05.092
Procédure pénale. Unification
Intervention de procédure
2. Schweizerische Jugendstrafprozessordnung
2. Loi fédérale sur la procédure pénale applicable aux mineurs
Art. 14; 33 Abs. 1 Bst. b, c
Antrag der Einigungskonferenz
Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Antrag Nidegger
Ablehnung des Antrages der Einigungskonferenz
Art. 14; 33 al. 1 let. b, c
Proposition de la Conférence de conciliation
Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Proposition Nidegger
Rejeter la proposition de la Conférence de conciliation
Jositsch Daniel · Mit-M · Conseil national · Zurich · Groupe socialiste
Wir haben bei diesem Geschäft noch zwei Differenzen. Die eine betrifft die Vertrauensperson im Jugendstrafprozessrecht. Es geht hierbei darum, dass ein Jugendlicher, der in ein Verfahren involviert ist, die Möglichkeit hat, nicht nur einen Strafverteidiger beizuziehen, sondern auch noch eine Person seines Vertrauens, wenn er das erstens will und wenn das zweitens keine Störung für das Verfahren bedeutet. Ziel ist es, denjenigen Jugendlichen, die nicht auf ihre Eltern zurückgreifen können - sei es, dass die Eltern selber involviert sind, sei es, dass aufseiten der Eltern die notwendige Unterstützung fehlt -, zu ermöglichen, eine Vertrauensperson beizuziehen.
Der Bundesrat und der Ständerat haben vorgeschlagen, die Möglichkeit des Beizugs einer Vertrauensperson in der Jugendstrafprozessordnung festzulegen. Der Nationalrat hat bisher daran festgehalten, dass im Gesetz keine solche Möglichkeit vorzusehen ist bzw. eine, die nicht allein auf Wunsch des Jugendlichen erfolgt, sondern dass nur der Jugendanwalt, der das Verfahren führt, eine solche Vertrauensperson beiziehen kann. Die Einigungskonferenz von National- und Ständerat hat sich heute Morgen auf den Beschluss des Ständerates und den neuen Antrag des Bundesrates geeinigt, dass also eine Vertrauensperson vom Jugendlichen beigezogen werden kann, weil das eine Unterstützung für Jugendliche ist, die sich in solchen Verfahren eben in einer speziellen Situation befinden und nicht auf ein normales Umfeld zurückgreifen können.
Die zweite Differenz betrifft die Zuständigkeit des Jugendgerichtes. Hier geht es um die Frage, von welcher Strafhöhe an das Jugendgericht zuständig sein soll und der Jugendanwalt nicht mehr in selbstständiger Kompetenz entscheiden kann. Die eine Frage betrifft die Busse. Der Ständerat und der Bundesrat sind der Meinung, dass bei einer Busse von mehr als 1000 Franken das Jugendgericht zuständig sein soll. Der Nationalrat war bisher der Meinung, auch bei Bussen von über 1000 Franken könne die Zuständigkeit des Jugendanwalts weiterhin bestehen. Die zweite Frage betrifft die Freiheitsstrafe. Hier geht es darum, dass gemäss Bundesrat und Ständerat bei einer Freiheitsstrafe von über drei Monaten das Gericht zuständig sein soll. Der Nationalrat hat bisher mehrheitlich die Meinung vertreten, eine solche Zuständigkeit sei erst ab einer Strafe von sechs Monaten notwendig.
