05.030
Norme pénale relative à la traite d'êtres humains (droits de l'enfant). Modification
Siegrist Ulrich · Mit-M · Conseil national · Argovie · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Es geht hier nicht um einen Nebenkriegsschauplatz des Strafrechtes, wie es vielleicht auf den ersten Blick erscheinen könnte, sondern es geht hier um einen Bereich, der leider sehr zentral geworden ist: Das Delikt des Kinderhandels - zum Zweck der sexuellen Ausbeutung, der Organentnahme, der Zwangsarbeit, der Industriearbeit oder des Einsatzes als Kindersoldaten - ist leider heute längst nicht mehr eine Tätigkeit, der sich mehr oder weniger einige "Nischenverbrecher" annehmen. Vielmehr ist es eine zentrale und grossflächige Verbrechertätigkeit, die in die Fläche wuchert und die zu einem teilweise sehr lukrativen Geschäft ausgebaut worden ist. Das weitere Merkmal: Es handelt sich um ein Delikt, das meistens schon von der Typologie her in einer internationalen Vernetzung stattfindet und deshalb praktisch nur in internationaler Kooperation und Koordination angegangen werden kann.
Das ist der Hintergrund dieses Fakultativprotokolles vom Mai 2000 als Zusatz zum Übereinkommen über die Rechte des Kindes, der Kinderrechtskonvention, die wir schon früher ratifiziert haben. Kernstück des Fakultativprotokolles bilden einerseits Minimalanforderungen an die nationalen Strafgesetze und andererseits Verfahrensvorschriften in den Bereichen Zuständigkeit, Auslieferung, Opferhilfe und internationale Zusammenarbeit.
Die schweizerische Gesetzgebung genügt schon heute fast allen diesen Anforderungen, die erfüllt sein müssen, damit die Konvention unterzeichnet werden kann, aber mit einer wesentlichen Ausnahme, nämlich derjenigen des Tatbestandes des Menschenhandels. Wir haben heute lediglich Artikel 196 StGB, welcher den Menschenhandel zum Zwecke der sexuellen Ausbeutung verbietet. Es geht jetzt darum, auch die anderen Elemente des Menschenhandels zu erfassen. Heute konnte man diese in der Schweiz jeweils nur auf etwas eigenartigen Umwegen erfassen, über Nötigung und andere inadäquate Hilfstatbestände.
Deshalb schlägt die Botschaft des Bundesrates vor, Artikel 196 StGB auszuweiten und gleichzeitig von den Sexualstrafdelikten, wo er heute platziert ist, zu den Delikten gegen die Freiheit im Kapitel "Verbrechen und Vergehen gegen die Freiheit" zu transferieren, wo er in diesem neuen, umfassenden Sinne eigentlich hingehört.
Damit ist die letzte Hürde beseitigt, sodass die Schweiz das Fakultativprotokoll ratifizieren kann. Wir sind damit nicht der erste Staat, sondern etwa der neunzigste Staat, der ratifiziert. Unterzeichnet wurde das Abkommen schon früher. Der Grund, weshalb das so lange gedauert hat, liegt darin, dass man sehr intensive Abklärungen zusammen mit Expertinnen und Experten getroffen hat, wohl aber auch darin, dass man zuerst aussenpolitisch und erst anschliessend auch innenpolitisch - bezüglich der Umsetzung - gehandelt hat. Man muss vielleicht in unserem Land noch besser lernen, Frau Bundesrätin, diese beiden Dinge gleichzeitig voranzutreiben, damit man in Zukunft mit dem innenpolitischen Prozess nicht erst dann beginnt, wenn der aussenpolitische Prozess bereits abgeschlossen ist. Das war im Jahre 2000; Sie werden das jetzt in diesem Sinne etwas verbessern.
In der Kommission hat eigentlich nur ein Punkt zu diskutieren gegeben, nämlich ein Antrag, der dann wieder zurückgezogen wurde. Mit diesem sollte bewirkt werden, dass die Einwilligung des Opfers in die gesetzliche Formulierung hineingenommen wird. Die Kommission hat sich damit an zwei Sitzungen sehr intensiv befasst. Sie ist zum Ergebnis gekommen, dass bei Kindern die Einwilligung nie eine Rolle spielt, also immer irrelevant ist, dass man das schon aus den Bestimmungen des Zivilgesetzbuches ableitet, und dass man es nicht ins Gesetz aufnehmen darf, weil das den Anschein erwecken könnte, bei den Erwachsenen sei das dann von Bedeutung. Bei den Erwachsenen kann es von Bedeutung sein, wenn es eine Einwilligung ist, die den wirklichen Willen wiedergibt, der unbeeinflusst zustande gekommen ist. Das ist aber in den Fällen, um die es hier geht, in der Regel ebenfalls nicht der Fall, weil in aller Regel die Einwilligung ebenfalls nicht Ausdruck einer freien Willensäusserung ist, sondern Ausdruck einer Notlage, einer Täuschung oder anderer Machenschaften, mit denen auf den freien Willen des Opfers eingewirkt wurde.
