Conseil fédéral ne prévoie plus de prendre des mesures linéaires, mais prévoie bien d'avantage une orientation vers des mesures qui responsabilisent les filières.
Je crois que mon préopinant, M. Ehrler, qui a parlé au nom du groupe démocrate-chrétien, avait parfaitement raison. Il y a sans doute passablement d'équivoque et d'ambiguïté dans les termes d'"interprofession" ou de "filière de production". Ce que nous voulons, ce qui est nécessaire et indispensable, c'est bel et bien que ce soient les filières de produits qui aient la liberté, dans la mesure où elles pénètrent davantage le marché, où elles ont aussi davantage de possibilités d'exportation, d'adapter leur volume de production. Nous voulons que l'on sorte d'un système linéaire où, pour atténuer les difficultés de secteurs ou de produits moins performants, on pénalise tout le monde. Si nous persévérions dans un tel système, jamais nous ne pourrions donner à notre agriculture les conditions de base qui sont nécessaires non seulement à sa survie, mais aussi à son développement, car elle reste un secteur important pour l'économie de ce pays.
Je crois donc qu'il convient d'entrer en matière sur ce projet de loi urgente, qui tombe à point nommé et qui est une orientation très importante pour l'avenir de la profession. Je vous invite donc à adopter le projet tel qu'il est issu des débats du Conseil des Etats de manière à ne pas créer encore des divergences et prolonger le délai nécessaire à la prise de mesures qui vont tout à fait dans le bon sens.
Sommaruga Simonetta · Conseil national · Berne · Groupe socialiste
Ich möchte mich nur noch kurz zum Antrag Cuche äussern. Wenn es nach diesem Antrag ginge, könnte der Bundesrat nur noch die Begehren von Branchenorganisationen und Verbänden entgegennehmen und ausführen; er hätte aber selbst nichts mehr dazu zu sagen. Wir haben über das, was Kollege Cuche verlangt, in der Kommission nicht diskutiert. Allerdings ist die Meinung der Kommission mit dem, was sie verabschiedet hat, doch diejenige: Solange die Milchkontingentierung öffentlich-rechtlich organisiert ist, soll der Bundesrat das letzte Wort haben. Schliesslich ist mit dieser Änderung des Landwirtschaftsgesetzes auch eine differenzierte Antwort des Bundesrates möglich; er kann den Begehren stattgeben, teilweise stattgeben oder sie eben auch ablehnen.
Der Bundesrat will ja nur dort eingreifen, wo wünschbare Entwicklungen der Milchwirtschaft gefährdet sind. Natürlich stellt sich die Frage, was eine wünschbare Entwicklung ist. Es wird aber gerade beim Milchmarkt immer wieder unterschiedliche und widersprüchliche Begehren geben: Die Verwerter wollen mehr Milch, weil sie damit den Preis drücken wollen; ein Teil der Produzenten will die Milchproduktion senken, in der Hoffnung, damit den Preis hoch zu halten. Ich meine, deshalb braucht es zumindest vorläufig noch einen Schiedsrichter, der die Regeln festhält. Der Bundesrat kann diesen Schiedsrichter am besten spielen.
Ich möchte Sie bei dieser Gelegenheit noch darauf aufmerksam machen, dass wir heute ausschliesslich über die Änderung des Landwirtschaftsgesetzes abstimmen. Über die Dringlichkeit werden die beiden Räte am 5. Dezember 2002 entscheiden.
Favre Charles · Conseil national · Vaud · Groupe radical-libéral
Je fais quelques considérations sur la proposition Cuche, qui n'a pas été présentée en commission.
Tout d'abord, dès le moment où l'on veut responsabiliser les organisations, pourquoi ne pas aller jusqu'au bout, à savoir enlever au Conseil fédéral son droit de veto, comme je l'ai appelé tout à l'heure? Ceci peut paraître intéressant; cependant je vous demande, en mon nom personnel puisque cela n'a pas été traité en commission, de rejeter cette proposition en fonction des éléments suivants.
