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Guerre civile au Sri Lanka. Engagement de la Suisse

15595 · Bulletin officiel

Du 10 juin 2009

https://lexipedia.io/fr/docs/ch/ab-bo-bu/15595/fr/guerre-civile-au-sri-lanka-engagement-de-la-suisse

Consulté le 10 sept. 2026

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Objet parlementaire: Guerre civile au Sri Lanka. Engagement de la Suisse (09.3015)

09.3015

Guerre civile au Sri Lanka. Engagement de la Suisse

Fehr Hans-Jürg · Mit-M · Conseil national · Schaffhouse · Groupe socialiste

Die Aussenpolitische Kommission, die ich hier vertrete, hat im Laufe dieses Jahres immer wieder die Situation in Sri Lanka diskutiert und auch einige parlamentarische Vorstösse dazu verabschiedet. Einer dieser Vorstösse, ein Postulat, fordert die Einsetzung einer internationalen Untersuchungskommission, die überprüfen soll, ob und, wenn ja, welche Kriegsverbrechen in Sri Lanka geschehen sind. Wir haben dieses Postulat hier zwar nicht behandelt, aber der Bundesrat hat gehandelt: Die Schweiz hat beim Menschenrechtsrat in Genf eine entsprechende Forderung eingebracht. Sie hat sich damit aber leider nicht durchsetzen können. Eine Motion der APK über die Rückführung von Asylsuchenden nach Sri Lanka haben wir vor einer Woche in diesem Rat behandelt. Eine weitere Motion, die die Aufstockung der Nothilfe um 5 Millionen Franken fordert, wird in der Herbstsession traktandiert. Heute behandeln wir nur jene Motion, die das Engagement der Schweiz bezüglich der äusserst prekären humanitären Situation in Sri Lanka und bezüglich des kommenden Wiederaufbaus behandelt.

Sie werden jetzt vielleicht sagen, der Bürgerkrieg sei vorbei und es sei nicht mehr notwendig, dass sich die Schweiz und mit ihr die internationale Staatengemeinschaft in Sri Lanka engagierten. Das wäre eine völlig verkürzte und komplett falsche Sichtweise. Zurzeit, also nach dem Ende des Bürgerkriegs, leben an die 300 000 intern vertriebene Tamilinnen und Tamilen, Frauen, Männer und Kinder, in Internierungslagern - nicht einfach in Zeltstädten, sondern in mit Stacheldraht geschützten Internierungslagern. In diesen Lagern herrschen katastrophale Zustände bezüglich der Versorgung mit Wasser und Nahrung, bezüglich der Versorgung mit medizinischen Hilfsgütern und bezüglich der sanitären Einrichtungen. Man kann sich kaum vorstellen, welche Zustände diese Menschen aushalten müssen. Dazu kommt eine staatlich organisierte Verfolgung: Die siegreiche Regierung macht Jagd auf sogenannte Terroristen und Terroristinnen, die sie unter den Tamilen vermutet. Jeder Mensch tamilischer Abstammung ist unter Generalverdacht, ein Terrorist oder eine Terroristin zu sein. Die Regierung geht jetzt in den Internierungslagern mit äusserst brutalen Mitteln vor, um solche Leute zu finden.

Gerade gestern ist ein Positionsbezug des höchsten Justizbeamten von Sri Lanka publiziert worden. Es ist eine ganz erstaunliche Aussage: Dieser Justizbeamte, der eigentlich Vertreter der Regierungsinstanzen ist, hat sich als total erschüttert erklärt, als er in einem dieser Internierungslager war, hat öffentlich gesagt, es tue ihm leid, sagen zu müssen, dass die Tamilen keine Gerechtigkeit vom srilankischen Staat erwarten könnten, dass sie nicht damit rechnen könnten, dass die Behörden, die Regierung, die Verwaltung ihre Interessen schützen würden. Er sage dies auf die Gefahr hin, von der Regierung abgestraft zu werden. Das ist ein mutiges Votum eines der höchsten Repräsentanten der srilankischen Justiz, das er nach einem Besichtigungsbesuch in so einem Lager gemacht hat. Andere Quellen stehen uns leider nicht zur Verfügung, weil den humanitären Organisationen, mit Ausnahme des IKRK, nach wie vor untersagt ist, in diese Lager zu gehen.

Die Situation ist weiterhin ausserordentlich prekär, und die Uno wie auch wir als Uno-Mitgliedstaat sind weiterhin gefordert, Katastrophenhilfe zu leisten, Nothilfe zu leisten, aber uns auch am Wiederaufbau dieses vom Bürgerkrieg zerrissenen Landes angemessen zu beteiligen. Das heisst eben auch, dass wir uns in die politische Neuordnung, die auf dieser Insel fällig ist, in den Minderheitenschutz, der fällig ist, und in den Aufbau einer irgendwie gearteten föderalen Staatsstruktur einschalten. Das alles spricht für diese Motion der Kommission.