Die Einigungskonferenz beantragt Ihnen auch hier, der Variante gemäss Bundesrat und Ständerat zuzustimmen. Das heisst, bei Bussen über 1000 Franken soll das Jugendgericht zuständig sein, und bei Freiheitsstrafen soll die Zuständigkeit des Jugendgerichtes ab drei Monaten gegeben sein. Grund ist vor allem - das muss man sich insbesondere bei den Freiheitsstrafen vor Augen führen -, dass im Jugendstrafverfahren Freiheitsstrafen in der Höhe von über sechs Monate ganz selten ausgesprochen werden. Wenn wir die Zuständigkeit bei sechs Monaten ansetzen würden, dann würde das zwangsläufig bedeuten, dass die Jugendgerichte kaum mehr über Fälle zu entscheiden hätten. Es wären nur noch ganz wenige Fälle. Die Einigungskonferenz ist mehrheitlich der Ansicht, dass das nicht richtig ist, dass das Jugendgericht, wenn es sich um schwerere Fälle handelt, zuständig sein soll. Das ist im Jugendstrafverfahren bei Strafen ab drei Monaten sicherlich der Fall. Das kann man nicht mit dem Erwachsenenstrafrecht vergleichen. Das Gleiche gilt in abgeschwächter Form auch für die Bussen.
Entsprechend beantrage ich Ihnen im Namen der Einigungskonferenz, bei den drei Differenzen, also sowohl bei Artikel 14 als auch bei Artikel 33 Absatz 1 Buchstaben b und c, auf die Variante des Bundesrates und des Ständerates einzuschwenken.
Vielleicht noch ein Hinweis, obwohl es Ihnen wahrscheinlich bekannt ist: Sollten wir jetzt diesem Antrag der Einigungskonferenz nicht zustimmen, dann ist dieses Projekt abgeschrieben, dann hätten wir keine Jugendstrafprozessordnung. Die Jugendstrafprozessordnung steht im Zusammenhang mit der Erwachsenenstrafprozessordnung, die am 1. Januar 2011 in Kraft treten soll. Wenn wir also diesem Projekt jetzt nicht zustimmen, hätten wir ein ernsthaftes Problem mit der Einführung des eidgenössischen Strafprozessrechtes.
Chevrier Maurice · Mit-M · Conseil national · Valais · Groupe PDC/PEV/PVL
Vous me permettrez, à titre préliminaire, de revenir sur les options qui s'offrent à notre conseil, et surtout sur les conséquences de nos votes. Ou nous adoptons la proposition de la Conférence de conciliation, et nous partons du principe que le Conseil des Etats en fera de même; dans cette hypothèse, le texte retenu sera soumis au vote final des deux chambres vendredi 20 mars; ou - ce serait le scénario catastrophe - nous rejetons la proposition de la Conférence de conciliation - ou le Conseil des Etats la rejette -, et l'ensemble du projet est réputé n'avoir pas abouti et est donc rayé de la liste des objets à traiter. Il n'y aurait pas de possibilité de réexamen: un non à cette proposition aujourd'hui signifierait que le couperet, que la guillotine tomberait. Ce serait stupide et dommageable, après tant d'heures de travail consacrées à ce vaste chantier de la procédure pénale, d'autant plus que les divergences portent sur des points que je qualifierai de mineurs et secondaires: même s'ils peuvent paraître importants, ils ne sont pas essentiels et ne remettent pas en cause l'objectif premier de notre travail, qui est l'unification de la procédure pénale.
Pour revenir aux travaux de ce matin de la Conférence de conciliation: il s'est agi d'une reddition du Conseil national, tout simplement parce que la délégation du Conseil des Etats s'est montrée très unie, au-delà des clivages partisans et linguistiques. Comme un seul homme, les treize représentants de la commission du Conseil des Etats ont voté le même texte, ce qui n'était pas le cas de la délégation de la commission du Conseil national, qui s'est montrée divisée et dispersée. Le "résultat des courses" est que la version du Conseil des Etats a passé dans les deux cas: à l'article 14, qui traite de la personne de confiance, ce principe est maintenu dans la loi fédérale sur la procédure pénale et applicable aux mineurs; et à l'article 33, la compétence du tribunal des mineurs en première instance a également été maintenue dans la version du Conseil des Etats, lorsqu'il s'agit d'une amende de plus de 1000 francs et d'une peine privative de liberté de plus de trois mois. Notre version, qui prévoit la compétence en cas de peine privative de liberté de plus de six mois et la suppression de la compétence en cas d'amende de plus de 1000 francs, a été purement et simplement rejetée.
