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Unverzügliche Einführung einer allgemeinen Steueramnestie

57305 · Amtliches Bulletin

Du 8 juin 2022

https://lexipedia.io/fr/docs/ch/ab-bo-bu/57305/de/unverzugliche-einfuhrung-einer-allgemeinen-steueramnestie

Consulté le 11 sept. 2026

  1. Documents
  2. Confédération
  3. Bulletin officiel
Source

Objet parlementaire: Instituer sans délai une amnistie fiscale générale (20.3584)

20.3584

Unverzügliche Einführung einer allgemeinen Steueramnestie

Gschwind Jean-Paul · Mit-M · Nationalrat · Jura · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.

En date du 11 juin 2020, j'ai déposé la motion 20.3584 visant à instaurer sans délai une amnistie fiscale générale afin de faire réapparaître les impôts fédéraux, cantonaux et communaux soustraits aux autorités fiscales.

Lors du dépôt de mon intervention, notre pays traversait une crise sanitaire et économique sans précédent, due à la pandémie de coronavirus. Quand bien même les prévisions mentionnées dans mon texte se sont avérées inexactes - je parlais d'une contraction du PIB d'au moins 8 pour cent en 2021 et d'un taux de chômage de 5 pour cent -, force est de constater que de nombreux patrons de PME et entrepreneurs indépendants ont eu recours aux aides des collectivités publiques - Confédération et cantons - pour faire face aux conséquences financières dramatiques des fermetures d'établissements décidées par le Conseil fédéral. Pour la Confédération, il en résulte des dépenses extraordinaires de quelque 35 milliards de francs sous la forme de contributions à fonds perdu ou de prêts remboursables.

S'agissant des crédits bénéficiant de la caution de la Confédération, ils se montent, au 31 mars 2022, à 16,9 milliards de francs pour 137 856 demandes, dont 4,9 milliards déjà remboursés à cette date, et 347 millions de francs de cautionnement honorés par la Confédération.

En outre, à la même date, le montant octroyé aux cas de rigueur atteignait quelque 5 milliards de francs pour 35 093 demandes, principalement dans la restauration, dont la partie octroyée sous forme de prêt devra être restituée. L'heure du remboursement a sonné pour les bénéficiaires concernés.

Dans un tel contexte, l'instauration d'une amnistie fiscale générale reste à mon avis une mesure intelligente et pertinente qui permettra d'une part d'obtenir des nouvelles recettes fiscales substantielles affectées éventuellement au remboursement de la dette Covid-19, et d'autre part de faciliter le remboursement des prêts contractés en offrant aux débiteurs la possibilité de recourir à d'éventuelles économies non déclarées en s'acquittant d'une taxe libératoire non dissuasive et mise en application sans chicanes administratives.

Le sujet de ma motion a déjà fait l'objet de plusieurs interventions parlementaires - Regazzi 15.435 et Barazzone 15.469 - déposées en 2015 dans la perspective de l'entrée en vigueur de la loi fédérale sur l'échange international automatique de renseignements en matière fiscale. Elles furent toutes deux retirées au profit de la motion CER-N 16.3621, qui a été rejetée par le Conseil des Etats et ainsi liquidée.

Enfin, à la suite de la décision du Tribunal fédéral, qui jugeait l'amnistie fiscale cantonale sollicitée par les cantons du Tessin, du Valais et de Fribourg comme contraire à la législation fédérale, en particulier à la loi sur l'harmonisation des impôts, le canton de Fribourg a déposé en 2016 l'initiative 16.311 intitulée "Amnistie fiscale générale", à laquelle le Parlement, par 102 voix contre 75, a refusé de donner suite. La République et canton du Jura a eu davantage de chance en instaurant en 2010 une amnistie fiscale cantonale, qui lui a rapporté quelque 55 millions de francs entre 2010 et 2014.

Dans son avis, le Conseil fédéral nous renvoie à la déclaration spontanée et au rappel d'impôt simplifié pour les héritiers, deux mesures jugées, selon lui, suffisantes. Selon mes informations, la procédure de déclaration spontanée est une procédure complexe, longue et coûteuse à mettre en place. Elle nécessite une augmentation du personnel administratif. Le deuxième point négatif du système actuel consiste en l'annonce de l'origine des fonds, ce qui freine également les annonces spontanées.

