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E-Voting. Ein schneller und entschlossener Einsatz für ein System auf Open-Source-Basis und in öffentlicher Hand
Sommaruga Carlo · Mit-M · Nationalrat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion
Ma motion vise à demander que les pouvoirs publics trouvent une solution en matière de vote électronique qui puisse être en leur possession, avec un système "open source".
Pourquoi cette motion? Elle intervient suite à la décision du Conseil d'Etat genevois de mettre un terme, fin février 2020, au financement du système de vote électronique genevois, c'est-à-dire à la fin de la période autorisée par le Conseil fédéral. Le motif de cet arrêt du financement, c'est que le canton de Genève a estimé qu'il n'avait pas à supporter seul les risques financiers liés au développement et à la mise à jour du système de vote électronique. L'utilisation de ce système prendra donc fin, sauf surprise de la part du canton, mais c'est quelque peu difficile à imaginer. Donc, un système aujourd'hui en main des pouvoirs publics, en "open source" puisqu'il a été diffusé publiquement, ne sera plus utilisé.
Au moment de prendre la décision, il y avait encore le système développé par la Poste, mais en main de propriétaires du secteur privé, en particulier du secteur privé étranger. Pour un élément comme le vote, qui est éminemment politique et qui est éminemment sérieux pour nos institutions, il apparaissait judicieux de maintenir le principe d'un système en main propre. Dès lors que le canton de Genève ne veut plus le faire, dès lors que le système de la Poste est maintenant aussi remis en question - puisque, au mois de mars de cette année, des failles ont été découvertes -, l'idée est que la Confédération, avec les cantons, mette en place une fondation ou une institution publique qui puisse reprendre l'expérience genevoise et fasse en sorte que cette expérience reste dans les mains des pouvoirs publics et soit développée de manière mutualisée, c'est-à-dire que la Confédération et les cantons participent au développement du système.
Il ne s'agit pas d'intégrer la gestion de l'institution dans les tâches de la Chancellerie fédérale ni dans celles d'un département de la Confédération. Mon idée est qu'une entité publique gère une telle institution. Je pense que c'est la solution la plus compatible avec les exigences en la matière.
Premièrement, il faut qu'une telle institution soit aux mains publiques pour permettre aux cantons et à la Confédération d'être sûrs qu'il n'y ait pas d'influence de tiers du secteur privé - je pense que c'est important et que c'est aussi une question de rapport de confiance avec les citoyennes et les citoyens.
Deuxièmement, il s'agit de mutualiser les ressources financières: ce n'est pas un seul acteur qui assume les risques financiers, que ce soit au niveau cantonal ou au niveau fédéral.
Troisièmement - c'est surtout cela qui est intéressant -, il s'agit de maintenir, par le fait qu'une entité publique détient ce système, la structure actuelle qui s'articule entre le pouvoir de contrôle et de régulation de la Confédération et le détenteur du système de vote électronique. La Confédération jouerait toujours son rôle de régulateur, et l'entité publique serait elle responsable de la gestion du système de vote électronique et de son développement.
Dans ces conditions, je vous propose de soutenir ma motion. Il est important d'aller dans ce sens, parce que le grand risque est que, très prochainement, nous n'ayons plus du tout de vote électronique en Suisse, et ce même sans passer par l'initiative populaire "pour une démocratie sûre et fiable". Il se peut en effet, qu'en raison des simples difficultés rencontrées au niveau financier par le canton de Genève et par un choix quelque peu hasardeux de la Poste, nous nous retrouvions sans rien. Si nous voulons relancer de manière raisonnable et responsable le vote électronique, je reste persuadé qu'il faut passer par cette entité publique, qui détient un système en "open source" et vérifiable.
Je vous remercie de faire bon accueil à ma motion.
Thurnherr Walter · BK-M · Aargau
Der Bundesrat hat seine Haltung zum Anliegen des E-Votings bereits mehrfach dargelegt. Hier seien nur noch einmal zwei Aspekte genannt:
1. In wessen Eigentum soll ein E-Voting-System sein? Aufgrund der föderalistischen Kompetenzaufteilung sind es die Kantone, die das System beschaffen, finanzieren und an die kantonalen Gegebenheiten anpassen. Der Einsatz der Systeme erfolgt ja nicht ausschliesslich für eidgenössische Urnengänge, sondern vor allem auch für kantonale und kommunale Wahlen und Abstimmungen - und die Wahl in den Glarner Landrat erfolgt nicht gleich wie die Wahl in den Grand Conseil von Genf. Das System muss sich beispielsweise auch für die Integration in ein kantonales Bürgerportal eignen. Die Kantone bestimmen demzufolge den für sie passenden Dienstleister.
Ein Bundessystem machte nicht nur wenig Sinn, sondern würde die Kantone diesbezüglich in ihrer Wahlfreiheit einschränken. Aufgrund der aktuellen Rolle des Bundes als Bewilligungsbehörde würden sich zudem bei eidgenössischen Urnengängen Fragen der Gouvernanz stellen. Der Bund wäre Anbieter und würde gleichzeitig sein eigenes System bezüglich der Einhaltung bundesrechtlich vorgeschriebener Sicherheitsanforderungen prüfen.