Schutzobjekt der Vorschrift ist eben immer der freie Wille bzw. die Selbstbestimmung des Opfers. Deshalb kann eigentlich nur in Ausnahmefällen eine Einwilligung überhaupt relevant sein. Wenn ausnahmsweise eine dem freien Willen entsprechende Einwilligung vorliegt, so ist eben der Tatbestand, um den es hier geht, gar nicht gegeben, weil dann das Selbstbestimmungsrecht nicht eingeschränkt ist.
Somit ist die Kommission nach intensiven Abklärungen einstimmig zum Ergebnis gekommen, dass die Fassung des Bundesrates die richtige ist. So empfehlen wir auch Ihnen, dieser zuzustimmen.
Menétrey-Savary Anne-Catherine · Mit-F · Conseil national · Vaud · Groupe des VERT-E-S
Selon la Société pour les peuples menacés, les êtres humains sont la troisième marchandise la plus vendue dans le monde, après les armes et les drogues. Selon d'autres sources, il y aurait en Europe 200 000 victimes de la traite des êtres humains, dont près de 3000 en Suisse chaque année. Quant aux enfants, on estime à 1 million le nombre de ceux qui font l'objet de ce sordide commerce dans le monde.
Le Protocole facultatif se rapportant à la Convention relative aux droits de l'enfant, avec la norme pénale qui l'accompagne visant à réprimer la traite des êtres humains, vient donc bien à son heure, car le phénomène de la traite est en pleine expansion, concernant d'ailleurs aussi bien des hommes que des femmes ou des enfants, aux fins d'exploitation sexuelle - pornographie, délinquance, travail forcé, prélèvement d'organes.
Pour examiner ce dossier, la commission a d'abord dû définir ce qu'on entend par "traite". Quand on pense "protection des enfants", on a tout de suite devant les yeux des cas de pornographie ou d'abus sexuels, voire des cas d'enfants arrachés à leurs parents pour être vendus en vue d'adoption. Mais la modification du Code pénal dont il est question ici ne porte pas directement sur ces cas, qui sont pris en considération dans d'autres articles du Code pénal. La protection contre l'enlèvement d'enfants pour adoption est par exemple réglée dans la loi élaborée en application de la Convention de La Haye sur l'adoption internationale d'enfants. A vrai dire, cette protection est lacunaire, dans la mesure où elle ne concerne que les ressortissants des pays signataires de ladite convention, mais c'est un défaut que la présente révision ne peut pas corriger.
Dans le nouvel article 182 du Code pénal proposé ici, il s'agit bien du commerce d'êtres humains, à savoir de l'exploitation commerciale d'enfants ou d'adultes traités comme des marchandises pour en tirer profit. Ce qui est nouveau, outre la définition relativement extensive de la traite, c'est l'élargissement de la responsabilité pénale à toutes les personnes impliquées dans le trafic, aussi bien l'"importateur", si on peut dire, que le recruteur ou le destinataire. L'article 182 prévoit pour les adultes des peines jusqu'à vingt ans de réclusion et l'amende, mais s'il s'agit d'enfants ou de mineurs ou si l'auteur agit par métier, la peine est aggravée, et c'est au minimum un an de réclusion.
La commission s'est posé la question de savoir s'il fallait aggraver encore ces peines, pour ce qui concerne les enfants, à trois ans minimum, de manière à allonger le temps de prescription à quinze ans au moins. Mais ce tarif a paru trop élevé pour punir des actes isolés. En revanche, pour tenir compte de ce souci dans les cas de traite d'enfants, la référence à l'article 182 a été ajoutée à l'article 70 du Code pénal, soit à la liste des crimes et délits pour lesquels il est possible d'introduire une action en justice jusqu'à ce que la victime ait l'âge de 25 ans révolus.
La commission a également abordé la question de savoir comment seraient réglés les crimes de vente ou d'exploitation d'enfants commis à l'étranger. C'est ce que prévoit l'article 182 alinéa 4 qui renvoie à l'article 6bis de l'actuel Code pénal. On a cependant relevé que cet article avait une portée limitée par le fait qu'il repose sur le principe de la double incrimination. Compte tenu du fait que la nouvelle partie générale du Code pénal qui doit entrer en vigueur le 1er janvier 2007 supprime cette restriction, la commission s'est demandé si on pouvait l'intégrer dans ce projet de manière à ce qu'il entre en vigueur par anticipation. Compte tenu du retard pris par ce projet, il n'est pas certain qu'il entre en vigueur avant la partie révisée du Code pénal, ce qui a amené la commission à renoncer à cette anticipation.