En conclusion, fort des arguments évoqués dans le contexte actuel post-Covid-19, alors que les conséquences économiques et sociales de la guerre en Ukraine restent incertaines quant à l'évolution de l'inflation et du pouvoir d'achat, je vous invite à soutenir ma motion, dans le prolongement des différentes revendications parlementaires et cantonales et à instaurer une nouvelle amnistie fiscale fédérale, cinquante-trois ans après la dernière, qui date de 1969 et avait permis à l'époque d'injecter 11,5 milliards de francs dans le circuit économique.

Maurer Ueli · BR-M · Bundesrat · Zürich

Die Frage einer allgemeinen Steueramnestie wird hier im Rat regelmässig behandelt. Wir hatten 2015 vor der Einführung des automatischen Informationsaustausches die zwei parlamentarischen Initiativen Regazzi 15.435 und Barazzone 15.469 vorliegen, die sich damit beschäftigten. Die WAK des Nationalrates formulierte aus diesen parlamentarischen Initiativen die Motion 16.3621, "Autonomie für die Kantone zur einmaligen steuerlichen Regularisierung der Vergangenheit". Der Ständerat lehnte diese Motion dann ab. 2018 wurde schliesslich die Standesinitiative Freiburg 16.311, "Allgemeine Steueramnestie", ebenfalls abgelehnt.

Mit anderen Worten: Eine Steueramnestie hat hier in diesem Rat eigentlich noch keine Mehrheit gefunden. In der Regel war der Hauptgrund für die Ablehnung die Frage der Steuerehrlichkeit. Man hat argumentiert - und diese Argumentation gilt grundsätzlich nach wie vor -, dass der Steuerehrliche eigentlich bestraft werde, während derjenige, der Steuern hinterzogen hat, das dann im Rahmen einer Steueramnestie melden könne. Sozusagen als Alternative dazu haben wir 2010 die straflose Selbstanzeige eingeführt. Das heisst, einmal im Leben kann man sich selbst anzeigen und damit einer Strafe entgehen. Wir sind der Meinung, dass dieses Mittel gut genutzt wird und das Problem, das Herr Gschwind lösen möchte, eigentlich weitgehend gelöst hat.

Wenn wir zurückblicken, dann sehen wir: Die letzte allgemeine Steueramnestie gab es im Jahre 1969. Damals kamen 11,5 Milliarden Franken nicht versteuerte Vermögenswerte zum Vorschein. Betrachten wir jetzt diese Selbstanzeige, die seit 2010 in Kraft ist: Der Saldo aus dieser Selbstanzeige liegt heute bei 80,8 Milliarden Franken. Ich glaube, wir haben, verglichen mit der allgemeinen Steueramnestie von 1969, mit der straflosen Selbstanzeige in etwa den gleichen Effekt erzielt. Es ist eine einmalige Selbstanzeige, die straffrei ist, aber natürlich zur Nachbesteuerung führt. Das heisst mit anderen Worten, wir glauben eigentlich, dass das Instrument, das wir hier eingeführt haben, die Anliegen von Herrn Gschwind aufnimmt. Wir haben damit ein Instrument geschaffen, das zu dieser Anzeige führt, und das gilt ja weiterhin.

Mit einer allgemeinen Steueramnestie, bei allen Vorteilen, die sie möglicherweise auch hat, läuft man doch Gefahr, dass man sich ein wenig darauf verlässt. Man hinterzieht einmal Steuern, man meldet vielleicht nicht alles und geht dann davon aus, dass das Parlament oder der Bund irgendwann die Gesetze ändern wird, und dann kann man das wieder machen.

Ich glaube, wir sollten auf die Steuerehrlichkeit setzen und diese Transparenz schaffen. Wir dürfen nicht einen sozusagen verschlungenen Pfad einführen und dazu einladen, nicht ganz alles anzuzeigen, dies in der Hoffnung, dass es dann schon einmal eine Amnestie geben wird.

Aus diesen Gründen beantragen wir Ihnen, diese Motion nicht anzunehmen. Ich glaube, die Instrumente, die wir haben - das zeigen auch die Zahlen -, führen zu einem ähnlichen Ergebnis, wie es die Motion erreichen möchte.

Abstimmung

Präsidentin (Kälin Irène, Präsidentin): Der Bundesrat beantragt die Ablehnung der Motion.

Abstimmung - Vote

Für Annahme der Motion ... 61 Stimmen

Dagegen ... 120 Stimmen

(0 Enthaltungen)