01.009
Accord de libre-échange entre les Etats de l'AELE et le Mexique. Approbation
Intervention de procédure
Antrag der Kommission
Mehrheit
Eintreten
Minderheit
(Widmer, Gysin Remo, Jutzet)
Rückweisung an den Bundesrat
mit dem Auftrag, die Verhandlungen neu aufzunehmen, um eine Menschenrechtsklausel in das Abkommen aufzunehmen.
Proposition de la commission
Majorité
Entrer en matière
Minorité
(Widmer, Gysin Remo, Jutzet)
Renvoi au Conseil fédéral
avec mandat de reprendre les négociations afin d'intégrer dans le texte de l'accord une clause relative aux droits de l'homme.
Hess Peter · P-M · Conseil national · Zoug · Groupe démocrate-chrétien
Da sich Frau Zapfl für die Sitzungen von heute und morgen entschuldigen musste, spricht anstelle von Frau Zapfl Frau Kathy Riklin für die Kommission.
Riklin Kathy · Conseil national · Zurich · Groupe démocrate-chrétien
Es geht um die Botschaft zum Freihandelsabkommen Efta/Mexiko sowie zum Landwirtschaftsabkommen Schweiz/Mexiko. Mexiko ist ein wichtiger Wirtschaftspartner der Schweiz: Die Schweizer Exporte betragen gegen eine Milliarde Franken pro Jahr und die Schweizer Direktinvestitionen in Mexiko nahezu vier Milliarden Franken. Das Abkommen wird die Schweizer Exporte um Zölle von jährlich über 100 Millionen Franken entlasten.
Warum braucht die Schweiz dieses Abkommen? Die Bedeutung des Freihandelsabkommens mit Mexiko liegt für die Schweiz in erster Linie darin, dass unsere Wirtschaft vergleichbaren Zugang zum mexikanischen Markt für Waren und Dienstleistungen erhalten wird wie die Konkurrenten aus der EU und den Vereinigten Staaten sowie aus Kanada, die in Mexiko bereits über Vorzugsbedingungen verfügen. Also ist es für die Schweiz dringend nötig, hier nachzuziehen.
Die Schweiz hat bedeutende Wirtschaftsbeziehungen mit Mexiko: Auf dem amerikanischen Doppelkontinent ist Mexiko - nach den USA, Kanada und Brasilien - der viertwichtigste Handelspartner der Schweiz. Wie bereits erwähnt, exportiert die Schweiz auch ohne Freihandelsabkommen bereits Waren im Wert von gegen einer Milliarde Franken pro Jahr nach Mexiko.
Die Schweiz exportiert vor allem hochwertige Produkte der Maschinen-, Chemie- und Pharmaindustrie, sie exportiert Uhren sowie Instrumente und Apparate. Die Importe der Schweiz aus Mexiko setzen sich zum Grossteil aus chemischen Produkten, Fahrzeugen, landwirtschaftlichen Erzeugnissen - dazu gehören Kaffee, Honig und Bier - und, in geringerem Masse, Maschinen zusammen. Mexiko ist auch ein interessanter Markt für Schweizer Dienstleistungsanbieter.
Worin bestehen nun die wichtigsten Bestimmungen des Abkommens? Für Industrieprodukte wie Uhren, Maschinen und Geräte, Produkte der chemischen Industrie, Pharmazeutika und Textilien werden die Zölle bis 2003 auf maximal 5 Prozent abgebaut und bis 2007 vollständig beseitigt. Mexiko erhebt gegenwärtig Zölle von durchschnittlich etwa 12 Prozent mit Spitzen bis zu 30 Prozent. Für eine Reihe von Produkten konnten im Vergleich zum Freihandelsabkommen der EU mit Mexiko deutlich grosszügigere Ursprungsregeln vereinbart werden, was im Interesse der Efta-Staaten liegt.
Neben der Liberalisierung des Handels mit Industriewaren enthält das Abkommen unter anderem Bestimmungen über den Schutz und die Förderung von Direktinvestitionen, den Schutz des geistigen Eigentums und den diskriminierungsfreien Zugang zu öffentlichen Beschaffungen. Der Handel mit Landwirtschaftsprodukten wird durch bilaterale Abkommen zwischen den einzelnen Efta-Staaten und Mexiko geregelt, welche gleichzeitig mit dem Freihandelsabkommen in Kraft treten werden.
Mexiko ist das erste Land ausserhalb Europas und des Mittelmeerraumes, mit dem die Efta-Staaten bzw. die Schweiz ein Freihandelsabkommen unterzeichnet haben.
In der Kommission gab vor allem die Menschenrechtssituation in Mexiko Anlass zu Diskussionen. Kollege Widmer verlangte, dass eine Menschenrechtsklausel in das vorliegende Freihandelsabkommen aufgenommen werde. Da es sich aber um ein bereits fertig ausgehandeltes Abkommen zwischen der Efta - also nicht nur der Schweiz, sondern auch Liechtenstein, Island und Norwegen - und Mexiko handelt, kann das Parlament dieses Abkommen nur annehmen oder ablehnen. Änderungen, wie sie Herr Widmer wünscht, sind nicht möglich. Der aus diesem Sachverhalt heraus gestellte Minderheitsantrag Widmer auf Rückweisung wurde in der Kommission mit 10 zu 5 Stimmen bei 4 Enthaltungen abgelehnt.
Ruedi Baumann verlangt in einem Minderheitsantrag, dass das Freihandelsabkommen aus menschenrechtlicher und humanitärer Sicht laufend überwacht wird. Der Bund habe dafür zu sorgen, dass regelmässig Konsultationen stattfinden und ein Monitoring der Menschenrechtslage unter Einbezug mexikanischer Nichtregierungsorganisationen stattfinde. Auch diesem Antrag wurde in der Kommission nicht stattgegeben. Er wurde mit 13 zu 8 Stimmen abgelehnt.
In der Schlussabstimmung erzielte die Vorlage 15 zustimmende Stimmen gegen eine ablehnende Stimme. Fünf Mitglieder der Aussenpolitischen Kommission enthielten sich der Stimme.
Mit diesem Abkommen zieht die schweizerische Wirtschaft in den Beziehungen zu Mexiko mit den Staaten der Europäischen Union gleich, und das ist wichtig. Die Efta verfolgt die Politik des "one step behind", um gegenüber der Europäischen Union nicht benachteiligt zu sein. Dieses Abkommen wurde in einer Rekordzeit ausgehandelt und verdient die Unterstützung des Parlamentes.
Dupraz John · Conseil national · Genève · Groupe radical-libéral
C'est le 27 novembre 2000 à Mexico que les Etats de l'AELE et le Mexique ont signé l'accord de libre-échange. Cette signature a eu lieu à la fin du long règne du Parti révolutionnaire institutionnel, mais cet accord bénéficie aussi de l'appui du nouveau gouvernement mexicain. Sous réserve de ratification, les parties étaient convenues que l'accord devait entrer en vigueur le 1er juillet 2001.
Pour la Suisse, l'intérêt majeur de cet accord consiste à donner à nos entreprises des conditions préférentielles au Mexique. L'Union européenne a conclu un accord de libre-échange avec le Mexique l'an passé. Quant aux USA et au Canada, ils ont conclu l'ALENA, qui prévoit un schéma progressif de libéralisation des échanges.
L'accord qui vous est soumis prévoit la libéralisation du commerce des produits industriels et des services. Il contient aussi des dispositions sur la promotion et la protection des investissements directs, ainsi que sur la protection de la propriété intellectuelle. C'est ce qu'on appelle un accord de libre-échange de la seconde génération.
L'accord de libre-échange est assorti d'accords bilatéraux régissant le commerce de produits agricoles. C'est dans ce cas un accord qui n'est pas entre l'AELE et le Mexique, mais qui est passé entre chacun des Etats de l'AELE et le Mexique.
Le Mexique est un partenaire économique important pour notre pays. C'est notre quatrième partenaire commercial sur le continent américain après les USA, le Canada et le Brésil. Nous exportons pour environ 1 milliard de francs vers le Mexique. Nous avons des investissements pour environ 4 milliards de francs dans ce pays. C'est, après les USA et le Brésil, le troisième pays cible des investissements suisses dans le Nouveau Monde.
Grâce à cet accord de libre-échange, les exportations suisses seront exonérées de droits de douane pour un montant d'environ 100 millions de francs par an, d'où un gain de compétitivité considérable pour notre économie.
Nous exportons vers le Mexique des produits à valeur ajoutée tels que des machines, des produits chimiques, des produits pharmaceutiques, des montres, des instruments et des appareils. Le Mexique est aussi un pays intéressant pour les services financiers, les banques et les assurances.
En ce qui concerne le volet agricole, les produits sensibles sont exclus de l'accord, à savoir les produits laitiers, la viande, les céréales, la nourriture pour animaux, ainsi que les graisses et huiles végétales ou animales. L'intérêt du Mexique, dans cet accord, se concentre sur des produits tropicaux. Les concessions les plus importantes concernent le café vert et les bananes. Jusqu'ici, la Suisse avait accordé aux pays les moins avancés la franchise de droits de douane pour ces deux produits. L'extension au Mexique de ces concessions aura des répercussions sur les recettes douanières, pour environ 2 millions de francs. La politique agricole suisse n'est donc pas remise en cause par cet accord agricole entre la Suisse et le Mexique.