2. Die Open-Source-Lizenz soll eine Anforderung für das E-Voting-System sein. Im Bundesrecht ist die Offenlegung des Quellcodes der E-Voting-Systeme bereits geregelt. Die Post hat den Quellcode ihres neuen Systems im Februar 2019 publiziert. Diese Offenlegung hat dazu geführt, dass wichtige Schwachstellen entdeckt worden sind. Der Bundesrat teilt daher die Ansicht des Motionärs, wonach diese Massnahme für die Sicherheit und die Transparenz der Systeme wichtig ist.
Für die Offenlegung des Quellcodes ist keine Open-Source-Lizenz nötig. Ob die Software unter Open-Source-Lizenz verfügbar ist oder nicht, hat somit keinen Einfluss auf die Sicherheit oder die Transparenz. Mit Open Source wird insbesondere die kommerzielle Verwendung des Quellcodes geregelt, und das ist etwas anderes. Ich bin überzeugt, dass die Offenlegung des Quellcodes die richtige Massnahme zur Erhöhung der Sicherheit und der Transparenz ist. Dass der Bund Vorschriften zur Softwarelizenz macht, ist meines Erachtens nicht nötig.
Unter Berücksichtigung dieser Überlegungen möchte ich Sie bitten, dem Bundesrat zu folgen und die Motion abzulehnen.
Sommaruga Carlo · Mit-M · Nationalrat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion
Monsieur le chancelier de la Confédération, chaque fois que nous abordons ce sujet vous parlez d'un système de la Confédération. Je ne propose pas un système de la Confédération. Je propose un système qui soit en main d'une entité publique pour laquelle il y a des contributions de la Confédération et des cantons. Cela peut être une fondation ou un établissement de droit public. Considérez-vous que si l'on met sur pied ce type d'institution, il y aurait quand même un problème de gouvernance, ce que vous mettez toujours sur la table pour rejeter toute autre solution que celle des cantons ou de la Poste?
Thurnherr Walter · BK-M · Aargau
Vielen Dank für die Frage. Die gemeinschaftliche Bewirtschaftung eines solchen Systems hätte trotzdem grössere Probleme zur Folge. Ich habe sie vorhin erwähnt. Viele Abstimmungen sind kantonal oder kommunal, und das in einem einheitlichen System zu vereinigen würde dann bedeuten, dass das System allen Bedürfnissen gerecht werden müsste. Das ist nicht so einfach. Die Frage ist dann also: Aufgrund welcher Bedürfnisse würde man die Entscheidung treffen? Gerade da kommt die Gouvernanz ins Spiel. Bis anhin ist es der Kanton, der entscheidet, dass er ein bestimmtes System wählt, weil dieses System für seine Bedürfnisse am besten geeignet ist; ein anderer Kanton würde das vielleicht nicht machen oder würde ein anderes System nehmen oder unter diesen Bedingungen das System nicht wählen. Aber gäbe es ein gemeinsames, ein "Bundessystem", dann würden sich diese Fragen stellen.
Reimann Maximilian · Mit-M · Nationalrat · Aargau · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Herr Bundeskanzler, aus der Stellungnahme des Bundesrates zur vorliegenden Motion Sommaruga Carlo tönt es so, als sei die Rechtsgrundlage für E-Voting, also für die elektronische Stimmabgabe, vorhanden. Dem ist doch nicht so! Darf ich also zumindest davon ausgehen, dass der Bundesrat und Sie als Bundeskanzler mit weiteren Schritten hin zur vollen Verwirklichung von E-Voting zumindest so lange zuwarten, bis die angekündigte Volksinitiative für ein Moratorium zum E-Voting über die Bühne gegangen ist?
Thurnherr Walter · BK-M · Aargau
Vielen Dank für die Frage, Herr Nationalrat. Die rechtliche Grundlage für das E-Voting ist gegeben. Das E-Voting wird schon heute in verschiedenen Kantonen angewendet. Die Kantone machen das nicht illegal, sie haben eine rechtliche Basis dafür. Die rechtliche Basis besteht aber für den sogenannten Versuchsbetrieb, es sind Pilotversuche, und es gibt im Bundesgesetz über die politischen Rechte Bedingungen, unter welchen diese Pilotversuche fortgeführt werden.
Sie sprechen wahrscheinlich die Revision des Bundesgesetzes über die politischen Rechte an, die momentan zur Debatte steht. Dort geht es ja um die Überführung in den sogenannten ordentlichen Betrieb. Das heisst, dass man die Kantone nicht mehr zwingt, bei jeder Abstimmung eine Zulassung für einen Pilotversuch einzuholen, sondern dass sie eine Zulassung für eine längere Periode erhalten könnten. Für diesen Bereich werde ich dem Bundesrat noch vor den Sommerferien einen Vorschlag unterbreiten, der das weitere Vorgehen bei der Revision des Gesetzes betrifft.
Verfahrensbeitrag
La presidente (Carobbio Guscetti Marina, presidente): La mozione è stata ritirata.
Zurückgezogen - Retiré