24.4267
Klarheit über die Bedeutung des Upov 91 für die Schweiz und über dessen Auswirkungen
Christ Katja · 2VP-F · Nationalrat · Basel-Stadt · Grünliberale Fraktion
Antrag der Mehrheit
Annahme des Postulates
Antrag der Minderheit
(Haab, Graber, Grüter, Marchesi, Michel Simon, Portmann, Reimann Lukas, Rüegger, Vontobel)
Ablehnung des Postulates
Proposition de la majorité
Adopter le postulat
Proposition de la minorité
(Haab, Graber, Grüter, Marchesi, Michel Simon, Portmann, Reimann Lukas, Rüegger, Vontobel)
Rejeter le postulat
Gugger Niklaus-Samuel · Mit-M · Nationalrat · Zürich · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.
Die Aussenpolitische Kommission des Nationalrates beantragt Ihnen mit 12 zu 9 Stimmen bei 2 Enthaltungen, das Postulat 24.4267 anzunehmen. Mit diesem wird der Bundesrat aufgefordert, die Bedeutung der Upov-91-Klausel in Handelsabkommen der Schweiz genauer zu analysieren. Hintergrund des Postulates ist die parlamentarische Initiative 22.492, mit der verlangt wird, dass die Schweiz in Freihandelsverhandlungen keine Klausel mehr vorschlägt, die das Partnerland zur Umsetzung von Upov 91 verpflichtet. Da der Kommission jedoch nicht genügend Informationen vorlagen, verzichtete sie darauf, der Initiative Folge zu geben. Stattdessen entschied sie sich für dieses Postulat, um eine fundierte Analyse zu erhalten.
Was ist Upov 91? Der Internationale Verband zum Schutz von Pflanzenzüchtungen (Upov) wurde gegründet, um den Sortenschutz international zu harmonisieren. Die aktuelle Version, Upov 91, legt strikte Vorgaben für den Schutz von Saat- und Pflanzengut fest. Nur Staaten, die diese Anforderungen vollständig erfüllen, können Mitglied werden. Die Schweiz schlägt in ihren Freihandelsverhandlungen meist gemeinsam mit den EFTA-Staaten eine Klausel vor, die das Partnerland zur Umsetzung von Upov 91 verpflichtet, sofern es nicht bereits Mitglied ist.
Während Bäuerinnen und Bauern in der Schweiz einmal gekauftes Weizensaatgut unbegrenzt vermehren dürfen, ist dies in Indonesien aufgrund der Upov-Klausel im Freihandelsabkommen mit der Schweiz und den anderen EFTA-Staaten nicht mehr möglich. Dabei sind gerade Kleinbauern in Entwicklungsländern darauf angewiesen, sich selbst mit Saatgut zu versorgen. Diese Einschränkung der bäuerlichen Praxis wirft wichtige Fragen auf: Ist eine solche Einschränkung der Wirtschaftsfreiheit gerechtfertigt? Welches Interesse hat die Schweiz an einem so strengen Sortenschutz, obwohl es hierzulande keine exportorientierte Saatgutindustrie gibt? Welche Auswirkungen hat dies auf die Ernährungssicherheit in Ländern, die mit Hunger kämpfen, gerade in einer Zeit, in der die Schweiz ihre Entwicklungshilfe kürzt?
Der UNO-Sonderberichterstatter hat die Schweiz und die anderen EFTA-Staaten in den vergangenen Jahren explizit darauf hingewiesen, dass die Upov-Klausel in Bezug auf die Menschenrechte problematisch ist. Er forderte sie auf, künftig darauf zu verzichten. Wie geht die Schweiz mit dieser Kritik um? Gemäss SECO ist die Upov-91-Klausel in Verhandlungen lediglich ein Vorschlag; die Schweiz sei bereit, alternative Lösungen für den Sortenschutz zu finden. In den jüngsten Abkommen mit Indien und Thailand wurde etwa auf eine explizite Upov-Klausel verzichtet und stattdessen auf bestehende Verpflichtungen aus den Trips-Abkommen der WTO verwiesen. Dies führt zu einer zentralen Frage: Wäre es nicht effizienter und zielführender, von Anfang an auf eine reine Trips-Bekräftigung zu setzen? Selbst innerhalb der EFTA gibt es keine einheitliche Haltung zu Upov 91.