Le Mexique est aussi le premier pays hors de l'Europe et du Bassin méditerranéen avec lequel l'AELE a signé un accord de libre-échange. A l'avenir, la Suisse espère signer des accords de libre-échange avec le Chili, Singapour, l'Afrique du Sud, et ultérieurement peut-être avec la Corée et le Japon. Cette politique d'extension des accords bilatéraux est une tendance nouvelle qui supplée à la faiblesse dans le domaine des accords multilatéraux, notamment au fait que l'OMC a de la peine à relancer un nouveau round de négociations. Toutefois, et j'insiste, notre pays reste axé sur notre politique traditionnelle d'accorder la priorité, dans la mesure du possible, à la libéralisation dans le cadre de l'OMC, mais si ce n'est pas possible, la Suisse est donc prête à conclure des accords bilatéraux avec ses principaux partenaires.
La Commission de politique extérieure du Conseil national a examiné ce message du Conseil fédéral concernant la ratification de cet accord en date du 3 avril 2001. L'essentiel de la discussion a porté sur le respect des droits de l'homme au Mexique. S'il est vrai que cet accord ne contient pas de clause sur les droits de l'homme, toutefois le préambule de l'accord de libre-échange entre l'AELE et le Mexique contient plusieurs dispositions qui s'y rapportent: l'accord doit contribuer à créer de nouveaux emplois, à améliorer les conditions de travail et accroître le niveau de vie, encourager la préservation et la protection de l'environnement et promouvoir le développement durable. Les parties se fondent sur les droits et les obligations respectifs résultant de l'accord de Marrakech instituant l'Organisation mondiale du commerce et résultant d'autres instruments de coopération multilatéraux et bilatéraux.
En outre, dans sa liste des concessions incluse dans l'accord agricole bilatéral avec le Mexique accompagnant l'accord de libre-échange, la Suisse accorde des droits de douane à taux zéro pour les produits très importants pour le Chiapas, notamment pour le café vert, les bananes et le miel. Cette concession ne devrait pas manquer de contribuer au développement du Chiapas. Du reste, le Conseil fédéral suit la situation au Chiapas avec une grande attention. Depuis le début du conflit, la Suisse dit l'importance qu'elle accorde au respect des droits de l'homme au Mexique. Ainsi, à l'occasion d'une récente visite dans ce pays, M. Couchepin, conseiller fédéral, a apprécié la situation au Chiapas. C'était lors de l'entretien avec M. Ernesto Zedillo, prédécesseur du président Vicente Fox. Le voeu a été formé de voir ce conflit trouver un règlement pacifique.
Les efforts de la Suisse pour soutenir directement ou indirectement les tentatives de retour à la paix au Chiapas ne sont pas nouveaux. Notre pays s'est dit, à plusieurs reprises, prêt à apporter ses bons offices si toutes les parties au conflit le désirent. Le nouveau gouvernement du président Vicente Fox a fait part de son intention de mettre en place les conditions-cadres propres à rétablir le dialogue et à ramener la paix. Les signes concrets d'ouverture de la part du gouvernement mexicain envers les demandes de la population indigène sont évidents. Le président Fox a annoncé la fermeture de trois nouvelles casernes au Chiapas et le retrait de plusieurs unités de l'armée, ainsi que la protection par la police de la marche vers la capitale, emmenée par le sous-commandant Marcos, zapatiste, reçu par le Parlement mexicain.
La conclusion de ces accords économiques avec le Mexique, comme d'ailleurs avec tout autre pays, peut également contribuer, grâce au renforcement des liens contractuels bilatéraux et multilatéraux, à améliorer la situation de la population et à consolider les assises de l'Etat de droit dans les pays partenaires.
C'est pourquoi, conformément à la décision de la majorité de la commission, nous vous demandons d'accepter le projet d'arrêté tel qu'il ressort des travaux de la commission, et de repousser les propositions de minorité Widmer et Baumann Ruedi.
De plus, le postulat de la commission qui a été présenté par M. Rennwald et amendé par votre serviteur a pour but d'inciter le Conseil fédéral à veiller à ce que les droits de l'homme soient respectés dans les futurs accords qui seront conclus avec d'autres pays, et non seulement avec le Mexique.
Widmer Hans · Conseil national · Lucerne · Groupe socialiste
In der Begründung des Rückweisungsantrages der Minderheit, die ich anführe, gehe ich nicht auf technische Daten und konkrete inhaltliche Abmachungen des Abkommens ein. Diesbezüglich vertraue ich voll und ganz den Experten. Auch bezweifle ich nicht den rein wirtschaftlichen Nutzen des Abkommens für unser Land.
Den optimistischen Glauben unseres Volkswirtschaftsministers, dass das Abkommen auch allen Mexikanern zugute komme, möchte ich in aller Deutlichkeit relativieren, und zwar mit dem Hinweis auf die ernüchternde Bilanz des Nafta-Vertrages, welcher vor allem dem Grosskapital in Mexiko etwas gebracht hat. Den ökonomischen und sozialen Niedergang sowie die Umweltzerstörung Mexikos jedoch hat die Nafta nicht verhindern können.
Im Vorwort zum Aussenpolitischen Bericht 2000 stehen die folgenden schönen Sätze: "Aussenpolitik ist Interessenpolitik. Doch die Wahrung der Landesinteressen kann nicht die einzige Richtschnur des aussenpolitischen Handelns sein .... Auch Interessenpolitik muss sich nach ethischen Grundsätzen richten." Genau da setze ich mit meinem Antrag an und bin mir bewusst, dass ich damit im Spannungsverhältnis der Wahrung der wirtschaftlichen Interessen einerseits und der Achtung der Menschenrechte sowie der Förderung der Demokratie andererseits - beides übrigens erklärte Ziele unserer Aussenpolitik - den Akzent auf den zweiten Pol setze, auf die Achtung der Menschenrechte.
Wenn die Efta, und damit auch unser Land, mit Mexiko einen Vertrag abschliesst, dann müssen wir uns dessen bewusst sein, dass die menschenrechtliche Situation in jenem Lande durchaus prekär ist. Dazu einige Stichworte: Mehr als 10 Millionen Menschen - die indigene Bevölkerung - leben in extremer Armut. Es gibt auch unter Präsident Vicente Fox eine zunehmende Militarisierung. Trotz des neuen Gesetzes für indigene Rechte haben die Spannungen zugenommen. Die Justizreform lässt weiterhin auf sich warten - eine Reform, die unbedingt nötig wäre, weil im Justizsystem noch sehr viel Willkür praktiziert wird.
Vor kurzem - und damit fasse ich diese prekäre Situation zusammen - hat der Uno-Sonderbeauftragte für Menschenrechte, Herr Cumaraswamy, gesagt: "Ich habe so viele Informationen über Menschenrechtsverletzungen gesammelt, dass ich ein ganzes Flugzeug damit füllen könnte."
Angesichts einer solchen Ausgangslage und der Ziele und Schwerpunkte unserer Aussenpolitik haben wir Grund genug, einer Rückweisung zuzustimmen. Wir haben aber auch Grund genug, einer Rückweisung zuzustimmen, angesichts der Tatsache, dass die Regierung Vicente Fox vor kurzem über ihren Aussenminister Jorge G. Castañeda vor einem Uno-Gremium folgende Äusserungen gemacht hat: "Wir, die Mexikaner, müssen sicherstellten, dass Mexiko alle internationalen Menschenrechtsabkommen erfüllt, und wir müssen dazu multilaterale Schutzmechanismen einbauen."
Grund genug zu einer Rückweisung haben wir auch angesichts der Tatsache, dass das vor kurzem in Kraft getretene Freihandelsabkommen zwischen der EU und Mexiko die Vertragspartner - mit einer Sanktionsklausel bei allfälligen Verstössen - zum Schutz von Demokratie und Menschenrechten verpflichtet. Wenn der Bundesrat nämlich nach einer solchen Rückweisung zurückgehen und mit der Efta und dem neuen mexikanischen Regime - das die Menschenrechtspolitik zum Teil als Imagewerbung benutzt - neu verhandeln muss, dann ist das eine Chance für alle Beteiligten.
Ich bitte Sie im Namen einer kohärenten Aussenpolitik, die nicht nur Wirtschaftsinteressen einbezieht, sondern in einem neuen Globalisierungsdiskurs - der nach Davos, nach den Ereignissen in Seattle ein anderer geworden ist - angepasst zu reagieren. Das ist die Chance.
Ich bitte Sie, diesem Rückweisungsantrag zuzustimmen.