Une autre question qui a beaucoup occupé la commission a été celle de savoir s'il fallait explicitement mentionner que le consentement de la victime de la traite d'êtres humains n'est pas relevant pour la punissabilité de l'acte. C'est ce que demandait une minorité. Sur ce point, la commission s'est lancée dans une de ces formidables disputes juridiques dont elle a le secret! En fait, c'est quand même une question délicate, mais la commission a été d'accord à l'unanimité sur le fond. En effet, on s'imagine volontiers que la traite des êtres humains est un acte de contrainte comme un enlèvement ou un rapt violent. Or, la réalité est tout autre: la plupart du temps, les victimes de la traite franchissent les frontières légalement et sont en possession de documents de voyage en bonne et due forme. Jusque-là, elles sont donc consentantes. C'est la promesse d'un emploi à l'étranger qui est la principale raison qui les fait partir de chez elles. Mais, une fois arrivées à destination, leurs papiers sont généralement confisqués, et on leur réclame des milliers de francs pour rembourser leurs frais de voyage. Elles sont alors séquestrées, condamnées à vivre dans la clandestinité à la merci de leurs bourreaux. Ce qu'il importait de clarifier juridiquement, c'était que cette sorte de consentement, au départ, n'équivaut pas à une volonté librement exprimée et qu'il ne doit en aucun cas réduire la punissabilité de l'acte ni le justifier d'aucune sorte.
Dans le cas des mineurs, une garantie formelle nous a été donnée dans ce sens. Quand la victime est un enfant, son consentement ne joue aucun rôle dans le jugement. Quand c'est un adulte a priori non plus: le consentement n'est pas considéré comme réellement libre; il est donc inopérant. Il est apparu en définitive que de le mentionner explicitement risquerait a contrario de faire penser que dans d'autres cas, si la victime est consentante, le crime est atténué. Or, ce n'est pas le cas, et ce malentendu entraînerait sur l'ensemble du Code pénal une insécurité d'interprétation.
La minorité a donc retiré ses propositions moyennant que les intentions de la commission, unanime sur ce point, soient clairement réaffirmées ici. Dont acte.
Finalement, c'est à l'unanimité et sans modification que la commission a adopté ce projet d'arrêté. Mais ce n'est pourtant pas avec une âme légère et le sentiment du devoir accompli qu'elle vous propose de faire de même. En effet, rien ne sert de disposer d'une nouvelle norme pénale si on ne parvient pas à l'appliquer. Or, c'est ce qui risque de se passer si d'autres mesures ne sont pas prises ailleurs. On sait en effet que sur les 3000 cas supposés en Suisse, on ne dénombre que 30 à 50 plaintes déposées par année et pas plus de 2 à 7 condamnations. La cause est à rechercher dans le fait que ces personnes sont souvent expulsées de Suisse avant d'avoir pu être reconnues comme victimes et avant d'avoir pu témoigner.
C'est pour cette raison que la Commission des affaires juridiques de notre conseil a fait adopter par notre conseil, le 19 mars 2004, une motion (03.3574) demandant que la protection des témoins soit inscrite dans le futur Code de procédure pénale fédérale, et, le 16 décembre 2004, fait transmettre sous forme de postulat une motion (03.3573) demandant que les victimes et les témoins de la traite des êtres humains ne soient pas comptés dans les quotas prévus dans l'ordonnance limitant le nombre des étrangers et qu'un permis de séjour leur soit octroyé. C'est à nos yeux la seule manière de leur permettre de s'extraire du milieu et de retrouver des perspectives d'avenir.
Pour l'heure, la commission, qui, je l'ai dit, a pris sa décision à l'unanimité, vous recommande d'entrer en matière et d'adopter ce projet.
Glasson Jean-Paul · Mit-M · Conseil national · Fribourg · Groupe radical-libéral
Le groupe radical-libéral vous demande de vous joindre à la commission, qui a pris sa décision à l'unanimité, d'entrer en matière et d'adopter le projet qui nous est soumis. Il est question là d'un complément à la Convention relative aux droits de l'enfant qui concerne la vente, la prostitution et la pornographie ayant trait à des enfants.
Je souligne qu'il s'agit d'enfants car, d'après les propos de Madame Menétrey-Savary, on pourrait croire qu'il s'agit d'autres victimes. Dans le cas particulier, il est question particulièrement d'enfants, et pas mal de choses qu'elle a dites - et qui sont justes - me semblent avoir trait à des adultes, en tout cas à de jeunes adultes.