Was ist das Interesse der Schweiz? Intellektuelles Eigentum ist für die Schweiz zentral, doch trifft das auch auf den Sortenschutz zu? Die Schweiz verfügt über keine bedeutende Saatgutindustrie, die von einem strikten Sortenschutz profitieren würde. Syngenta als grösstes Unternehmen im Agrarbereich entwickelt und produziert in der Schweiz kein Saatgut. Es stellt sich also die Frage: Warum hält die Schweiz an einer Upov-91-Klausel fest, wenn sie weder wirtschaftliche Vorteile bringt noch international unumstritten ist? Mittlerweile werden Ex-ante-Nachhaltigkeitsanalysen bei relevanten Freihandelsabkommen durchgeführt, und zwar erstmals beim Abkommen mit Thailand. Doch dort blieb die Analyse der Upov-Klausel äusserst oberflächlich; es war eine einzige Seite im Bericht, ohne detaillierte Betrachtung, welche Anpassungen Thailand vornehmen müsste, um Upov 91 zu erfüllen.
Der mit dem Postulat verlangte Bericht ermöglicht eine tiefere Analyse und liefert eine fundierte Entscheidungsgrundlage für künftige Freihandelsverhandlungen. Er klärt, ob die Upov-Klausel tatsächlich ein Vorteil für die Schweiz ist oder ob die Schweiz damit ihr internationales Ansehen und ihre entwicklungspolitischen Ziele untergräbt.
Ich bitte Sie daher, dem Beschluss der Aussenpolitischen Kommission zu folgen und das Postulat anzunehmen.
Walder Nicolas · Mit-M · Nationalrat · Genf · Grüne Fraktion
Le 5 novembre 2024, la Commission de politique extérieure de notre conseil a adopté le présent postulat par 12 voix contre 8 et 2 abstentions. Il charge le Conseil fédéral d'élaborer un rapport sur l'impact de l'inclusion, dans ses mandats de négociation d'accords de libre-échange, de la demande d'une clause incitant le partenaire à adhérer à la Convention Upov (Union internationale pour la protection des obtentions végétales). Pour la majorité de la commission de notre conseil, ce postulat devra permettre de répondre aux critiques internationales et nationales de plus en plus insistantes sur la pratique du Conseil fédéral, qui consiste à inclure, dans les mandats d'accords de libre-échange, des exigences en matière de protection des obtentions végétales; exigences qui vont au-delà des obligations internationales de l'OMC.
Pour rappel, l'Upov est une organisation intergouvernementale créée par des Etats européens dans le but d'uniformiser la protection des obtentions végétales ou, autrement dit, la propriété intellectuelle des semences. Dans les négociations d'accords de libre-échange qu'elle mène généralement avec les pays de l'AELE, la Suisse propose systématiquement une clause qui oblige les pays à respecter Upov 91, s'ils n'en sont pas déjà membres. Très restrictive en matière de propriété intellectuelle sur les semences et les plantes, Upov 91 impose de fortes limitations aux paysans.
Pourquoi la Suisse soutient-elle Upov 91 alors qu'elle-même n'y adhère pas pleinement? Quels sont les enjeux pour la Suisse en matière d'emploi, de PIB et de fiscalité? Quelles sont les conséquences pour les pays du Sud en matière de souveraineté alimentaire, de droits des paysans et de protection des écosystèmes? Ces pratiques sont-elles compatibles avec nos engagements en faveur des objectifs de développement durable? Ce postulat permettra d'apporter des réponses à ces interrogations et à la commission de notre conseil de se positionner en connaissance de cause sur les prochains mandats de négociation d'accords de libre-échange.
Il sera peut-être aussi en mesure de rassurer le rapporteur spécial de l'ONU sur le droit à l'alimentation qui, récemment encore, demandait à la Suisse et à l'AELE de renoncer à de telles pratiques. C'est que cette thématique n'est pas anodine.
Les directives strictes d'Upov 91 peuvent être particulièrement problématiques pour les pays en développement, où l'agriculture reste le secteur employant le plus de personnes et où de nombreux agriculteurs multiplient eux-mêmes les semences. Ces pratiques participent au renforcement de la résilience de leurs exploitations et à la sécurité alimentaire à l'échelle mondiale. C'est pourquoi la majorité de la commission de notre conseil souhaite que la lumière soit faite sur cette question qui affecte notre réputation et suscite de nombreuses réactions chez nos partenaires. Ce fut récemment le cas en Thaïlande, où cette demande a suscité une levée de boucliers au sein de la société civile et des associations de paysans.