Baumann Ruedi · Conseil national · Berne · Groupe écologiste
Mexiko ist das erste Land ausserhalb Europas und des Mittelmeerraums, mit dem die Efta-Staaten bzw. die Schweiz ein Freihandelsabkommen unterzeichnet haben, das wir nun hier genehmigen sollen. Gleichzeitig ist das Abkommen mit Mexiko das erste, das wesentlich über die Verwirklichung des Freihandels im Warenverkehr und den Schutz des geistigen Eigentums hinausgeht, indem es zusätzlich Bestimmungen unter anderem über die Liberalisierung im Dienstleistungssektor, den Schutz und die Förderung von Direktinvestitionen und den Marktzugang in Bezug auf öffentliche Beschaffungen enthält. Diese Entwicklung hängt damit zusammen, dass der multilaterale Marktöffnungsprozess - wir wissen es, Stichworte sind WTO, Seattle oder OECD/MAI-Abkommen - gegenwärtig nicht vorankommt. Wenn dem nun so ist, müsste man umso mehr aufmerksam darüber wachen, dass durch das Freihandelsabkommen die Menschenrechtslage in Mexiko nicht verschlechtert wird.
Ich war schon sehr enttäuscht, dass in dem ganzen umfangreichen Abkommen nicht ein Wort über den Schutz der Menschenrechte enthalten ist. Mit diesem ersten Freihandelsabkommen mit einem Land ausserhalb Europas werden für künftige Abkommen Standards gesetzt. Darum ist es sehr wichtig, dass eine Menschenrechtsklausel aufgenommen wird.
Viele Parlamentarierinnen und Parlamentarier haben in den letzten Jahren mit den Schweizer Hilfswerken die Region Chiapas in Mexiko besucht und konnten dabei an Ort und Stelle feststellen, wie die Menschenrechte seit Jahren mit Füssen getreten werden. Wir haben umfangreiche Berichte zuhanden des Aussenministers und des Volkswirtschaftsministers verfasst, aber offenbar ohne Erfolg.
Träger des Beobachtungs- und Entwicklungsprogrammes in Chiapas sind die kirchlichen Hilfswerke Brot für alle, Caritas Schweiz, Fastenopfer, Heks sowie die Schweizer Bischofskonferenz und der Schweizerische Evangelische Kirchenbund.
Ich zitiere nur die Empfehlung aus dem Bericht der vierten Mexiko-Mission vom März dieses Jahres: "Solange der Konflikt in Chiapas nicht betrachtet wird im Lichte des Spannungsfeldes zwischen Nord und Süd und als Terrain, wo gegensätzliche Interessen aufeinander stossen - einerseits die Interessen und der grosse Hunger einiger der mächtigsten multinationalen Konzerne, andererseits die Interessen jener, welche sich einsetzen für die Wahrung der Rechte der indigenen Bevölkerung -, bleiben alle Bemühungen für eine Lösung illusorisch, und die Beiträge, welche das Beobachtungsprogramm leisten kann, bleiben ohne grosse Wirksamkeit. Die Frage des sozialen, ökonomischen und politischen Zusammenhangs ist dringlich anzugehen."
Leider ist unser Volkswirtschaftsminister auf diesem Ohr taub. Er versteht nicht oder will nicht verstehen, dass ein Freihandelsabkommen sehr wohl etwas mit der Menschenrechtssituation zu tun hat und dass Menschenrechte und Handel zusammen gehören.
Die Grünen sind unter diesen Voraussetzungen für Rückweisung der Vorlage, mit dem Auftrag an den Bundesrat, eine Menschenrechtsklausel in das Abkommen einzubauen. Mindestens aber müsste, wie in Artikel 1bis beantragt wird, ein Beobachtungs- oder Monitoringprogramm im Genehmigungsbeschluss verankert werden. Ich werde bei meinem Minderheitsantrag darauf zurückkommen.
Rennwald Jean-Claude · Conseil national · Jura · Groupe socialiste
Je vais tout d'abord déclarer mes intérêts, en ce sens que lorsqu'on appartient à la direction de l'un des deux principaux syndicats du pays, en l'occurrence la FTMH, très active dans le secteur des machines et de l'horlogerie, on ne peut évidemment pas rester insensible aux effets d'un accord qui va massivement abaisser les droits de douane sur un certain nombre de produits industriels et qui, de ce fait, va évidemment avoir des effets positifs sur l'emploi dans notre pays. Je vous rappelle en effet que, d'ici à 2003, les droits de douane sur un certain nombre de produits industriels comme les montres, les machines, mais aussi d'autres comme les médicaments et les produits chimiques, vont être ramenés à un seuil maximal de 5 pour cent et qu'ils disparaîtront à partir de 2007.
Dans cette opération qui est un échange, évidemment, le Mexique trouve aussi son intérêt, dans la mesure où un certain nombre de produits mexicains, et en particulier les produits tropicaux, accèderont plus facilement au marché suisse et aux différents marchés des pays de l'AELE.
J'aimerais aussi faire une considération plus générale en ce sens que l'histoire, et notamment l'histoire du XXe siècle, nous enseigne que dans l'immense majorité des cas, les périodes de protectionnisme ont entraîné des conflits non seulement de nature économique, mais aussi de nature politique et guerrière entre les peuples, alors qu'à l'inverse, les périodes de libre-échange ont créé un climat général plus favorable à ces échanges entre les peuples.
Mais, bien sûr, nous pensons aussi, au groupe socialiste, que la question des échanges économiques ne peut pas être abordée uniquement en tant que telle et qu'elle doit être resituée dans un contexte politique plus large, et qu'elle doit en particulier prendre en compte la question des droits de l'homme. De ce point de vue, nous pensons que le Mexique a encore un certain nombre de progrès à accomplir, comme l'a notamment montré l'affaire du Chiapas. Afin de résoudre cette contradiction - économie d'un côté, droits de l'homme de l'autre -, vous avez en fait le choix entre quatre possibilités. La première consiste à ne rien faire, je pense qu'elle n'est pas satisfaisante. La deuxième consiste à transmettre le postulat de votre commission que j'avais personnellement formulé et qui a été amendé par M. Dupraz; ce postulat me paraît être le minimum syndical. Si on grimpe dans la hiérarchie, vous avez une troisième possibilité, c'est de soutenir la proposition de minorité Baumann Ruedi. Enfin, si vous voulez aller vraiment plus loin et beaucoup plus loin, vous avez la quatrième qui est de soutenir la proposition de renvoi de la minorité Widmer. A mon avis, il n'y a pas de contradiction majeure entre le soutien de l'une ou l'autre de ces propositions; ces différentes propositions ne s'excluent pas, même si, en cas d'acceptation de la proposition de renvoi de la minorité Widmer, sa réalisation pourrait éventuellement poser quelques problèmes, étant donné que la Suisse, dans cette affaire, n'est pas le seul partenaire du Mexique.
Et puis, avant de conclure et pour laisser suffisamment de temps à M. Jutzet qui parlera aussi pour le groupe socialiste, j'aimerais encore poser une question à M. Couchepin, conseiller fédéral. Avec cet accord, on libéralise les marchés publics entre le Mexique et les pays de l'AELE. Donc, on peut imaginer - c'est un peu théorique, mais on peut quand même l'imaginer - que pour tel ou tel mandat, des travailleurs mexicains viendraient durant une certaine période en Suisse. J'aimerais savoir si, dans cette hypothèse, lesdits travailleurs mexicains seraient aussi soumis à la loi sur les travailleurs détachés que nous avons acceptée dans le cadre des mesures d'accompagnement liées à la libre circulation des personnes. A mon avis, la réponse est positive, mais cet avis positif aurait un plus grand poids encore si c'était aussi l'avis de M. Couchepin, conseiller fédéral.
Jutzet Erwin · Conseil national · Fribourg · Groupe socialiste
Wirtschaft und Politik sind nicht trennbar; Politik und Menschenrechte sind nicht trennbar; Menschenrechte und Wirtschaft sind nicht trennbar. Ich wehre mich gegen jene Stimmen, die sagen, das seien zwei verschiedene Paar Schuhe.
Amnesty International, alle Menschenrechtsorganisationen, beispielsweise auch die Caritas, welche letzten Freitag in Luzern ihr hundertjähriges Bestehen feierte, verlangen eine Verknüpfung von Wirtschaftsbeziehungen und Menschenrechten. Die Menschenwürde, die Menschenrechte stehen in der Hierarchie der Werte zuoberst. Sie sind unteilbar, sie sind unantastbar.
Der Bundesrat und die Mehrheit der APK sagen, das Freihandelsabkommen nütze der Schweizer Wirtschaft, es nütze den Schweizer Interessen. Es gelte, gleich lange Spiesse mit den EU-Staaten zu schaffen, die keine solchen Klauseln hätten.
Ich bin damit einverstanden: Der Handel nützt allen. Ich bin mit dem Abbau von Formalitäten, von Bürokratie und Zöllen einverstanden. Aber vorab gilt es, die Menschenrechte zu respektieren, so wie sie in der Uno-Deklaration festgehalten sind, insbesondere die Rechte der Indigenos, der Minderheiten inklusive der Landrechte, ohne die die Existenz gerade dieser Minderheiten und Indigenos in Gefahr wäre.