Il nous faut, puisque nous allons entrer en matière sur ce projet, logiquement le traduire dans le Code pénal suisse du fait qu'actuellement seule est punissable la traite des êtres humains en vue de l'exploitation sexuelle de la victime, aux termes de l'article 106 du Code pénal suisse. Doit s'y ajouter, selon le protocole facultatif que nous traitons, la condamnation de la vente d'enfants aux fins d'exploitation sexuelle, du trafic d'organes et du travail forcé. Dès lors, l'article 182 du Code pénal suisse est introduit pour satisfaire aux exigences du droit international.
Nous nous étonnons qu'il ait fallu cinq ans pour en arriver là, alors que près de 90 Etats l'ont déjà ratifié et que la Suisse se veut à la pointe en matière de respect des droits humains et donc, en première place, des droits de l'enfant.
On peut être surpris aussi que la commission ait consacré deux séances à l'examen de ce projet de révision, alors qu'elle l'a adopté finalement à l'unanimité. Mais, vous l'aurez compris en écoutant les rapporteurs, c'est parce qu'elle s'est penchée sur des questions qu'elle a soulevées elle-même et qui valaient la peine d'être approfondies. C'était notamment le cas pour la problématique du consentement éventuel du mineur; nous avions des craintes que les choses ne soient pas claires.
Nous avons eu des compléments juridiques lors d'une deuxième séance et nous nous sommes persuadés qu'en toute hypothèse, il ne pouvait y avoir de consentement valable du mineur aux actes considérés ici. Après les rapporteurs, nous répétons cela de façon expresse pour qu'aucune ambiguïté ne subsiste.
Le groupe radical-libéral appuie le présent projet, conscient qu'il est de l'importance de compléter notre arsenal juridique pour la défense des enfants et la punissabilité des actes attentant à leur dignité et à leur intégrité.
Aussi nous vous demandons, au nom du groupe radical-libéral, de donner votre aval aux propositions issues des travaux de la commission.
Amherd Viola · Mit-F · Conseil national · Valais · Groupe démocrate-chrétien
Gibt es etwas Abscheulicheres als sexuellen Missbrauch von Kindern, Kinderpornografie oder Kinderhandel? Das Uno-Kinderhilfswerk schätzt, dass jeden Tag rund 3000 Kinder Opfer von Menschenhändlern werden.
Im Mai 2000 hat die Schweiz das Zusatzprotokoll zur Kinderrechtskonvention unterzeichnet. Jetzt - fünf Jahre später - liegt es dem Parlament zur Ratifikation vor. Entscheidend ist Artikel 3 des Fakultativprotokolles, welcher minimale Anforderungen an das nationale Strafrecht stellt. Die schweizerische Rechtsordnung erfüllt mit einer einzigen Ausnahme die Anforderungen des Fakultativprotokolles.
Auf die Punkte, welche die schweizerische Rechtsordnung bereits heute erfüllt, gehe ich nicht ein, zumal diese heute nicht zur Debatte stehen. Demgegenüber äussere ich mich zum Straftatbestand des Menschenhandels. In diesem Bereich genügen die Bestimmungen des schweizerischen Rechts den Anforderungen des Fakultativprotokolles nicht. Laut Artikel 196 StGB ist nur der Menschenhandel zum Zwecke der sexuellen Ausbeutung des Opfers strafbar. Das Fakultativprotokoll verlangt nun aber, dass darüber hinaus auch der Kinderverkauf, der kommerzielle Organhandel sowie die Zwangsarbeit unter Strafe gestellt werden. Dies bedingt im schweizerischen Strafrecht die Revision von Artikel 196 betreffend Menschenhandel. Gemäss bundesrätlicher Botschaft soll der Menschenhandel - den Erfordernissen des Fakultativprotokolles entsprechend - in Artikel 182 des revidierten Strafgesetzbuches geregelt werden.
Jährlich werden schätzungsweise 1 Million Kinder Opfer kommerzieller sexueller Ausbeutung. Akzentuiert wird das Problem durch die rasante technische Entwicklung. Der Kinderverkauf hat immense Auswirkungen auf das Leben und die Entwicklung der betroffenen Kinder.
Die Händler, Vermittler, aber auch Konsumenten üben oft beträchtliche physische und psychische Gewalt auf die Kinder aus. Die Folgen sind verheerend, das Leid ist unermesslich. Das Grauen über den belgischen Kinderschänder Marc Dutroux ist noch präsent.