Es kommt aber noch ein letztes, für uns sehr wichtiges Argument dazu: Es leben in der Schweiz ungefähr 40 000 Tamilinnen und Tamilen; knapp die Hälfte davon ist in der Zwischenzeit eingebürgert, sind also Schweizerinnen und Schweizer geworden. Dieser Teil unserer Bevölkerung hat in den letzten Monaten enorm gelitten unter dem, was auf Sri Lanka passiert ist. Ich weiss nicht, ob Sie sich auch hie und da unter diejenigen gemischt haben, die Abend für Abend vor dem Bundeshaus ihren Protest, ihre Verzweiflung, ihre Ohnmacht stumm, mit Kerzen in den Händen ausgedrückt haben; das sind alles Leute aus der tamilischen Diaspora. Diesen Menschen in der Schweiz können wir ein starkes Zeichen geben, dass wir sie hören, dass wir sie sehen, dass wir sie verstehen und dass uns nicht gleichgültig ist, was auf Sri Lanka mit ihren Angehörigen passiert.

Dieses starke Zeichen kann der Nationalrat setzen, wenn er die Motion der Aussenpolitischen Kommission mit einer grossen, überzeugenden Mehrheit annimmt. Ich bitte Sie daher, dies zu tun.

Sommaruga Carlo · Mit-M · Conseil national · Genève · Groupe socialiste

Tout à l'heure, Monsieur Barthassat a effectivement indiqué qu'il devait se rendre d'urgence à Genève et m'a demandé si je pouvais le remplacer sur le champ. Vous m'excuserez si je ne suis pas complet dans ce rapport improvisé en langue française.

J'indiquerai simplement que la Commission de politique extérieure a adopté la motion en discussion le 16 février 2009, par 13 voix contre 4 et 1 abstention. Cette motion porte sur la problématique du Sri Lanka. Elle a été adoptée au moment où les combats étaient au plus fort dans ce pays et où le gouvernement sri lankais déployait une action militaire d'envergure à l'encontre de la résistance armée tamoule.

La motion CPE-CN qui est soumise à votre approbation a pour objectif de renforcer l'action du Conseil fédéral et donc de la Suisse dans le cadre du conflit qui a eu lieu et des tensions ethniques qui en tout état persistent au Sri Lanka, c'est-à-dire une intervention accrue pour favoriser la pacification, proposer la médiation et surtout accroître de manière conséquente l'aide humanitaire aux populations les plus touchées.

La majorité de la commission - malgré les explications détaillées données par le Département fédéral des affaires étrangères - a estimé que le Conseil fédéral se devait d'être plus actif encore dans les domaines de compétence internationale qui sont ceux de la Suisse, notamment en situation de conflit et en situation humanitaire d'urgence. Alors que plus de 7000 civils ont trouvé la mort sous les bombardements du gouvernement et les actions militaires de part et d'autre au Sri Lanka, alors que 300 000 personnes sont aujourd'hui encore parquées dans des conditions extrêmement précaires dans des camps qu'on peut qualifier de camps de détention, il est important que la Suisse agisse afin que le droit humanitaire, les droits de l'homme soient respectés et que des éléments de médiation puissent être mis à disposition.

Même si l'actualité de la motion semble quelque peu émoussée, vu la fin des combats par l'écrasement de la résistance armée tamoule, il convient toutefois de souligner que le dossier n'est pas clos. D'ailleurs, la Commission de politique extérieure de notre conseil a adopté plus récemment une autre motion qui vise à augmenter l'aide humanitaire d'urgence de 5 millions de francs pour les besoins immédiats. Nous aurons l'occasion de la traiter lors d'une session ultérieure.

Elle a également adopté le postulat 09.3472 qui demande au Conseil fédéral de soutenir la création d'une commission d'enquête internationale impartiale pour établir les faits et les éventuelles violations de la loi internationale en matière de droit humanitaire ou de droit de la guerre. Ce postulat sera également soumis au Conseil national lors de sa séance plénière du mois de septembre.

Je dirai qu'aujourd'hui, l'adoption de la motion que vous soumet la Commission de politique extérieure serait un signal donné au Conseil fédéral pour qu'il poursuive ses efforts en faveur du règlement de la situation au Sri Lanka.

C'est quelque chose d'important, puisque l'on sait que dans ce pays, il y a encore énormément de problèmes devant être résolus - vu l'absence en l'état actuel des choses d'une solution définitive pour la minorité tamoule - et que nous avons, en tant que Suisses, des compétences pour amener les parties à discuter. Nous avons aussi des solutions à proposer, telles que le fédéralisme, qui permet de vivre de manière pacifiée dans un système permettant de régler pacifiquement les différends entre les différentes composantes ethniques, culturelles ou linguistiques. Nous le savons bien, en Suisse.

En résumé, pour la commission, il est aussi justifié de maintenir un effort particulier eu égard à l'importante communauté tamoule vivant en Suisse, dont presque la moitié est aujourd'hui de nationalité suisse. Cette communauté tamoule en Suisse a de forts liens avec le pays d'origine, puisque des membres proches ou plus lointains de leurs familles subissent dans leur chair non seulement les violations des droits humains, mais aussi les violations du droit humanitaire. Il est important que notre conseil puisse dire aux membres de cette communauté que leur inquiétude est prise en compte.

Au nom de la commission, je vous invite à donner suite à cette motion.

Calmy-Rey Micheline · BR-F · Conseil fédéral · Genève

Le Conseil fédéral vous propose d'adopter la motion.

Intervention de procédure

Angenommen - Adopté

Schluss der Sitzung um 13.00 Uhr

La séance est levée à 13 h 00