Das Abkommen mit Mexiko hat Beispielcharakter. Es ist ein Prüfstein für weitere, bereits angekündigte Abkommen. Ich denke an Chile, Südafrika, Singapur, eventuell aber auch an Iran oder Vietnam. Es gilt, ein Zeichen zu setzen, die Schweizer Position klar darzulegen. Unverrückbare Bedingung für ein solches Abkommen ist die Einhaltung der Menschenrechte. Es gibt kein Abkommen mit Ländern, in denen noch gefoltert wird, in denen Todesschwadronen geduldet werden und die Eingeborenen Menschen zweiter Klasse sind.
Mexiko macht Fortschritte. Der neue Präsident Fox hat mit Chiapas Schritte zur Versöhnung eingeleitet. In der Kommission wurde auch die Frage gestellt, ob denn eine Ablehnung dieses Abkommens irgendjemandem etwas nütze. Ich meine: ja. Die Menschenrechtsfrage wird thematisiert, sie wird öffentlich diskutiert, sie kommt und bleibt im Bewusstsein, die Regierung kommt nicht an ihr vorbei, und die Unterdrückten haben Hoffnung. Sie wissen, dass jemand zu ihnen schaut und sich für sie einsetzt. Langfristig ist eine klare Haltung die effizienteste Haltung in der Menschenrechtspolitik.
Noch eine letzte Bemerkung: Ich bin Mitglied der Efta-Delegation. Das Parlament verlangt seit Jahren mehr Mitsprache in der Aussenpolitik. Dieses Abkommen ist ein typisches Beispiel dafür, dass wir eigentlich nichts zu sagen haben. Wir können heute hier nur Ja oder Nein sagen. Wir wurden weder hier noch in der Efta-Delegation gefragt, mit welchem Land ein solches Abkommen ausgearbeitet werden soll, noch - geschweige denn, würde ich sagen - haben wir zu dessen Inhalt etwas zu sagen. Das ist nicht die Politik, die wir unterstützen dürfen.
Ich bitte Sie deshalb, diesen Entwurf an seinen Absender zurückzuschicken.
Ruey Claude · Conseil national · Vaud · Groupe libéral
Je crois qu'il n'y a pas besoin de s'étendre très longuement sur l'utilité économique de ces accords. Il s'agit par là de garantir aux pays de l'AELE un accès au marché mexicain, qui correspond à celui des pays de l'Union européenne, des Etats-Unis et du Canada et donc qui nous met dans une situation d'égalité par rapport à eux dans le domaine des produits industriels, des services, des investissements directs, de la propriété intellectuelle, des marchés publics. Là, je crois qu'il est difficile de ne pas accepter un tel accord, y compris le deuxième Accord bilatéral Suisse-Mexique sur les produits agricoles. On l'a dit, cet accord a pu être négocié dans des délais relativement brefs, et il faut en féliciter les auteurs des négociations. Ces accords devraient pouvoir entrer en vigueur le plus rapidement possible.
Il n'est, dès lors, pour le groupe libéral, pas judicieux, nous semble-t-il, de céder à l'une ou à l'autre proposition de minorité: la première veut intégrer une clause dans l'accord et propose donc le renvoi du projet au Conseil fédéral et la seconde propose un article 1bis; le groupe libéral s'y oppose pour des raisons aussi bien pratiques que de principe. Renvoyer le projet au Conseil fédéral, c'est en réalité une proposition que je trouve à la limite inconvenante, parce qu'elle remet en cause tout l'acquis négocié ayant permis d'aboutir à cet accord de libre-échange. Cette proposition doit donc être rejetée, car cette mesure serait discriminatoire à deux titres: discriminatoire par rapport au Mexique lui-même, si l'on considère qu'il s'agit d'un accord commercial et si l'on considère les relations économiques qu'entretient la Suisse avec beaucoup d'autres pays pour lesquels aussi pourrait se poser la question de conditions relatives aux droits de l'homme, avec des accords dans lesquels ne figurent pas de telles conditions, parce qu'il s'agit d'accords commerciaux; discriminatoire également à l'égard des entreprises suisses, car la non-réalisation d'un tel accord conduit à ce que ces entreprises seraient discriminées par rapport à celles de l'Union européenne, des Etats-Unis et du Canada qui sont déjà mis au bénéfice d'un accord de libre-échange.
Je souligne d'ailleurs qu'à propos de l'Union européenne, dont on croit savoir que la plupart des gouvernements sont actuellement dirigés - j'espère provisoirement - par des premiers ministres socialistes, on n'a pas demandé de conditions des droits de l'homme dans les accords. Renvoyer cet accord au Conseil fédéral mettrait en péril aussi la confiance que l'on peut placer dans la Suisse par rapport à ses partenaires de l'AELE qui l'ont négocié en commun, ce qui poserait un problème de responsabilité internationale à l'égard de nos partenaires. Enfin, on peut se demander si une telle condition dans l'accord changerait la situation du Chiapas ou des droits de l'homme. Je me permets de penser que c'est le contraire qui est vrai: le fait de pouvoir nouer des relations commerciales et de les développer offre souvent une perspective favorable de sensibilisation à la question des droits de l'homme au sens où nous l'entendons ici. Il n'est bien entendu pas question de renoncer à vouloir promouvoir les droits de l'homme. Donc, pour nous, pas question de renvoyer le projet au Conseil fédéral.
Quant à adopter un article 1bis, selon la proposition de la minorité Baumann Ruedi, on ne voit pas, là non plus, pour les raisons que je viens d'évoquer, quels seraient les motifs de le faire. Cela poserait également des problèmes d'ordre diplomatique à l'égard des autorités mexicaines et ne permettrait sans aucun doute pas de faire avancer en soi le problème du respect des droits de l'homme.
J'aimerais dire d'ailleurs, dans une certaine mesure, que vouloir mettre spécifiquement, dans un accord relatif à un seul pays, la problématique des droits de l'homme, et ce dans un accord commercial, me paraît être une forme d'autogoal, si vous me passez l'expression, par rapport précisément à cette défense des droits de l'homme à laquelle nous sommes tous attachés dans cette assemblée et à laquelle en tout cas le groupe libéral est très attaché. Les droits de l'homme doivent être reconnus de manière universelle. Ils s'imposent de la même manière à tous les Etats et en toutes circonstances. Toute violation des droits de l'homme doit faire l'objet d'une sanction au sens où l'entend le droit international public et cela indépendamment des accords commerciaux, indépendamment des autres textes de droit international, tel cet accord de libre-échange. C'est donc une question de principe beaucoup plus générale qui se pose en matière de droits de l'homme. Et vouloir dans une certaine mesure les introduire dans un accord particulier, c'est finalement donner un caractère moins universel aux droits de l'homme.
C'est la raison pour laquelle le groupe libéral rejettera la proposition de renvoi de la minorité Widmer ainsi que la proposition de la minorité Baumann Ruedi d'introduire un article 1bis.
Schlüer Ulrich · Conseil national · Zurich · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Ich bin von unserer heute abwesenden Fraktionssprecherin, Frau Fehr Lisbeth, ausdrücklich autorisiert worden, in ihrem Namen für die SVP-Fraktion zu sprechen.
Wir beantragen Ihnen Zustimmung zum Bundesbeschluss, also Genehmigung des Freihandelsabkommens mit Mexiko, Ablehnung des Rückweisungsantrages der Minderheit Widmer und des Antrages der Minderheit Baumann Ruedi.
Wir müssen gestehen, dass wir in der Demonstration, die hier unter dem Stichwort Menschenrechte konstruiert wird, eigentlich recht wenig Sinn finden können. Würden wir dieses Freihandelsabkommen ablehnen, hätte das ja einzig zur Folge, dass die Schweiz mit Mexiko kein Freihandelsregime hätte, während praktisch alle Staaten der Welt ein solches hätten. Da könnte man natürlich sagen: Da kommt ein ausgesprochen selbstloses und opferbereites Handeln zum Ausdruck. Aber ob das wirklich Sinn macht, ob das wirklich jemand wahrnimmt, ist eine andere Frage.
Wenn wir den Blick auf das Land Mexiko werfen, können wir feststellen, dass Mexiko wirtschaftlich und politisch einen Weg aus einer schwierigen Ausgangslage heraus sucht. Es ist wirtschaftlich ein Aufbruch festzustellen. Es ist aber auch in demokratischer Hinsicht ein Aufbruch festzustellen. Es sind Ereignisse eingetreten, Möglichkeiten, Entwicklungen in Gang gekommen, die vor drei, vier Jahren noch undenkbar waren. Dass es unsere Aufgabe wäre, das Tempo dieser Neuorientierung mit Noten zu zensieren, erachten wir als deplaziert - vom Staat aus gesehen ganz besonders, aber auch persönlich scheint uns solche Allüre etwas weltfremd.
Mexiko hat einer Freihandelsregelung zugestimmt; es will diese Freihandelsregelung. Das ist doch immerhin ein Zeichen dafür, dass sich dieses Land dem Wettbewerb stellen will.