A l'article 14, le vote a été clair: 19 voix pour la version du Conseil des Etats contre 4; à l'article 33 alinéa 1 lettre b, le vote a été de 15 voix contre 7, et à la lettre c de 16 voix contre 8. Surtout, j'insiste sur ce fait, pensez aux conséquences dommageables d'un éventuel vote négatif, qui signifierait que trois ou quatre ans de travail passeraient à la poubelle - ce serait trop cher payé.
Nidegger Yves · Mit-M · Conseil national · Genève · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Monsieur Chevrier vous l'a dit sans ambages, c'est une capitulation complète du Conseil national devant le Conseil des Etats, alors que le 22 septembre 2008 puis les 4 et 11 mars 2009, la majorité des membres de notre conseil avait, après mûre réflexion, arrêté sa position sur deux points beaucoup plus essentiels qu'il n'y paraît du Code de procédure pénale applicable aux mineurs.
Tant à l'article 14 qu'à l'article 33, il s'agit au fond de vouloir une procédure qui réponde aux caractéristiques mêmes de la procédure pénale des mineurs qui sont, d'une part, la grande proximité du magistrat instructeur avec le mineur, le lien qui se crée, et donc la compétence étendue de ce magistrat, qui évidemment ne peut pas en même temps être exercée par le juge, et, d'autre part, la simplification de la procédure en n'imposant pas des tiers à la seule demande du mineur lorsque ceux-ci ne sont pas nécessaires. L'autre aspect étant la célérité: lorsque le magistrat instructeur peut rendre un maximum de décisions, celles-ci n'ont pas à faire l'objet d'une procédure devant le tribunal des mineurs, procédure qui est longue. On sait qu'en droit pénal des mineurs, plus encore qu'en droit pénal général, la proximité dans le temps entre l'acte commis et la sanction prononcée est extrêmement importante.
En conséquence, je vous recommande de rejeter la proposition de la Conférence de conciliation. En effet, elle dénature sur un plan fondamental l'esprit et le but même de la procédure pénale des mineurs à laquelle nous travaillons depuis plusieurs années. Si nous y travaillons depuis plusieurs années, c'est précisément pour ne pas aboutir à un résultat qui ne serait pas conforme au but même poursuivi par cette loi.
Fluri Kurt · Mit-M · Conseil national · Soleure · Groupe radical-libéral
Ich spreche nur zum Antrag Nidegger, weil ja in der Sache selbst kein Gegenantrag vorliegt, kein solcher vorliegen kann.
Herr Kollege Nidegger, es wäre natürlich besser gewesen, wenn Sie Ihr Anliegen gerade heute Morgen an der Sitzung vorgebracht hätten, wenn Sie anwesend gewesen wären. Das wäre wesentlich wirksamer gewesen, als hier jetzt diesen Antrag zu stellen. Jeder Gesetzgebungsprozess ist ja langwierig, und hier in diesem Fall ist das speziell so.
In allen drei Runden hat es jeweils im einen oder anderen Punkt Bewegung gegeben. Auch der Ständerat ist uns, wie ich mich erinnere, in mindestens zwei nicht unwesentlichen Punkten gefolgt. Heute Morgen mussten wir von der Einstimmigkeit der Ständeratsdelegation - mindestens im Falle von Artikel 33 - und eben von der bei uns gespaltenen Meinung Kenntnis nehmen. Wenn natürlich der eine Rat geschlossen ist und der andere Rat eine Delegation in die Einigungskonferenz schickt, die nicht geschlossen ist, ist das Mehrheitsverhältnis absehbar. Das sind die Regeln des Spiels. Obwohl wir mit dem Ergebnis der Einigungskonferenz nicht zufrieden sind, sind wir nicht bereit, deswegen nun das ganze Gesetz zu opfern.