1. Les décisions qui sont prises dans le cadre de la politique agricole ont des incidences sur plusieurs marchés, non seulement sur celui du lait mais aussi, par exemple, sur celui de la viande, et cette vision globale, le Conseil fédéral l'a. On peut penser que les organisations professionnelles ne l'ont pas forcément.
2. Les organisations professionnelles dans le secteur laitier, puisque c'est de ce secteur dont nous parlons aujourd'hui, peuvent avoir une politique à court terme. On a vu le débat qu'il y a sur le maintien du prix du lait ou non. On débattra de ce sujet lorsqu'on abordera la "PA 2007", à savoir la conception générale de cette politique. Les conditions-cadres doivent être définies par le Conseil fédéral et non pas forcément par les organisations professionnelles qui pourraient adopter une politique contraire à l'évolution souhaitée sur le marché laitier.
3. Le Conseil fédéral a une responsabilité générale dans tout ce secteur. Dès le moment où les organisations prennent une décision, au cas où cette décision conduirait à des difficultés - et le marché laitier connaît actuellement des difficultés -, la Confédération serait obligée d'intervenir sans avoir eu l'occasion de corriger au préalable le tir, si vous me passez l'expression. Dès le moment où la Confédération doit intervenir ou devrait intervenir, il est normal qu'elle puisse avoir un droit de veto a priori, si elle considère que les propositions des organisations ne sont pas adéquates.
4. Le dernier élément est beaucoup plus formel. Mme Sommaruga l'a dit tout à l'heure, il s'agit de savoir s'il est nécessaire de faire entrer en vigueur ces mesures en urgence. Cela signifierait qu'une décision à ce sujet devrait être prise par notre Conseil comme par le Conseil des Etats le 5 décembre prochain. Il s'agit donc d'éviter d'introduire des divergences à ce stade-là.
Je vous demande donc, en fonction de ces différents arguments, de rejeter la proposition Cuche.
Couchepin Pascal · BR-M · Conseil fédéral · Valais
Tout d'abord, je voudrais remercier les rapporteurs pour l'accueil favorable fait à notre projet.
Le but de cette modification a été bien expliqué. Pour l'année 2003, les organisations nationales de la branche, soit la Fédération des producteurs suisses de lait, l'Association de l'industrie laitière suisse et Fromarte pourront déterminer sur demande conjointe le volume total des contingents. Le Conseil fédéral avalisera par la suite leur proposition, pour autant qu'elle n'aille pas dans une direction extrême. Cette réglementation ne sera applicable que pour l'année 2003, soit pour les deux périodes contingentaires courant du 1er mai 2002 au 30 avril 2004. Les producteurs suisses de lait ont déjà déposé une demande à cet effet.
En parallèle, les interprofessions auront la possibilité, en dérogation aux décisions nationales, de fixer une quantité propre à leur segment, qui pourra se différencier des quantités globales. L'attribution de ces quantités auprès des producteurs individuels sera comme jusqu'ici concrétisée avec l'instrument des contingents de droit public.
La première étape que nous vous demandons de décider ne vise pas à transférer l'entière responsabilité et la gestion des quantités à la branche, mais à lui donner très rapidement la responsabilité de la fixation des contingents; l'Etat reste encore l'organe de gestion des contingents.
Nous sommes d'accord aussi avec les modifications qui ont été proposées par la commission et qui correspondent à ce qui a été décidé par le Conseil des Etats. Je remercie la minorité Walter Hansjörg d'avoir retiré sa proposition; lorsqu'on parle des marchés régionaux, il s'agit naturellement du marché des produits régionaux, et pas des marchés régionaux des produits.
Quant à la proposition Cuche, nous vous demandons de la rejeter pour plusieurs raisons.
Le Conseil fédéral reste responsable de l'ensemble de la politique agricole. S'il y a une évolution extrême dans certaines régions ou certains secteurs, ça peut se répercuter sur d'autres secteurs de la politique agricole non laitière. Il est important que le Conseil fédéral évite des solutions qui aillent dans un sens qui n'est pas souhaitable.