Ein Land, das sich dem Wettbewerb stellt, sucht in seinem Staat in erster Linie kreative Mitdenker, selbstständig denkende, selbstständig handelnde Persönlichkeiten. Es ist nicht am blinden Untertan interessiert, der einfach macht, was ihm die Regierung vorschreibt. Ein am Wettbewerb orientiertes Land fördert Leute, die Entscheidungsfreiheit wahrnehmen. Das hat auch Auswirkungen auf die politische Entwicklung. Wer im wirtschaftlichen Bereich Entscheidungen trifft, lässt sich auch im politischen Bereich nicht alles vorschreiben und vorsagen.
Insofern hat diese Hinwendung zum Freihandel, diese Hinwendung zum Wettbewerb auch mit mehr politischer Freiheit zu tun - das ist immerhin zu registrieren. Mag sein, dass dieser Weg in Richtung Demokratie nicht in jeder Beziehung gradlinig ist. Aber in der Geschichte von welchem Land war dieser Weg schon in jeder Beziehung gradlinig? Wer gibt uns das Recht zu beurteilen, ob dieser Weg Mexikos nun schnell genug und gradlinig genug ist oder nicht? Mir scheint, da findet eine pharisäerhafte Beurteilung statt, die uns nicht ansteht. Freihandel hat sehr oft zu solider Demokratisierung geführt - nicht immer, aber sehr oft.
Ob es besser wäre, wenn man dieses Land sozusagen international unter Aufsicht stellen würde, insbesondere durch solche Bewegungen und Persönlichkeiten, die dem Staatsdirigismus unter Umständen weit mehr Sympathie abgewinnen als freier, selbstverantworteter Entscheidfindung?
In diesem Sinne möchte ich Sie - auch im Namen der SVP-Fraktion - bitten, diesem Bundesbeschluss zuzustimmen und dieses Freihandelsabkommen zu genehmigen.
Widmer Hans · Conseil national · Lucerne · Groupe socialiste
Herr Schlüer, Sie haben etwas von "pharisäerhaft" gesagt. Das könnte ich verstehen, wenn es sich um eine einseitige Präambel handeln würde. Aber ich verlange ja gerade, dass sich in einem Rahmen, in den ein solches Abkommen eingebettet wird, beide Partner verpflichten, die Menschenrechte einzuhalten. Das würde dann auf partnerschaftlicher Ebene und nicht, wie Sie meinen, nur über Monitoring von aussen geschehen und würde bedeuten, dass uns auch die Mexikaner inspirieren können, wenn Mexikaner hier schlecht behandelt werden oder wenn wir Fahrende nicht anerkennen. Hat denn das auch etwas mit Pharisäertum zu tun?
Schlüer Ulrich · Conseil national · Zurich · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Da kommen weltanschauliche Unterschiede zum Ausdruck. Wir setzen darauf, dass ein Land, das sich dem Wettbewerb aussetzt und eine freiheitliche Wirtschaftsentwicklung fördert, an freien, selbst verantwortlichen und selbst entscheidenden Bürgerinnen und Bürgern interessiert ist. Diese wissen sich politisch selbst zu helfen. Wir haben den Eindruck, dass eine solche Bewegung in Mexiko in Gang gekommen ist. Wir müssen Mexiko also gewiss nicht unter internationale Kuratel stellen. Internationale Besserwisserei wäre da tatsächlich pharisäerhaft.
Suter Marc F. · Conseil national · Berne · Groupe radical-libéral
Die FDP-Fraktion stimmt beiden Abkommen - herzhaft, muss ich sagen - zu. Wir lehnen die Rückweisungs- und Minderheitsanträge ab.
Es handelt sich in der Tat um ein wegweisendes Abkommen, das hier ratifiziert werden soll. Mexiko ist das erste Land ausserhalb Europas und des Mittelmeerraumes, mit dem Efta-Staaten bzw. unser Land ein Freihandelsabkommen unterzeichnet haben. Das Abkommen mit Mexiko ist umfassender als die bisherigen von der Schweiz im Rahmen der Efta abgeschlossenen Freihandelsabkommen. Diese haben sich ja im Wesentlichen auf die Verwirklichung des Freihandels mit Industriegütern beschränkt. Nun geht es viel weiter: Dienstleistungen werden einbezogen, namentlich auch Finanzdienstleistungen, der Bereich Landwirtschaft, die Direktinvestitionen werden geschützt. Ein Aspekt, der auch sehr wichtig ist: der Schutz des geistigen Eigentums. Denken Sie nur an unsere hohen Interessen im Bereich der Pharmaindustrie.
Als stark exportorientiertes Land, das keinem grösseren Verbund - namentlich nicht der EU - angehört, sind wir stark darauf angewiesen, dass wir solche Abkommen, die geographisch, aber auch inhaltlich ausgeweitet sind, abschliessen können. Diese Abkommen ergänzen unsere Aussenhandelspolitik, die ja darauf abzielt, namentlich im Rahmen der WTO eine schrittweise Liberalisierung des Welthandels fördern zu helfen.
Für unsere Arbeitsplätze in der Schweiz - ich rede jetzt als Vertreter des "Arc jurassien" - ist es schliesslich wichtig, dass wir gerade mit aufstrebenden Ländern wie Mexiko in einer guten Handelspartnerschaft stehen. Ich gebe Ihnen folgendes Beispiel: Gemäss diesem Abkommen werden wir ab 2007 keinen Zoll mehr auf Uhren zu entrichten haben.
Die Problematik dieser Abkommen betrifft neu aber auch das Verhältnis von Menschenrechten und Freihandel. Wir sind überzeugt, dass hier kein Gegensatz gegeben ist, im Gegenteil: Handel und die Förderung von Menschenrechten gehören zusammen. Der Philosoph Immanuel Kant hat bereits vor über 200 Jahren in seinem Essay "Zum ewigen Frieden" die These aufgestellt, dass die Förderung des Handels, dass Zusammenarbeit mittels multinationaler Abkommen, dass der Austausch von Ideen, Gütern und menschlichen Kontakten zwei Dinge bewirkt: Das eine ist die Stärkung der Demokratie in diesen zusammenarbeitenden Gesellschaften, das andere ist der Beitrag zur Friedenssicherung; weil sich Demokratien, weil sich befreundete Volkswirtschaften, die miteinander in Kontakt sind - die sich kennen lernen, die sich austauschen -, nicht mehr gegeneinander Krieg führen. Von daher ordnet sich die Bestrebung, Freihandelsabkommen abzuschliessen, durchaus in diese Perspektive ein.
Die etwas idealistische Vorstellung von Kant hat sich inzwischen auch empirisch bestätigt. Es ist undenkbar, dass Staaten, die miteinander freundschaftlich im Wettbewerb stehen, gegeneinander Krieg führen. Es ist auch undenkbar, dass Rechtsstaaten, Demokratien, aufeinander losgehen, im Gegenteil: Die weltumspannende Zusammenarbeit hat sehr viel zum Frieden, zur Förderung der Demokratie und zum Schutz der Menschenrechte beigetragen.
Nichts anderes passiert auch mit diesem Abkommen. Es ist ein kleiner Baustein, der dazu beiträgt, dass sich gerade in Chiapas die Verhältnisse verbessern können. Die Abkommen sagen nicht nichts zu dieser Problematik, sondern in der Präambel wird die Zielsetzung festgehalten. Die Abkommen sollen dazu beitragen, "in ihren jeweiligen Hoheitsgebieten neue Arbeitsplätze und bessere Arbeits- und Lebensbedingungen zu schaffen". Es soll aber auch ein Beitrag geleistet werden, "um die Umwelt zu erhalten und zu schützen und eine nachhaltige Entwicklung zu fördern". Das Abkommen nimmt auch Bezug auf das WTO-Abkommen von Marrakesch, wo die Achtung und die Förderung der Menschenrechte durch den freien Handel klar als Zielsetzung der WTO stipuliert werden.
Die Abkommen tragen - gerade was den landwirtschaftlichen Bereich anbelangt - auch dazu bei, dass beispielsweise in Chiapas die wirtschaftliche und die landwirtschaftliche Entwicklung gefördert werden. Ich gebe Ihnen ein Beispiel: Honig wird nicht mehr mit Zoll belastet. Die Schweiz führt sehr viel Honig aus Mexiko ein, namentlich aus dem Gebiet von Chiapas. Das gilt auch für Rohkaffee und für andere tropische Produkte. Ich denke also, wir leisten hier indirekt einen Beitrag, wenn wir diese Märkte öffnen und diese Produkte von Zoll unbelastet in die Schweiz eingeführt werden können. Dadurch leisten wir einen kleinen Beitrag an die wirtschaftliche Entwicklung von Chiapas.
Kommt hinzu - das haben meine Vorrednerinnen und Vorredner eigentlich schon aufgezeigt -, dass die Regierung von Mexiko, namentlich jetzt unter der neuen Führung von Präsident Vicente Fox, offenkundig grosse Anstrengungen unternimmt, die Situation zu verbessern, namentlich den Dialog mit der indigenen Bevölkerung von Chiapas, auch die institutionellen Mängel zu beheben, die Militärpräsenz zu reduzieren.