Une minorité de la commission de notre conseil appelle à rejeter ce postulat. Pour elle, la clause Upov 91 dans les mandats de négociation n'est qu'une proposition et la Suisse est toujours prête à s'en écarter afin de trouver, avec les pays partenaires, des solutions alternatives pour la protection des variétés végétales. Preuve en est, pour la minorité, que les récents accords avec l'Inde et la Thaïlande consistent essentiellement en une référence aux obligations existantes dans le cadre de l'OMC. Seulement, elle omet de rappeler que cela ne fut le cas qu'en raison du refus catégorique des autorités thaïes et indiennes d'entrer en matière. D'autres pays moins résistants pourraient être contraints à renoncer à défendre correctement leurs intérêts.
De plus, cela ne répond toujours pas à la question au coeur de ce postulat de savoir quel est l'intérêt de la Suisse de promouvoir à ce point Upov 91, question à laquelle le Conseil fédéral n'a jusqu'à présent pas répondu précisément, se bornant à avancer l'argument général consistant à dire que la Suisse est un pôle d'innovation et de recherche et a dès lors un intérêt à ce que ses partenaires garantissent un niveau de protection adéquat et efficace des droits de propriété intellectuelle. On est d'autant plus en droit de se demander s'il faut en faire un objet de négociation qu'il n'existe pas en Suisse - cela a été dit par mon collègue rapporteur - d'industrie semencière orientée vers l'exportation et qu'il existe aussi un cadre donné par ADPIC - accord négocié par 123 pays au sein de l'OMC -, qui, lui, n'est pas du tout contesté.
Si Upov 91 est critiqué jusqu'au sein de l'AELE, si le Liechtenstein ne l'a toujours pas signé, que la Norvège y a renoncé, car jugé trop restrictif pour ses paysans, et que la Suisse continue à exiger de nombreuses dérogations pour garantir la libre production des principales semences utilisées par nos propres paysans, il y a bien une raison. Si l'Inde, comme la Thaïlande, a refusé l'introduction de cette exigence dans les accords de libre-échange récemment signés, c'est que l'adhésion à Upov leur posait des problèmes de souveraineté alimentaire, de durabilité et de droits des paysans.
Pourquoi, dans ces conditions, en faire la promotion à travers nos accords de libre-échange? C'est à cette simple et légitime question que ce postulat vise à répondre.
Une large majorité de la commission vous invite à soutenir ce postulat, afin de pouvoir nous positionner de manière éclairée sur les prochains mandats de négociation pour les prochains accords de libre-échange.
Haab Martin · Mit-M · Nationalrat · Zürich · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Ich spreche im Namen der Minderheit zum Postulat 24.4267. Die Mehrheit der Kommission möchte mit diesem Postulat den Bundesrat damit beauftragen, in einem weiteren Bericht darzulegen, welche Auswirkungen das Festhalten an der Upov-91-Regelung auf Länder hat, die mit der Schweiz ein Freihandelsabkommen eingehen.
Die Schweiz ist zusammen mit 77 weiteren Ländern Mitglied des Internationalen Verbandes zum Schutz von Pflanzenzüchtungen (Upov). Das Upov-Übereinkommen ist ein international anerkanntes Referenzwerk des Verbandes. In Verhandlungsmandaten für Freihandelsabkommen wird jeweils verlangt, dass sich die Schweiz für ein entsprechendes Schutzniveau beim geistigen Eigentum einsetzt. Zum geistigen Eigentum gehört auch der Sortenschutz. Bei anstehenden Freihandelsabkommen verweist die Schweiz hierfür auf das internationale Übereinkommen zum Schutz der Pflanzenzüchtungen, also auf diese Upov-91-Konvention.
Die Schweiz ist ein Erfindungs- und Innovationsland und als solches auf Patente angewiesen. Es ist somit logisch, dass wir weltweit einen hohen Patentschutz einfordern. Es wäre schon eigenartig, wenn wir zum Ausdruck brächten, dass wir zwar generell ein Interesse an einem strengen Patentschutz hätten, dass dies aber im Bereich des Sortenschutzes nicht der Fall sei.
Zur Verständlichkeit: Die Upov-91-Konvention betrifft nur moderne, neu gezüchtete Sorten und hindert die lokalen Landwirte nicht daran, traditionelle Sorten zu verwenden. Die möglichen Auswirkungen von Sortenschutzbestimmungen werden schon jetzt in Nachhaltigkeitsanalysen zu Freihandelsabkommen untersucht. Die Konvention ermöglicht auch eine gewisse Flexibilität und eine Anpassung an die nationalen Gegebenheiten; dies war z. B. beim Freihandelsabkommen mit Thailand der Fall. Die bestehenden Analysen nehmen bereits heute Punkte auf, die vom vorliegenden Postulat gefordert werden.