En ce qui concerne le débat qu'a lancé M. Cuche sur quantité et prix: nous savons tous qu'il y a un optimum qu'il faut chercher avec le marché, et que les producteurs chercheront. Nous souhaitons que les producteurs le trouvent et, dans ce cas-là, nous approuverons les propositions de contingentement faites par les producteurs. Il y a un optimum entre le prix et la quantité. Si vous allez trop loin dans la baisse des prix en bonne politique économique, une série de paysans n'arriveront plus à produire de lait, et on va assez rapidement perdre des parts de marché, parce que les producteurs ne pourront plus livrer à ce prix-là et il n'y aura pas assez de lait pour répondre aux besoins du marché. Si vous augmentez trop le prix, on perd aussi des parts de marché. Je vous rappelle qu'un tiers de la production laitière est exporté, dont une partie à l'intention des industries, et que là, le prix joue un rôle important.
Donc notre but, avec les producteurs, c'est d'obtenir le maximum de rentabilité pour les paysans en pariant sur le long terme. Nous voulons aussi une garantie des revenus paysans dans la durée, et pas seulement un maintien à tout prix d'un revenu pendant quelque temps, ce qui aboutirait rapidement à la catastrophe parce qu'on refuserait d'accepter les signaux du marché. Notre but, encore une fois, c'est de trouver un optimum avec les organisations de producteurs pour que le revenu soit durable et le meilleur possible.
Pour le surplus, tout ce qui a été dit me paraît important et intéressant.
Je vous remercie d'adopter cette modification de la loi sur l'agriculture et, dans quelques jours, la clause d'urgence.
Cuche Fernand · Conseil national · Neuchâtel · Groupe écologiste
J'ai entendu dans vos interventions l'urgence. Il est vrai qu'il y a urgence. J'ai entendu aussi, de la part d'une sensibilité de droite, que le Conseil fédéral était responsable, que la Confédération se doit d'intervenir et d'assumer ses responsabilités. C'est bien et elle intervient. Mais je tiens à rappeler quand même que lorsque le Conseil fédéral dit: "L'avenir, c'est produire plus à moindres coûts pour gagner des parts de marché", je considère cela comme une perspective, comme une proposition. Et il y a l'autre proposition qui est nécessaire pour chercher cet optimum dont le ministre de l'économie a parlé.
Compte tenu de ces considérations et pour autant que la réflexion continue sur ces deux approches, je retire ma proposition.
Christen Yves · P-M · Conseil national · Vaud · Groupe radical-libéral
Eintreten wird ohne Gegenantrag beschlossen
L'entrée en matière est décidée sans opposition
Bundesgesetz über die Landwirtschaft
Loi fédérale sur l'agriculture
Detailberatung - Examen de détail
Titel und Ingress, Ziff. I Einleitung
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Titre et préambule, ch. I introduction
Proposition de la commission
Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Angenommen - Adopté
Art. 31
Antrag der Kommission
Abs. 2
Mehrheit
Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Minderheit
....
c. Streichen
Abs. 3, 4
Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Antrag Cuche
Abs. 3
Streichen
Abs. 4
Auf gemeinsames Begehren .... im entsprechenden Umfang an.
(Rest des Absatzes streichen)
Art. 31
Proposition de la commission
Al. 2
Majorité
Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Minorité
....
c. Biffer
Al. 3, 4
Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Proposition Cuche
Al. 3
Biffer
Al. 4
Il adapte .... et de Fromarte.
(Biffer le reste de l'alinéa)
Le président (Christen Yves, président): La proposition de la minorité Walter Hansjörg à l'alinéa 2 lettre c et la proposition Cuche aux alinéas 3 et 4 sont retirées.
Abs. 2 - Al. 2
Angenommen gemäss Antrag der Mehrheit
Adopté selon la proposition de la majorité
Abs. 3, 4 - Al. 3, 4
Angenommen gemäss Antrag der Kommission
Adopté selon la proposition de la commission
Ziff. II
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Ch. II
Proposition de la commission
Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Angenommen - Adopté
Le président (Christen Yves, président): Le vote sur la clause d'urgence interviendra ultérieurement.
Vote
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble
Für Annahme des Entwurfes .... 148 Stimmen
(Einstimmigkeit)