All diese Anstrengungen sind natürlich nicht auf dieses Abkommen zurückzuführen, aber sie geschehen. Es ist richtig, dass die Regierung von Mexiko, die den richtigen Weg eingeschlagen hat, jetzt nicht mit einem symbolischen Akt durch unser Parlament kritisiert wird, sondern dass sie ermuntert wird, auf diesem Weg voranzugehen.
Der Bundesrat hat ja in diesem Sinne Gespräche geführt. Wir alle wissen, dass die Förderung der Menschenrechte in einer derart heiklen Situation am besten auf diskretem, diplomatischem Weg erfolgt. Nichts anderes hat unsere Regierung getan - namentlich anlässlich des letzten Besuches unseres Volkswirtschaftsministers in Mexiko. Die Interessenwahrung und die Förderung der Menschenrechte, die auf dem Boden unserer Aussenpolitik fest verankert sind, sollen weitergeführt werden; mit diesen Abkommen binden wir ein weiteres Element ein.
Die Nichtregierungsorganisationen, die vor Ort präsent sind und gerade in heiklen Gebieten eine sehr segensreiche Tätigkeit ausüben, sollen auch durch unsere Behörden weiterhin Unterstützung finden, namentlich im Rahmen der Entwicklungszusammenarbeit. Diese Dinge geschehen, und das ist richtig. Die beiden Abkommen fügen sich durchaus in diese Gesamtpolitik ein.
Zum Schluss: Wir haben ein Interesse daran, dass die beiden Abkommen nun rasch ratifiziert werden, damit sie auch rasch in Kraft treten können und damit der freie Austausch von Dienstleistungen und Landwirtschaftsprodukten ohne Verzögerung zum Tragen kommt. Das gilt auch für die anderen Regeln, die in diesen Abkommen verankert sind.
Ich bitte Sie also namens der FDP-Fraktion, diesen wegweisenden Abkommen Ihre Zustimmung zu erteilen.
Cuche Fernand · Conseil national · Neuchâtel · Groupe écologiste
Monsieur Suter, concernant les importations possibles de denrées agricoles en provenance du Mexique, vous avez dit notamment que ces importations pourraient participer au développement agricole de ces régions. On a la même problématique au niveau des négociations au sein de l'OMC. Ne pensez-vous pas que d'inclure des exigences sociales ou de respect minimum des droits de l'homme, ou une Charte sociale, permettrait de favoriser prioritairement les familles ou les coopératives paysannes pour éviter par exemple que des trusts agroalimentaires petit à petit se chargent du travail de produire et d'exporter, au détriment d'un développement régional?
Suter Marc F. · Conseil national · Berne · Groupe radical-libéral
Herr Cuche, wenn Sie explizit im Nachhinein eine solche "Nachbesserung" in diesem Abkommen zu verankern versuchen, dann senden Sie doch ein Signal aus. Das Signal heisst: Es ist eine Missbilligung eines Abkommens, das in der Präambel - ich habe es gesagt - diese Zielsetzung der Menschenrechtsförderung als Ausrichtung und als innere Begründung dieser Abkommen verankert.
Wenn Sie jetzt hier einfach Kritik üben, in einer Situation, die etwas ausserhalb der diplomatischen Gepflogenheiten steht, denke ich, ist es nicht realistisch, wenn wir meinen, jetzt mit einer Rückweisung irgendetwas Gutes zu erreichen. Wenn wir nun einen solchen Schritt machen würden, wäre dieser vielmehr kontraproduktiv. Den berechtigten Anliegen setzen Sie mit diesem Abkommen überhaupt nichts Negatives entgegen.
Wenn ich Ihnen noch ein kleines Beispiel nennen darf: Wir haben in Biel eine Firma, die etwa 75 Prozent des Honigs, der auch aus anderen Ländern, insbesondere aber aus Mexiko und Chiapas, importiert wird, für den Schweizer Markt verarbeitet. Bisher mit hohen Zöllen, was Mexiko anbelangt; neuerdings gibt es dann keinen Zoll mehr. Ich meine, das ist doch ein wesentlicher Beitrag für die Entwicklung der Landwirtschaft gerade in diesem Bereich in Chiapas.
Da kann ich Sie nur auffordern, behindern Sie doch diese positive Entwicklung nicht, sondern unterstützen Sie jetzt dieses Abkommen. Das hindert niemanden daran, weiter fortzufahren, die Achtung der Menschenrechte einzufordern.
Galli Remo · Conseil national · Berne · Groupe démocrate-chrétien
Ich möchte es kurz machen, weil viele Argumente, die ich vorbereitet hatte, insbesondere von Herrn Suter gesagt wurden. Der Vertrag ist gut, besser als die mit Europa und den USA gemachten Verträge. Es gibt jetzt eben auch eine Präambel, die richtungsweisend und positiv ist, sodass wir Vertrauen in den Vertrag haben. Wir sind auch der Ansicht, dass sich die Bedingungen, auch die Rechtssituation in Mexiko als Schwellenland, mit guten Fortschritten verbessert haben und laufend verbessern. Das müssen wir nun auch honorieren, selbst wenn wir aus unserer Schweizer Sicht - wir leben nicht in Mexiko - in gewissen Fragen da und dort eben auch einen Vorbehalt haben könnten. Wir sind der Ansicht, dass die Schweiz für die Menschenrechte auch in Mexiko in verschiedensten Belangen Positives leistet, real, mit Taten, aber auch auf diplomatischem Weg. Somit sind wir der Ansicht, dass wir hier eher im Rahmen eines Gesamtpakets handeln und nicht in jedem Vertrag immer nur ein Problem in den Vordergrund schieben sollten. Wir haben das Gefühl, dass wir hier eine selten optimale Situation haben, und sind auch der Meinung, man dürfe nicht in jeden Vertrag, den wir mit einem anderen Land machen, irgendwelche verschiedenen Fragen - ich meine, die Menschenrechte seien eine ernst zu nehmende Frage, es gibt auch andere, ökologische usw. - hineinschreiben, wenn wir dies auf anderem Weg schon gesichert oder unser Handeln mit realen Beispielen und Diplomatie diesbezüglich eigentlich schon unter Beweis gestellt haben.
Für die CVP-Fraktion möchte ich insofern sagen, dass wir uns für Eintreten entschieden haben, diesem Vertrag also zustimmen wollen, aber auch das Postulat 01.3209, "Handelsverträge und Menschenrechte", unterstützen werden, damit eben auch die Parallelität des Handelns gesichert ist.
Couchepin Pascal · BR-M · Conseil fédéral · Valais
Je crois que, lorsqu'on aborde un débat comme celui-ci, il faut se poser en premier une question très simple: qui bénéficie d'un accord de libre-échange? Un accord de libre-échange passé entre la Suisse et le Mexique bénéficie aux deux parties, mais c'est en fonction de nos intérêts tout d'abord que nous avons ouvert des négociations, que nous avons négocié et que nous avons abouti à la signature de cet accord dans un délai record; et je tiens à remercier les négociateurs pour l'efficacité de leur activité.
C'est dans notre intérêt que nous avons signé cet accord. Il nous apporte des conditions d'accès au marché mexicain égales à celles dont bénéficient les producteurs communautaires, américains ou canadiens, et ce n'est pas rien! Il nous apporte des améliorations pour nos entreprises qui sont appelées à payer des droits de douane inférieurs à ceux qu'elles doivent payer à ce jour, et ce n'est pas rien, puisqu'il s'agit d'une somme de 100 millions de francs environ. Nous avons calculé, si l'on traduit cette somme en emplois et qu'on admet qu'un emploi correspond à environ 200 000 ou 250 000 francs par an, que c'est plusieurs centaines d'emplois qui sont préservés, voire créés, grâce à cet accord.
En répondant à la question susénoncée, on répond à ceux qui souhaitent que l'on soumette cet accord à des conditions supplémentaires relatives aux droits de l'homme - conditions qui ne seraient pas acceptées par la partie mexicaine, l'affaire est tout à fait claire -, à ceux qui souhaiteraient que, si on n'aboutissait pas dans l'inclusion de ces clauses de protection des droits de l'homme, on renonce à l'accord. On punirait qui? On punirait les producteurs suisses; on punirait les entreprises suisses; on ferait de l'autoflagellation; et, à coup sûr, on n'obtiendrait pas cet accord: la partie mexicaine n'accepterait pas cette forme d'intrusion, à travers un accord commercial, dans sa politique, même si la partie mexicaine est ouverte au dialogue sur les droits de l'homme, que nous poursuivons - que j'ai poursuivi en son temps, comme l'a dit M. Dupraz, lorsque j'ai rencontré le président Zedillo - chaque fois que nous en avons l'occasion, avec un succès variable en fonction des circonstances, des personnalités, mais aussi de l'attitude de ceux qui contestent la situation actuelle au Mexique.