Aber wir werden auch in unserem eigenen Land fündig. Die im Herbst 2002 in der ganzen Schweiz durchgeführte Operation Genesis gegen Kinderpornografie im Internet hat aufgezeigt, dass auch hierzulande ein grosses Potenzial für Verbrechen gegen Kinder vorhanden ist. Von jährlich 40 000 Opfern sexueller Gewalt in der Schweiz spricht die Organisation Marche Blanche. Im Sommer dieses Jahres machte bei uns der Fall eines zehnjährigen Mädchens aus dem Wallis Schlagzeilen, das Mutter wurde. Handlungsbedarf ist sicher unbestritten.
Mit der Ratifizierung des Fakultativprotokolles erfolgt ein weiterer, wichtiger Schritt zur inner- und interstaatlicher Umsetzung der Kinderrechtskonvention. Die Ratifizierung und die Revision des Strafgesetzbuches ermöglichen eine wirksame Verfolgung des Menschenhandels, insbesondere den Schutz der Schwächsten, der Kinder.
Im Wissen, dass das Problem der Einwilligung diskutiert wurde und darüber Klarheit herrscht, dass bei solchen Verbrechen eine Einwilligung a priori nicht gegeben sein kann, befürwortet die CVP-Fraktion die Ergänzung und die Weiterführung der Kinderrechtskonvention und damit die Revision des Strafgesetzbuches in Bezug auf den Menschenhandel.
Hubmann Vreni · Mit-F · Conseil national · Zurich · Groupe socialiste
Die SP-Fraktion begrüsst die vorliegende Revision. Menschenhandel gehört zu den schlimmsten Verbrechen der Menschheit. Obwohl dieses Verbrechen seit mehr als hundert Jahren bekämpft wird, wird Menschenhandel heute in immer grösserem Umfang betrieben. Jedes Jahr werden weltweit eine Million Kinder Opfer von kommerzieller sexueller Ausbeutung; dazu kommt der Handel, welcher die Ausbeutung der Arbeitskraft bezweckt; dazu kommt der Handel mit Menschen zum Zweck der Entnahme von Körperorganen. Bei all diesen Machenschaften werden die Opfer, werden die Menschen als Ware behandelt. Es wird sehr viel Geld damit verdient.
Die SP-Fraktion begrüsst, dass sowohl die Anbieter als auch die Vermittler und besonders auch die Abnehmer bestraft werden. Auch das Anwerben von Menschen wird unter Strafe gestellt. Wichtig ist, dass Täter auch bestraft werden, wenn sie ihr Delikt im Ausland verübt haben. Besonders wichtig ist in diesem Bereich der Schutz der Kinder. Diese Bestimmung und die Etablierung einer internationalen Zusammenarbeit in der Strafverfolgung stellen einen wichtigen Fortschritt für die Kinderrechte dar.
Das Anliegen der Organisation Terre des hommes, die sich im Kampf gegen den Kinderhandel stark engagiert und über grosse Erfahrung verfügt, haben wir lange diskutiert, wie das meine Vorrednerinnen und Vorredner bereits ausgeführt haben. Terre des hommes wollte eine ausdrückliche Bestimmung im Gesetz, wonach die Einwilligung des Opfers, insbesondere von minderjährigen Opfern, unerheblich sei. Wir sind zum Schluss gekommen, dass dieser Zusatz nicht nötig ist, denn wenn der Tatbestand des Menschenhandels erfüllt ist, ist bei Kindern und Jugendlichen eine Einwilligung sowieso in jedem Fall unerheblich. Würde im Gesetz eine solche Bestimmung speziell erwähnt, könnte daraus der Umkehrschluss gezogen werden, dass die Einwilligung von Erwachsenen in jedem Fall erheblich sei, was unzutreffend wäre. Wir haben deshalb bewusst auf eine explizite Erwähnung verzichtet.
Die SP-Fraktion wird der Vorlage in der vorliegenden Fassung zustimmen. Wir bitten den Bundesrat, sie so schnell wie möglich in Kraft zu setzen.
Vischer Daniel · Mit-M · Conseil national · Zurich · Groupe des VERT-E-S
Auch ich ersuche Sie namens der grünen Fraktion, auf diese Vorlage einzutreten und ihr am Schluss zuzustimmen.
Wir sind hier mit der scheusslichsten Ausnützung wehrloser Opfer konfrontiert. Es geht um den Schutz der Schwächsten, namentlich von Kindern, die nicht zuletzt aus den ärmsten Gebieten der Welt stammen, aus der Dritten und Vierten Welt. Sie kennen das Ausmass der sexuellen Ausbeutung, die Grausamkeit von Organentnahmen, von Kinderarbeit, des Einsatzes von Kindersoldaten.