Wir bitten Sie deshalb, das Gesetz - trotz der Ablehnung unserer Anträge im konkreten Fall - per saldo zu verabschieden und damit den Antrag Nidegger abzulehnen.
Widmer-Schlumpf Eveline · BR-F · Conseil fédéral · Grisons
Ich möchte Sie wirklich bitten, den Antrag der Einigungskonferenz anzunehmen. Es ist wichtig, dass wir die StPO und die JStPO auf den 1. Januar 2011 in Kraft setzen können. Wenn wir das nicht machen können, werden die Kantone ein Problem haben, und wir werden auch im Strafverfahren ein Problem haben. Es gibt Leute in diesem Rat, die immer wieder fordern, dass man klare, konsequente Verfahren durchsetzt; ich bin auch dieser Auffassung. Wenn Sie den Antrag der Einigungskonferenz jetzt ablehnen, dann sind Sie heute offensichtlich nicht mehr dieser Auffassung. Ich möchte an Ihre eigene Auffassung appellieren, die Sie mehrfach geäussert haben.
Wir hatten noch zwei kleinere Differenzen, zu denen man so oder anders entscheiden kann. Die Einigungskonferenz hat im Sinne des Bundesrates entschieden - nicht, weil es die Auffassung des Bundesrates ist; es ist die Auffassung der Einigungskonferenz.
Noch einmal: Es scheint mir politisch wirklich unglaubwürdig, über Jahre hinweg konsequente Verfahren zu verlangen - ich mache das auch - und dann, wenn Sie verpflichtet wären, dazu auch Ja zu sagen, plötzlich Nein zu sagen. Ich möchte Sie wirklich bitten: Sagen Sie Ja, auch im Sinne der Kantone und im Sinne von konsequenten, guten Verfahren.
Chevrier Maurice · Mit-M · Conseil national · Valais · Groupe PDC/PEV/PVL
Je dirai juste un mot en complément, pour éviter que quelques-uns parmi vous puissent être surpris. La question qui sera posée sera la suivante: acceptez-vous la proposition de la Conférence de conciliation, oui ou non? Il n'y aura pas de votes séparés sur les différents articles et lettres où subsistaient des divergences - soit les articles 14 et 33 lettres b et c. Une seule réponse pourra être donnée: oui ou non à la proposition de la Conférence de conciliation.
Jositsch Daniel · Mit-M · Conseil national · Zurich · Groupe socialiste
Es geht hier um die Frage, ob wir die ganze Jugendstrafprozessordnung annehmen oder ob wir sie ablehnen; weitere Details können wir nicht entscheiden. Bevor Sie entscheiden, noch einmal der Hinweis: Es gibt einen Verfassungsauftrag, eine schweizerische Strafprozessordnung auszuarbeiten. Es gibt die Strafprozessordnung für das Erwachsenenstrafrecht; jetzt geht es um das Jugendstrafprozessrecht. Es gibt zwei Differenzen. Es handelt sich um kleine Differenzen, es sind keine fundamentalen Fragen: Erstens geht es darum, ob ein Jugendlicher eine Vertrauensperson beiziehen kann - das ist keine matchentscheidende Frage in einem Strafverfahren -, und zweitens darum, von welchem Moment an das Jugendgericht kompetent ist.
Nach Meinung der Einigungskonferenz wäre es absolut unverhältnismässig, hier ein Gesetz scheitern zu lassen und auf Jahre hinaus keine Lösung für ein schweizerisches Jugendstrafprozessrecht zu haben, und das nur wegen zwei Differenzen.
Ich bitte Sie, zum Antrag der Einigungskonferenz nun Ja zu sagen.
Vote
Abstimmung - Vote
Für den Antrag der Einigungskonferenz ... 116 Stimmen
Für den Antrag Nidegger ... 51 Stimmen