Mais nous avons été plus loin dans le préambule de l'accord. Il y a une déclaration générale qui dit que l'un des buts de l'accord est la promotion des conditions sociales, l'amélioration des conditions de vie. Indirectement, cela sert aussi à la promotion des droits de l'homme.
Ensuite, concrètement, il y a le fait que ces fameux produits agricoles, qui font l'objet d'interrogations de la part de certains d'entre vous, proviennent en grande partie - je pense au miel - du Chiapas, région qui a le plus souffert de violations des droits de l'homme. Il y a aussi un fait tout simple qui montre que, du côté mexicain, on considère cet accord comme valable. Le Sénat mexicain, il y a un mois, sauf erreur, a accepté l'accord par 89 voix sans opposition, et sans abstention. Je ne suis pas un spécialiste de la composition politique et sociologique du Sénat mexicain, mais je suppose bien que si cet accord n'était pas positif pour l'ensemble de ce pays, aussi et notamment pour ceux, et ils existent, dans le parlement mexicain qui sont particulièrement préoccupés par la situation des droits de l'homme, il y aurait eu au moins une ou deux abstentions, une ou deux voix opposées à l'approbation de cet accord. Il n'y a pas eu d'abstention et pas eu de voix opposée à l'accord. C'est donc en toute bonne conscience que l'on peut voter ce traité favorable à l'économie suisse, mais favorable aussi à la promotion de la dignité humaine par le bien-être supplémentaire qu'elle apporte au Mexique.
Cet accord est un accord bilatéral qui a été signé par les différents pays de l'AELE, d'une part, et par le Mexique. Mais c'est un accord partiel qui ne remplace pas le grand effort multilatéral qui passe par l'OMC dont l'Assemblée ministérielle doit se tenir cet automne à Qatar. Il y a une tendance dans le monde actuellement de multiplier les accords bilatéraux et certains se posent la question de savoir si ces accords bilatéraux ne deviennent pas un danger pour le système multilatéral de l'OMC. La volonté de ceux qui signent ces accords, notre volonté en particulier, n'est naturellement pas de remplacer ou d'oublier le grand effort multilatéral de l'OMC. Néanmoins, il faut reconnaître que si l'OMC devait une fois encore manifester son incapacité de relancer un round de négociation, la tentation serait grande, pour les pays les plus riches de la planète, d'établir entre eux un réseau d'accords de libre-échange et, petit à petit, de laisser hors du système commercial mondial les pays les plus faibles. Dans la perspective du nouveau round à l'OMC, il convient de le rappeler, l'OMC est une organisation qui donne des chances supplémentaires aux pays pauvres, qui leur donne la possibilité de s'exprimer, de menacer ou d'exercer même un droit de veto - ils ne manquent pas de le faire actuellement - qui leur permet d'obtenir des conditions plus favorables et la possibilité de s'intégrer mieux et plus dans le système commercial international. Je dis donc qu'il n'y a pas d'opposition entre ce que nous faisons maintenant et la négociation de l'OMC, mais il pourrait y avoir danger si l'OMC n'arrivait pas à retrouver un nouveau souffle. Il pourrait y avoir danger que, lentement, les pays riches se passent d'accords avec les pays les plus pauvres ou ne fassent avec ces derniers que des accords secondaires qui seraient fondés sur l'aide au développement seulement, ce qui n'est pas négligeable, bien sûr, mais n'est pas suffisant pour permettre leur pleine intégration dans l'économie mondiale.
L'accord avec le Mexique a une autre caractéristique. C'est un des premiers accords qui est fait hors de la région traditionnelle de relations de l'AELE. Jusqu'à maintenant, l'AELE s'était contentée d'accords avec des pays de la région européenne, l'est de l'Europe, le sud de l'Europe, ou d'autres pays du bassin méditerranéen. Avec l'accord avec le Mexique, nous passons l'Atlantique et nous nous offrons de nouveaux horizons commerciaux. Nous n'allons pas nous arrêter là. Notre volonté est de trouver des accords similaires avec d'autres pays: le Chili, Singapour. A travers Singapour, nous espérons accéder un jour à un accord de libre-échange avec des pays comme la Corée du Sud ou le Japon. C'est un espoir, mais c'est un espoir qui n'est pas irréaliste. Et nous espérons aussi trouver un accord avec l'Afrique du Sud: il faut ancrer ce pays dans le système commercial mondial, afin de favoriser la poursuite d'une politique de paix et de développement dans cet important pays d'Afrique.
Le contenu de l'accord, c'est mille pages. C'est donc un très gros accord qui comporte toute une série de volets, et aussi un volet agricole. Je ne reviendrai pas sur le contenu de cet accord: les rapporteurs se sont exprimés de manière claire. J'ajouterai simplement qu'en ce qui concerne la partie agricole, l'accord protège et préserve les produits phares de notre agriculture, notamment le lait.
J'en arrive aux remarques faites par quelques-uns d'entre vous et aux questions. M. Jutzet a regretté que la Délégation parlementaire auprès de l'AELE n'ait pas été consultée suffisamment, à son avis. Je dirai que, mon Dieu, nous sommes prêts à discuter avec vous; mais il faut que vous nous parliez: nous nous rencontrons régulièrement lors des réunions de l'AELE, la discussion est ouverte, je suis absolument convaincu - je n'ai pas vérifié les procès-verbaux - que nous avons évoqué les perspectives. Vous savez, je vous le redis maintenant, que nous sommes en discussion avec le Chili, avec Singapour, et qu'à travers Singapour, nous espérons aller plus loin, qu'il y a aussi des perspectives en Afrique du Sud. Si vous jugez bon de nous en parler, il faut que nous en discutions. Je crois qu'une chose est impossible et pas souhaitable, c'est qu'on impose des règles du jeu, notamment en matière de protection des droits de l'homme, à travers les accords commerciaux, parce que, je le répète, ces accords ne sont pas faits dans l'intérêt du pays avec lequel on signe, ils sont faits dans notre intérêt tout d'abord.
Et alors, dans le cas du Mexique, je prétends même que la Suisse a probablement un intérêt plus grand que le Mexique - j'espère que les Mexicains disent le contraire, ce qui serait le signe d'un très bon accord! Nous avons en tous les cas un intérêt très vif, et introduire des clauses qui seraient refusées par la partie cocontractante nous priverait d'un avantage et ne provoquerait aucune amélioration dans les pays concernés, dont beaucoup d'entre eux pourraient se passer d'une amélioration des relations commerciales avec la Suisse. Je pense au Mexique: c'est, je crois, réellement un avantage pour nous que cette économie souhaite rééquilibrer probablement ses rapports avec les Etats-Unis et soit à la recherche de partenaires ailleurs pour développer des liens commerciaux. Je considère que c'est aussi intéressant pour elle de négocier un accord comme cela. S'il n'y avait pas ces raisons régionales géopolitiques, probablement le Mexique n'aurait pas manifesté le même intérêt à aboutir aussi rapidement avec nous sur cet accord. Mais, si on charge le bateau et qu'on introduit des clauses supplémentaires, probablement les raisons géopolitiques ne suffiront plus pour rendre intéressante une coopération avec la Suisse. Je dois quand même rappeler que, même si nous sommes une puissance économique dans le monde, nous ne sommes qu'une puissance économique relative, et que beaucoup de pays n'attendent pas du gouvernement ou du Parlement suisse de recevoir des conseils dans certaines matières pour, en plus, nous concéder des avantages économiques. C'est quand même une relation de force, d'une certaine manière, qui s'établit dans ce type de relations, et notre force est tout à fait relative. Elle ne nous permet pas de poursuivre plusieurs politiques à la fois, même si, parallèlement, nous poursuivons plusieurs politiques, puisque la politique des droits de l'homme est quelque chose d'essentiel.
M. Rennwald a posé une question relative à la libre circulation des personnes. La libre circulation des personnes ne fait pas partie de l'accord. L'accord prévoit uniquement une présence temporaire pour certaines catégories de spécialistes, par exemple dans le domaine des services financiers. En dehors de ça, il n'y a pas de liberté de venir travailler en Suisse. Même si une entreprise de services a obtenu un contrat, elle ne peut pas, suivant la fameuse formule qui avait été utilisée dans certains tunnels, amener des travailleurs du pays d'origine pour les faire travailler en Suisse, et surtout pas à des conditions qui ne seraient pas conformes aux solutions helvétiques. Seuls des spécialistes sont autorisés à venir offrir leurs services en Suisse, dans le cadre de cet accord.
Je vous remercie d'accepter l'entrée en matière, de repousser la proposition de renvoi au Conseil fédéral et de repousser aussi la proposition de minorité Baumann Ruedi qui risquerait d'apporter des difficultés et ne serait probablement pas admise par l'autre partie. Cela ne signifie pas que nous ne considérons pas la politique des droits de l'homme comme essentielle dans notre conception générale de la politique, mais ce n'est pas à travers ce type d'accord qu'on doit le faire. Nous nous punirions nous-mêmes en nous infligeant des conditions supplémentaires qui risqueraient d'empêcher l'entrée en vigueur de cet accord et ainsi l'accès au marché mexicain à nos entreprises, aux travailleurs et aux travailleuses de Suisse.
