Lexipedia
AccueilActualitéExplorerRépertoire
ConditionsConfidentialitéAssistance
Se connecter

Loi fédérale sur l'indépendance des autorités politiques

31375 · Bulletin officiel

Du 12 sept. 2013

https://lexipedia.io/fr/docs/ch/ab-bo-bu/31375/fr/loi-federale-sur-l-independance-des-autorites-politiques

Consulté le 13 sept. 2026

  1. Documents
  2. Confédération
  3. Bulletin officiel
Source

Objet parlementaire: Loi fédérale sur l'indépendance des autorités politiques (12.452)

12.452

Loi fédérale sur l'indépendance des autorités politiques

Intervention de procédure

Antrag der Mehrheit

Der Initiative keine Folge geben

Antrag der Minderheit

(Gross Andreas, Glättli, Heim, Marra, Masshardt, Schenker Silvia, Tschümperlin)

Der Initiative Folge geben

Proposition de la majorité

Ne pas donner suite à l'initiative

Proposition de la minorité

(Gross Andreas, Glättli, Heim, Marra, Masshardt, Schenker Silvia, Tschümperlin)

Donner suite à l'initiative

Präsidentin (Graf Maya, Präsidentin): Sie haben einen schriftlichen Bericht der Kommission erhalten.

Rossini Stéphane · 2VP-M · Conseil national · Valais · Groupe socialiste

Cette initiative parlementaire a pour but une harmonisation des cadres de référence à l'intérieur desquels se développe et vit la démocratie de ce pays, notamment l'activité des parlementaires de milice que nous sommes et qui sont actifs également au niveau cantonal et/ou communal.

Ce que je propose par cette initiative parlementaire, c'est d'édicter une législation fédérale qui permette de réglementer l'indépendance des autorités politiques parce que, aujourd'hui, cette pratique est réglementée dans les trois niveaux institutionnels de manière très diverse. Qu'il s'agisse de nos cadres de référence au niveau du gouvernement et du Parlement fédéraux, des cadres qui existent ou n'existent pas au niveau des gouvernements et des parlements cantonaux ou encore au niveau des communes. Il semble très important que l'on puisse se diriger vers une harmonisation des pratiques en matière de transparence et d'incompatibilité pour régler la problématique des conflits d'intérêts.

L'objectif est de renforcer et d'unifier les normes qui permettent de garantir la crédibilité des autorités de notre pays. Pourquoi se préoccuper de cette problématique? Parce que notre démocratie suisse est à la fois exceptionnelle, extrêmement riche et aussi extrêmement exigeante. Elle doit pouvoir à l'avenir se développer et se consolider à long terme dans un cadre dynamique, moderne, intégrant les différentes pratiques, les diverses évolutions, notamment en ce qui concerne la bonne gouvernance et la transparence des pratiques démocratiques.

Cette consolidation passe, selon moi, par davantage de lisibilité et par la simplification d'un système qui est complexe en raison de la multiplicité des règles, voire de l'absence de règles, pour permettre à ces trois niveaux institutionnels - Confédération, cantons, communes - de se développer dans une certaine harmonie. Repenser les règles qui inscrivent en leur sein la posture de l'autorité, la posture de l'élu, des élus que nous sommes, est central pour asseoir, consolider, la notoriété et l'intégrité des élus et surtout leur capacité à agir dans la perspective de l'intérêt général, ce qui est bien évidemment essentiel au bon exercice des mandats politiques.

Et puis, force est de constater que dans toute cette discussion institutionnelle sur l'indépendance des autorités politiques, quand on observe ce qui se passe au niveau de la Confédération, des cantons et des communes, il y a un niveau qui ne règle quasiment pas ces éléments ou alors de manière très partielle, voire confuse, c'est celui de la commune. Or, le niveau communal mérite aussi une certaine attention, parce que l'on trouve, notamment en ce qui concerne la problématique des liens d'intérêts, une certaine proximité, pour ne pas dire la plus grande proximité avec la population, avec des risques de conflits d'intérêts au niveau économique.

C'est la raison pour laquelle, si les liens d'intérêts, notamment dans les communes, ne sont par exemple peu ou pas énoncés publiquement, il faudrait combler cette lacune. C'est dans la perspective de combler cette lacune que l'on pourrait repenser l'approche générale.

Cette initiative parlementaire ne prévoit pas une centralisation. On a parlé tout à l'heure d'une nationalisation qui n'était pas une centralisation, avec la problématique de l'initiative parlementaire Neirynck. Ici, il ne s'agit pas de centraliser, mais d'harmoniser. Il s'agit d'affiner les règles, de les uniformiser pour renforcer la crédibilité du système de milice, de ce système exceptionnel qui est pourtant un système très contraignant qui doit pouvoir s'exercer dans le meilleur contexte général, dans les meilleures conditions. La démocratie suisse ne pourrait que profiter d'un cadre clair et uniforme qui soit une référence pour l'ensemble des citoyens, et surtout pour l'ensemble des citoyens qui s'activent, qui s'engageront pour faire vivre ce système de milice.