Mit diesem Abkommen werden Strafnormen im internationalen Bereich koordiniert, und zum Teil wird neu legiferiert. Dieses internationale Abkommen ist eine notwendige, aber sicher keine hinreichende Voraussetzung dafür, dass diesen Taten tatsächlich Einhalt geboten werden kann. Wir müssen klar sehen, nicht zuletzt bezogen auf schweizerische Verhältnisse: Es ist nicht nur ein Problem fehlender Straftatbestände in den Gesetzen, sondern es ist natürlich vor allem ein Problem des fehlenden internationalen Vollzugs, der fehlenden internationalen Koordination des Vollzugs. Sagen wir es offen: Es ist auch ein Problem des fehlenden politischen Willens, diese Straftatbestände tatsächlich global durchzusetzen. Wir können niemandem Sand in die Augen streuen und sagen: Mit dieser Konvention haben wir einen gewaltigen Schritt nach vorne gemacht. Denn es hängt zuerst einmal davon ab, ob sie überhaupt umgesetzt wird. Da können wir nicht nur optimistisch sein. Aber wenn wir das nicht machen würden, dann würden wir als Schweiz unseren möglichen und nötigen Beitrag im Kampf gegen dieses Verbrechen nicht leisten.
Wir haben in der Kommission gesehen, dass unser Strafgesetzbuch in den meisten Punkten bereits hinreichende Normen zur Ahndung dieser Delikte kennt. Es musste nur eine Erweiterung mit Bezug auf den Menschenhandel vorgenommen werden. Es ist sicher richtig, dass das Strafgesetzbuch diesbezüglich ergänzt und präzisiert wird.
Es wurde vorhin von Frau Hubmann und auch von unserem Kommissionssprecher und unserer Kommissionssprecherin auf die Frage hingewiesen, welche die Kommission beschäftigte: Wie ist mit Bezug auf die Einwilligung zu verfahren? Ich gehe davon aus, dass die Kommission nach präziser juristischer, strafrechtlicher Abklärung richtig gehandelt hat, dass sie dieses zusätzliche Tatbestandselement, es gebe keine Einwilligung, nicht in die Vorlage hineingenommen hat. Denn hätte sie es getan, so hätte sie die Logik des heutigen Strafgesetzbuches durchbrochen und zusätzliche Probleme geschaffen, die in Gegensatz zu dem stehen, was mit dieser zusätzlichen Einwilligungsverneinung beabsichtigt gewesen wäre. In diesem Sinne war es ein kluger und richtiger Akt, den Tatbestand im nun vorliegenden Umfang und in der vorliegenden Präzision zu definieren. Ich glaube auch, dass jene, die diesen Vorschlag gemacht haben, heute der Meinung sind oder sein müssen, dass in diesem Sinne ein sinnvoller Kommissionskonsens zustande gekommen ist.
Ich ersuche Sie, dieser Vorlage so breit wie möglich zuzustimmen. Ich bin nicht einer, der immer nach Zeichen ruft. Aber hier geht es darum, dass das Parlament seinen möglichst einmütigen Willen zeigt; dass es diese Delikte nicht einfach nur als tägliche Scheusslichkeiten wahrnimmt, die in der Zeitung fast zur Banalität geworden sind - das ist das Tragische -, sondern dass dieses Parlament auch weiss: Hier herrscht Handlungsbedarf. Ich hoffe, dass die zuständigen Organe der Verwaltung und des Bundes und unsere zuständige Bundesrätin und zuständigen Bundesräte auf dem internationalen Parkett alles tun werden, damit die Schweiz in der Ahndung dieser Delikte eine Vorreiterrolle einnimmt. Ich denke, mit der Verabschiedung dieser Konvention hat das Parlament hierfür die nötige Vorarbeit geleistet.
Joder Rudolf · Mit-M · Conseil national · Berne · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Auch namens der SVP-Fraktion bitte ich Sie, auf die Vorlage einzutreten und ihr zuzustimmen.
Im Mai 2000 hat die Uno die Kinderrechtskonvention betreffend den Verkauf von Kindern, die Kinderprostitution und die Kinderpornografie verabschiedet. Bis heute haben rund hundert Staaten diese Konvention unterzeichnet, darunter auch die Schweiz. Das Hauptziel dieser Konvention ist der Schutz des Kindes vor der kommerziellen Ausbeutung. Jedes Jahr werden weltweit schätzungsweise über eine Million Kinder Opfer von kommerzieller Ausbeutung; betroffen ist leider auch die Schweiz.
Die Konvention stellt Mindestanforderungen an das nationale Strafrecht. Der heutige Begriff des Menschenhandels im Schweizerischen Strafgesetzbuch ist zu eng gefasst, er muss deshalb ausgedehnt werden. Zu diesem Zwecke wird ein neuer Artikel 182 im Strafgesetzbuch geschaffen. Neu wird neben der sexuellen Ausbeutung auch der Menschenhandel zum Zwecke der Ausbeutung der Arbeitskraft und zum Zwecke der Entnahme von Körperorganen unter Strafe gestellt. Beim Handel mit Kindern wird die Strafe verschärft: In diesem Falle wird die Strafe immer Zuchthaus sein. Zudem wird die Verfolgungsverjährung in jedem Fall bis zum vollendeten 25. Altersjahr des Opfers ausgedehnt.