Die Minderheit der Kommission ist, wie übrigens auch der Bundesrat, der Ansicht, dass eine generelle Analyse, wie sie das Postulat fordert, keine zusätzlichen Erkenntnisse bringen kann. Sie würde aber unnötig Ressourcen binden.
Ich bitte Sie deshalb, der Minderheit zu folgen und das Postulat abzulehnen.
Parmelin Guy · VPBR-M · Bundesrat · Waadt
Tout d'abord, je tiens à rappeler, comme l'a fait le rapporteur de la commission, que la Suisse, en tant que leader en matière d'innovation et pôle de recherche important, a un intérêt à ce que les pays partenaires garantissent un niveau de protection adéquat des droits de propriété intellectuelle. C'est tout sauf innocent. La protection des obtentions végétales, pourvoyeuses d'innovation, contribue à la création de nouvelles variétés plus résistantes au changement climatique et aux maladies, ainsi qu'à une agriculture plus durable et à la sécurité alimentaire.
La Convention Upov forme le cadre international. Elle est soutenue par des Etats de toutes les régions du monde, dont de nombreux pays du Sud. Je tiens aussi à rappeler, comme le Conseil fédéral l'a déjà expliqué à plusieurs reprises, que, au début des négociations d'un accord de libre-échange (ALE), l'AELE propose de se référer à la Convention Upov comme point de départ des discussions. L'AELE ne fait toutefois pas de l'adhésion à la Convention Upov ou de l'adoption de ses normes une condition préalable à la conclusion d'un ALE. Elle est ouverte à la recherche de solutions alternatives adaptées à la situation individuelle des pays partenaires, pour autant que les solutions alternatives garantissent in fine une protection adéquate et efficace des obtentions végétales.
Plusieurs exemples démontrent cette flexibilité dans l'approche. C'est le cas notamment des ALE conclus avec l'Indonésie, les Philippines, l'Inde ou encore l'accord tout récemment conclu avec la Thaïlande. La Suisse a récemment renforcé sa pratique en matière d'analyse de durabilité ex ante dans le cadre des ALE. Ces analyses individuelles couvrent également la protection des variétés végétales et reprennent précisément des points du postulat. Elles abordent ainsi des thèmes tels que les effets possibles de l'ALE sur les petits exploitants agricoles, sur la biodiversité, ainsi que sur le développement de nouvelles variétés résistantes au changement climatique ou aux maladies, pour une agriculture plus durable, pour la productivité et pour la sécurité alimentaire.
L'automne dernier, par exemple, l'analyse de l'ALE avec la Thaïlande a été publiée. Elle a notamment confirmé que l'approche de l'AELE en matière de protection des variétés végétales était adaptée.
Concernant la demande concrète contenue dans le postulat, le Conseil fédéral est d'avis qu'un rapport général comme proposé par ce postulat n'apporterait aucun enseignement nouveau et donc aucune valeur ajoutée. En revanche, les analyses de durabilité sont spécifiques aux pays concernés. Elles tiennent compte des circonstances individuelles des pays partenaires respectifs. A notre avis, elles se prêtent donc beaucoup mieux à l'examen de cette thématique et à la formulation de conclusions utiles, plutôt qu'une analyse générale, telle que visée par le postulat, qui ne produirait vraisemblablement qu'un examen superficiel des enjeux en question.
Le postulat vise l'examen des implications pour "les pays du Sud", comme si ces derniers formaient un corps homogène. La réalité est bien plus complexe et nuancée, selon les pays concernés. Une étude générale est donc moins adaptée que ce qui se fait déjà en matière d'analyse de durabilité. Elle entraînerait - et cela a été dit par le porte-parole de la minorité - des coûts importants dont nous pourrions nous passer.
En conséquence, nous vous proposons de rejeter ce postulat.
Abstimmung
Präsidentin (Christ Katja, zweite Vizepräsidentin): Die Mehrheit der Kommission beantragt die Annahme des Postulates. Eine Minderheit Haab und der Bundesrat beantragen die Ablehnung des Postulates.
Abstimmung - Vote
Für Annahme des Postulates ... 101 Stimmen
Dagegen ... 88 Stimmen
(2 Enthaltungen)