Je vous invite donc à donner suite à cette initiative parlementaire.

Gross Andreas · Mit-M · Conseil national · Zurich · Groupe socialiste

Im Namen einer kleinen, aber feinen Minderheit, immerhin ein Drittel der Kommission, möchte ich Sie bitten, dieser Initiative Folge zu geben.

Herr Rossini hat nämlich ein Thema angesprochen, bei dem ich überzeugt bin, dass es in vierzig Jahren selbstverständlich sein wird, dass es nämlich einen Mindeststandard gibt, der in der ganzen Schweiz eingehalten wird; das ist Ihnen heute aber noch ganz fremd. Es wird zehn Anstösse brauchen, vonseiten der SP und der Grünen, bis jemand von der CVP etwas machen und dann sagen wird: Die Zeit ist reif, das ist selbstverständlich.

Unser Ruf ist alles andere als gut. Das hat damit zu tun, dass unser Verhältnis zu Interessenorganisationen nicht immer sehr klar ist. Herr Rossini hat es mit Recht gesagt: Unser politisches System ist enorm anspruchsvoll, weil es nicht professionalisiert ist; denn das hat zur Folge, dass wir enge Beziehungen zu Sonderinteressen, zu wirtschaftlichen Interessen haben. Da meint man von aussen, wir würden einfach denjenigen folgen, die uns am meisten unterstützen bzw. helfen, wiedergewählt zu werden.

Wir haben deshalb alles Interesse daran, dass in der Politik auf allen Ebenen unseres Landes Grundsätze, Mindeststandards in Bezug auf Transparenz, Beziehungen und Grundansprüche berücksichtigt werden, die uns vor falschen Vorwürfen schützen. Gerade wenn wir nicht so sind, wie die anderen von uns behaupten, müssen wir darum kämpfen, dass es Standards gibt, die wir eh erfüllen. Das wird die anderen daran hindern, Falsches über uns zu behaupten.

Es geht also nicht um eine Uniformierung, nicht um die Einmischung in kommunale oder kantonale Angelegenheiten. Vielmehr sollten wir von Bern aus Grundsätze festhalten, die unsere Identität gegenüber wirtschaftlichen und organisierten Interessen auf allen Ebenen und in allen wesentlichen Funktionen - Parlament, Exekutive - festlegen, um uns vor Skandalen zu schützen und uns auch davor zu schützen, ungerechterweise einen Ruf zu bekommen, den wir nicht verdienen.

Wir bitten Sie deshalb, der parlamentarischen Initiative Rossini Folge zu geben.

Humbel Ruth · Mit-F · Conseil national · Argovie · Groupe PDC-PEV

Herr Nationalrat Rossini verlangt eine gesetzliche Grundlage, um die Unabhängigkeit der Regierungen und Parlamente auf allen politischen Ebenen der Schweiz zu gewährleisten. Die Staatspolitische Kommission des Nationalrates hat an ihrer Sitzung vom 27. Mai dieses Jahres die Initiative vorgeprüft. Sie beantragt mit 18 zu 6 Stimmen, der Initiative keine Folge zu geben.

Gemäss Artikel 47 Absatz 2 der Bundesverfassung hat der Bund die Organisationsautonomie der Kantone zu beachten. Sollten nun für die Mitglieder der Behörden auf allen staatlichen Ebenen der Schweiz, also auch derjenigen auf Kantons- und Gemeindeebene, die gleichen Regelungen betreffend Ausstand, Offenlegung von Interessen, Unvereinbarkeiten usw. vorgesehen werden, wie dies die Initiative fordert, dann müsste die Organisationsautonomie durch eine Verfassungsänderung eingeschränkt werden. Die Kommissionsmehrheit beurteilt dies als einen schwerwiegenden und nichtgerechtfertigten Eingriff in das bewährte System des schweizerischen Föderalismus.

Die Kommission bezweifelt zudem, dass mit einer Bundesregelung die Glaubwürdigkeit des Milizsystems erhöht werden könnte, wie dies der Initiant in seiner Begründung schreibt. Vielmehr ist eine Aushöhlung des Milizsystems zu befürchten. Wenn auf Bundesebene allzu restriktive Voraussetzungen für die Ausübung von politischen Ämtern definiert werden, dann wird es schwierig, genügend Personen zu finden, welche ein politisches Amt als Nebentätigkeit auf Kantons- oder Gemeindeebene ausüben können. Das Milizsystem, welchem gerade auf Gemeindeebene grosse Bedeutung zukommt, kann durch eine allzu grosse Einschränkung der Rekrutierungsbasis kaum mehr gelebt werden.

Im Übrigen ist es durchaus wünschenswert, dass Personen spezifischen Sachverstand, welchen sie durch ihre berufliche Tätigkeit erworben haben, in eine Behörde einbringen können. Entscheidend ist die gegenseitige Kontrolle innerhalb der politischen Gremien. Diese Kontrolle wird durch die in der Schweiz in der Regel parteipolitisch heterogene Zusammensetzung der Behörden wahrgenommen.