Es besteht aus der Sicht der SVP absoluter Handlungsbedarf. Es geht hier um eine wichtige Vorlage zum Schutze des Kindes. Ich bitte Sie, ihr zuzustimmen.
Aeschbacher Ruedi · Mit-M · Conseil national · Zurich · Groupe PEV/UDF
Menschenhandel ist meines Erachtens die höchste Stufe der Verkommerzialisierung und Ausbeutung des Menschen. Menschenhandel macht Menschen zur blossen Ware und ist ein brutaler Schlag ins Gesicht für jeden, der auch nur den bescheidensten ethischen Anspruch erhebt. Es ist klar, dass Menschenhandel mit allen Möglichkeiten, die die Gesellschaft zur Verfügung hat, verhindert werden muss.
Die Frage des Rechtsvollzuges ist bereits angesprochen worden. Ich bezweifle nicht, dass auf der nationalen Ebene der Vollzug solcher Bestimmungen gewährleistet ist. Hingegen ist der Vollzug auf internationaler Ebene an gewissen Orten durchaus fragwürdig. Da gibt es gerade für die Aussenministerin noch einiges zu tun, um Staaten - die solche Abkommen unterzeichnet haben, aber im Vollzug sehr nachlässig sind - zu einer verstärkten Verfolgung solcher Straftaten zu ermuntern.
Wir haben vom Berichterstatter sehr lange Ausführungen gehört über Dinge, die gar nicht auf der Fahne stehen und heute auch nicht zur Diskussion stehen. Es ist aber ein Zeichen und auch ein Beweis dafür, dass wir über diese Frage des Einverständnisses der Opfer in der Kommission sehr intensiv gesprochen, ja darum gerungen haben und zu einer einheitlichen Meinung gekommen sind, die sich jetzt auf der Fahne niederschlägt.
Die Resultate, die heute vorliegen, befriedigen unsere Fraktion. Mit der kleinen Ergänzung wird eine Lücke geschlossen, die in unserem nationalen Recht noch bestanden hat.
Die einzige Frage, die sich auch bei uns gestellt hat, ist jene, warum die Umsetzung solcher Konventionen und Abkommen ins nationale Recht jeweils so lange dauern muss. Das hat uns erstaunt. Heute aber kann man, wie beim vorhergehenden Geschäft, sagen: Ende gut, alles gut - aber nur bei der Gesetzgebung, noch nicht beim Vollzug. Dort wird es - vielleicht weniger in der Schweiz, aber sicher auf internationaler Ebene - noch einiges zu tun geben.
Calmy-Rey Micheline · BR-F · Conseil fédéral · Genève
Les éléments constitutifs des infractions figurant dans le protocole facultatif ont une importance majeure. On estime à 1 million le nombre d'enfants victimes chaque année à travers le monde de l'exploitation sexuelle à des fins commerciales. Les répercussions sont immenses sur la vie de ces enfants, et souvent ils en gardent des séquelles jusqu'à l'âge adulte.
Pour cette raison, la Suisse a pris une part active à l'élaboration du protocole facultatif. Elle a estimé qu'étant donné les objectifs qu'elle a faits siens, à savoir la lutte contre la traite des êtres humains, ainsi que l'établissement d'une coopération internationale en matière de poursuite pénale et d'harmonisation juridique, le protocole facultatif constituait un progrès important en faveur des droits de l'enfant.
En ratifiant le protocole, la Suisse donne suite aux recommandations du Comité des droits de l'enfant qui, après examen du rapport initial du gouvernement suisse sur la mise en oeuvre de la Convention relative aux droits de l'enfant, incluait dans ses remarques finales la nécessité de promouvoir la lutte contre toute forme de violence à l'égard des enfants. Cette recommandation rejoint les conclusions de la session extraordinaire de mai 2002 de l'Assemblée générale des Nations Unies à New York, conclusions qui demandaient en particulier de promouvoir la lutte contre la traite des êtres humains, domaine considéré comme prioritaire par la Suisse.
Le Code pénal suisse part d'une acception étroite de la traite des êtres humains et prend en compte uniquement la traite d'êtres humains à des fins d'exploitation sexuelle. D'autres dispositions du Code pénal, par exemple la contrainte ou les lésions corporelles, peuvent trouver application en vertu du droit en vigueur pour ces formes de traite des êtres humains que sont l'exploitation du travail et le trafic d'organes.