Um der Vielfalt der politischen Behörden in Kantonen und Gemeinden gerecht zu werden, könnten auf Bundesebene höchstens Minimalstandards definiert werden. Solche allgemeinen Grundsätze wären jedoch kaum hilfreich bei der Beantwortung der Frage, ob ein konkretes Amt in einer Gemeinde mit einer bestimmten beruflichen Tätigkeit vereinbar ist oder nicht. Zudem spricht die Initiative nur von wirtschaftlichen Abhängigkeiten. Es gibt aber durchaus auch persönliche oder politische Verbindungen, zum Beispiel den Gemeinderat, der ebenfalls in einer Legislative auf Kantons- oder Bundesebene mitwirkt.

Die Argumente der Kommissionsminderheit haben Sie gehört. Ich möchte sie deshalb nicht wiederholen. Die Kommissionsmehrheit hingegen sieht keinen Handlungsbedarf und will den Kantonen die Organisationsautonomie belassen.

Im Namen der Mehrheit bitte ich Sie, der Kommission zu folgen, welche mit 18 zu 6 Stimmen entschieden hat, der parlamentarischen Initiative keine Folge zu geben.

Bugnon André · Mit-M · Conseil national · Vaud · Groupe de l'Union démocratique du Centre

C'est lors de sa séance du 27 mai dernier que la Commission des institutions politiques de notre conseil a examiné l'initiative parlementaire Rossini qui charge les Chambres fédérales d'édicter une législation ayant pour but de réglementer l'indépendance des autorités politiques suisses.

Pour l'auteur de l'initiative, le système de milice que nous connaissons en Suisse pose le délicat problème du conflit d'intérêts entre les charges publiques et privées qu'un élu doit assumer. Il constate que, si sur le plan fédéral et dans certains cantons au niveau du Grand Conseil, il est fait obligation aux élus de déclarer leurs intérêts qui sont ensuite publiés, ce n'est pas le cas dans tous les cantons, et encore moins dans les communes.

Monsieur Rossini trouve que cette façon de faire ne correspond pas aux principes de la transparence et doit être uniformisée et généralisée. C'est pourquoi son initiative propose que les autorités fédérales créent une loi d'harmonisation, de façon à ce que toutes les autorités élues, que ce soit dans un gouvernement ou un parlement, que ce soit sur le plan communal, cantonal ou fédéral, doivent annoncer leurs intérêts qui seront consignés dans un registre. Pour l'auteur de l'initiative, il s'agit d'harmoniser les pratiques en matière de transparence et de conflits d'intérêts en précisant les droits et obligations des autorités dans l'exercice d'une activité lucrative, de définir les incompatibilités et les motifs de récusation, ainsi que d'enregistrer les mandats privés dans le secteur des marchés publics et autres.

La majorité de la commission vous propose de ne pas donner suite à cette initiative parlementaire. Elle considère que la Constitution suisse prévoit l'autonomie d'organisation des cantons dans ce domaine et que, si l'on veut mettre les membres des autorités de tous les échelons politiques du pays sous une même réglementation, il faut par conséquent modifier la Constitution.

D'autre part, la majorité de la commission pense que si l'on met en place des règles plus draconiennes que les règles actuelles dans un système de milice, il sera encore plus difficile de trouver des personnes qui veulent faire partie des autorités. En effet, compte tenu de la mise à nu de nombreuses données d'ordre privé, qui d'ailleurs sont pour la plupart connues à l'échelon communal sans qu'il soit nécessaire d'en faire un étalage public, pouvant être diffusées dans les médias et autres réseaux sociaux, le nombre de candidats à des charges publiques va diminuer.

Ainsi, Monsieur Rossini a dit tout à l'heure que le système de milice est un excellent système - et là je suis d'accord avec lui -, mais qu'il faut le faire vivre mieux. Nous nous disons au contraire que cela va tuer le système de milice. En effet, la conséquence de la diminution d'intérêt pour la prise de responsabilités dans le domaine politique aura pour effet que des personnes ayant les capacités d'assumer de telles responsabilités grâce aux connaissances qu'ils ont acquises par leurs activités professionnelles, ne se porteront plus candidates, appauvrissant ainsi les compétences de ces mêmes autorités. D'ailleurs, dans un village, je crois que pratiquement tout le monde connait les intérêts de telle ou telle personne qui s'engage dans un conseil communal ou dans une municipalité.

Une minorité de la commission pense au contraire qu'il faut unifier les directives concernant la transparence des activités des élus et que c'est au niveau fédéral que les règles de base doivent être établies quitte à laisser les compétences aux cantons et communes pour régler les questions de détail.

Ainsi, avec les arguments que j'ai développés plus haut, c'est par 18 voix contre 6, que votre commission vous recommande de ne pas donner suite à cette initiative parlementaire.

Vote

Abstimmung - Vote

Für Folgegeben ... 54 Stimmen

Dagegen ... 125 Stimmen

(0 Enthaltungen)