Toutefois, ces autres éléments constitutifs des infractions ne valent que pour certains phénomènes annexes de la traite des êtres humains et ne touchent pas à son essence, c'est-à-dire au fait de considérer les êtres humains comme des marchandises susceptibles d'être achetées et vendues. S'il y a lieu, les dispositions pénales d'autres textes législatifs, comme le droit des étrangers, du travail ou de la santé, peuvent aussi trouver application. Elles sont cependant liées à des peines légères et ne considèrent pas l'injustice inhérente à la traite des êtres humains en tant que telle.
Afin de satisfaire aux exigences du protocole facultatif, il convient d'étendre le champ d'application de l'article 182 du Code pénal à la traite en vue de l'exploitation du travail et du prélèvement d'organes. Etant donné que la nouvelle disposition ne protège plus la seule autodétermination sexuelle des personnes concernées, l'article 182 du Code pénal doit figurer sous le titre quatrième du Code pénal, "Crimes et délits contre la liberté". Le bien juridique protégé de l'article 182 est l'autodétermination des personnes, et cette adaptation permet à la Suisse de satisfaire aux exigences du protocole facultatif.
Je voudrais remercier la commission et ses rapporteurs pour leur travail. En ratifiant le protocole facultatif, qui compte à ce jour 101 Etats signataires, la Suisse entend signifier sa volonté de protéger les membres les plus faibles de la société: les enfants.
Pour cette raison, le Conseil fédéral a décidé de ratifier cet instrument important et vous recommande d'en faire autant.
Janiak Claude · P-M · Conseil national · Bâle-Campagne · Groupe socialiste
Eintreten wird ohne Gegenantrag beschlossen
L'entrée en matière est décidée sans opposition
Bundesbeschluss über die Genehmigung und die Umsetzung des Fakultativprotokolls vom 25. Mai 2000 zum Übereinkommen über die Rechte des Kindes, betreffend den Verkauf von Kindern, die Kinderprostitution und die Kinderpornografie
Arrêté fédéral sur l'approbation et la mise en oeuvre du Protocole facultatif du 25 mai 2000 se rapportant à la Convention relative aux droits de l'enfant, concernant la vente d'enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants
Detailberatung - Discussion par article
Titel und Ingress, Art. 1, 3
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Titre et préambule, art. 1, 3
Proposition de la commission
Adhérer au projet du Conseil fédéral
Angenommen - Adopté
Art. 2
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
mit Ausnahme von:
Ziff. 1 Art. 70 Abs. 2
Bei sexuellen Handlungen mit Kindern (Art. 187) und unmündigen Abhängigen (Art. 188) sowie bei Straftaten nach den Artikeln 111, 113, 122, 182, 189 bis 191 und 195, die sich gegen ein Kind unter 16 Jahren richten, dauert die Verfolgungsverjährung in jedem Fall mindestens bis zum vollendeten 25. Lebensjahr des Opfers.
Ziff. 1 Art. 70 Abs. 4
Die Verjährung der Strafverfolgung von sexuellen Handlungen mit Kindern (Art. 187) und unmündigen Abhängigen (Art. 188) sowie von Straftaten nach den Artikeln 111 bis 113, 122, 182, 189 bis 191 und 195, die sich gegen ein Kind unter 16 Jahren richten, bemisst sich nach den Absätzen 1 bis 3, wenn die Straftat vor dem Inkrafttreten der Änderung vom 5. Oktober 2001 begangen worden ist und die Verfolgungsverjährung zu diesem Zeitpunkt noch nicht eingetreten ist.
Art. 2
Proposition de la commission
Adhérer au projet du Conseil fédéral
à l'exception de:
Ch. 1 art. 70 al. 2
En cas d'actes d'ordre sexuel avec des enfants (art. 187) et des mineurs dépendants (art. 188), et en cas d'infractions au sens des articles 111, 113, 122, 182, 189 à 191 et 195 dirigées contre un enfant de moins de 16 ans, la prescription de l'action pénale court en tout cas jusqu'au jour où la victime a 25 ans.
Ch. 1 art. 70 al. 4
La prescription de l'action pénale en cas d'actes d'ordre sexuel avec des enfants (art. 187) et des mineurs dépendants (art. 188), et en cas d'infractions au sens des articles 111 à 113, 122, 182, 189 à 191 et 195 dirigées contre un enfant de moins de 16 ans commis avant l'entrée en vigueur de la modification du 5 octobre 2001, est fixée selon les alinéas 1 à 3 si elle n'est pas encore échue à cette date.
Angenommen - Adopté
Vote
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble
Für Annahme des Entwurfes .... 158 Stimmen
(Einstimmigkeit)