Cuche Fernand · Conseil national · Neuchâtel · Groupe écologiste
Vous vous êtes référé plusieurs fois au miel du Chiapas. Je l'ai dit tout à l'heure, je n'ai rien contre l'importation de produits qui ne viennent pas concurrencer de façon massive les productions indigènes. Vous dites aussi avoir des contacts réguliers avec le nouveau président du Mexique pour essayer de faire avancer la question du respect des droits de l'homme. Quelle garantie avez-vous aujourd'hui, de la part de ce gouvernement, que les apiculteurs du Chiapas vont avoir un statut reconnu et les garanties fondamentales qui feront que ces gens seront liés à leur terre et libres de commercer leur miel dans un Etat ou, en tout cas, une région libre? Quelle garantie avez-vous aujourd'hui?
Couchepin Pascal · BR-M · Conseil fédéral · Valais
Monsieur Cuche, vous connaissez la réponse. Je n'ai naturellement aucune garantie et je n'en demanderai aucune, car je respecte trop le Mexique pour considérer que la Suisse, avec ses 7 millions d'habitants, sa puissance économique, ose se mettre à donner des ordres à tous les pays avec lesquels elle commerce pour leur imposer des conditions relatives à leur organisation interne.
Ceci dit, je suis convaincu qu'en offrant des débouchés supplémentaires aux paysans du Chiapas, je leur donne une chance de plus de prendre en main leur destin. L'alternative, c'est quoi? C'est qu'on renonce à cette possibilité et que les paysans du Chiapas aient une possibilité de moins de vendre leur miel, d'acquérir ainsi une certaine capacité de concurrence et de s'organiser: c'est la politique du pire! La politique que nous préconisons, c'est une politique réaliste, qui tient compte de notre importance dans le monde, de nos intérêts d'abord, mais qui respecte aussi réellement les intérêts de ce pays.
Expliquez-moi pourquoi cet accord semble poser plus de problèmes à certains, en Suisse au sujet du Mexique qu'aux Mexicains à propos du Mexique. 89 voix sans opposition au Sénat mexicain et probablement 10, 15 ou 20 voix d'opposition en Suisse, non pas en fonction des intérêts suisses, mais des intérêts supposés du Mexique. Je crois quand même qu'une certaine modestie doit être gardée et qu'il faut s'occuper d'abord de nos propres intérêts, tout en sachant, dans ce cas-là, qu'on ne viole aucun intérêt important de l'autre partie, tout au contraire, puisque le Sénat mexicain - qui n'est pas composé seulement de fidèles d'un régime qui a disparu - a voté, à l'unanimité, en faveur de cet accord. C'est donc qu'il y trouve aussi un intérêt. Ne soyons pas plus mexicains que les Mexicains!
Vote
Abstimmung - Vote
Für den Antrag der Mehrheit .... 101 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit .... 57 Stimmen
Intervention de procédure
Präsident (Hess Peter, Präsident): Die Abstimmung wird wiederholt, weil sie nicht ganz klar angekündigt war.
Vote
Abstimmung - Vote
Für den Antrag der Mehrheit .... 107 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit .... 53 Stimmen
Intervention de procédure
Bundesbeschluss zum Freihandelsabkommen zwischen den Efta-Staaten und den Vereinigten Mexikanischen Staaten und zum Landwirtschaftsabkommen zwischen der Schweizerischen Eidgenossenschaft und den Vereinigten Mexikanischen Staaten
Arrêté fédéral concernant l'Accord de libre-échange entre les Etats de l'AELE et les Etats-Unis du Mexique et l'Accord agricole entre la Confédération suisse et les Etats-Unis du Mexique
Detailberatung - Examen de détail
Titel und Ingress, Art. 1
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Titre et préambule, art. 1
Proposition de la commission
Adhérer au projet du Conseil fédéral
Angenommen - Adopté
Art. 1bis
Antrag der Kommission
Mehrheit
Ablehnung des Antrages der Minderheit
Minderheit
(Baumann Ruedi, Gross Andreas, Gysin Remo, Jutzet, Müller-Hemmi, Widmer, Zbinden)
Das Freihandelsabkommen wird aus menschenrechtlicher und humanitärer Sicht laufend überwacht. Der Bund sorgt dafür, dass regelmässig Konsultationen stattfinden und ein Monitoring der Menschenrechtslage unter Einbezug mexikanischer Nichtregierungsorganisationen stattfindet.
Art. 1bis
Proposition de la commission
Majorité
Rejeter la proposition de la minorité
Minorité
(Baumann Ruedi, Gross Andreas, Gysin Remo, Jutzet, Müller-Hemmi, Widmer, Zbinden)
L'accord de libre-échange est surveillé en permanence sous l'angle des droits de l'homme et du droit humanitaire. La Confédération veille à la tenue régulière de consultations et à une observation permanente de la situation au niveau des droits de l'homme et implique à cet égard les organisations non gouvernementales mexicaines.
Baumann Ruedi · Conseil national · Berne · Groupe écologiste
Das Freihandelsabkommen zwischen den Efta-Staaten und Mexiko enthält keine Menschenrechtsklausel, obschon man weiss, dass die Menschenrechtssituation in einzelnen Regionen Mexikos, insbesondere in Chiapas, sehr zu wünschen übrig lässt. Zugegeben: Die letzten Wahlen in Mexiko, in denen die siebzigjährige absolute Herrschaft des PRI gebrochen worden ist, geben Anlass zu Hoffnung. Auch die Äusserungen des neuen Präsidenten Vicente Fox, er werde die Konflikte mit den indigenen Völkern angehen und deren Rechte wahren, lassen erwarten, dass sich die Situation in Mexiko langsam bessert.
Die Minderheit Baumann Ruedi beantragt Ihnen daher, in einem Artikel 1bis ein Monitoring der Menschenrechtslage, also eine Art Beobachtungsprogramm, unter Einbezug der mexikanischen Menschenrechtsorganisationen aufzunehmen. Die Formulierung des Antrages habe ich von diversen EU-Staaten übernommen.
Bekanntlich hat ja auch die EU ein Freihandelsabkommen mit Mexiko abgeschlossen. Der Deutsche Bundestag, das belgische Parlament und andere europäische Staaten haben bei der Genehmigung dieses Freihandelsvertrages der EU einen entsprechenden Zusatz zur Überwachung der Menschenrechte in ihren Genehmigungsbeschluss aufgenommen.
Herr Bundesrat Couchepin, es genügt nicht, einfach zu sagen, Mexiko hätte diesem Vertrag ja vorbehaltlos zugestimmt. Auch die europäischen Staaten haben dem Vertrag zugestimmt, allerdings mit dem Zusatz, dass eben künftig die Menschenrechtssituation in Mexiko überwacht werden soll.
Ich gebe zu, dieser Zusatz soll vor allem präventiv wirken, so wie es auch bei Wahlbeobachtungen, die die Schweiz ja mehr und mehr macht, der Fall ist. Wir haben bewusst keine ausdrücklichen Konsequenzen bei Verstössen gegen humanitäre oder menschenrechtliche Grundsätze aufgenommen. Wenn in den Staaten Mexikos wieder Verstösse gegen die Menschenrechte vorkommen sollten, müsste oder könnte die Schweiz von Fall zu Fall über Konsequenzen entscheiden.
Das von der APK eingereichte Postulat 01.3209 ist unbestritten, aber leider nicht mehr als ein Vorstoss, der unser schlechtes Gewissen beruhigen soll. Alle wissen, dass ein entsprechendes Postulat keinerlei Wirkung auf die Menschenrechtssituation in den Entwicklungsländern hat. Man darf bei der Handelstätigkeit mit Staaten, in denen die Menschenrechte bedroht sind, nicht nur ein paar schöne Worte machen, wie das Herr Bundesrat Couchepin eben wieder getan hat, sondern man muss auch etwas tun, eben im Sinne der beantragten Überwachung der Menschenrechtssituation.
Der mexikanische Aussenminister Jorge G. Castañeda hat kürzlich selber vor einem Uno-Menschenrechtsgremium gegenseitige Mechanismen zur Überwachung der Menschenrechte vorgeschlagen, Herr Bundesrat. Dieses hier vorgeschlagene Beobachtungsprogramm wird von Mexiko nicht abgelehnt, sondern geradezu gewünscht, weil Mexiko an der Grenze zu den USA selber sehr stark mit Menschenrechtsverletzungen konfrontiert ist. Diese Menschenrechtsverletzungen werden da vor allem von den USA verübt. Wir stärken mit diesem Zusatz natürlich die zahlreichen mexikanischen Organisationen, die sich seit Jahren an Ort und Stelle für die Wahrung der Menschenrechte einsetzen. Das können Ihnen zahlreiche Parlamentarierinnen und Parlamentarier aus diesem Rat gerne bestätigen.
Ich beantrage Ihnen Zustimmung zum Antrag der Minderheit Baumann Ruedi. Die Abstimmung soll - wie bereits erwähnt - unter Namensaufruf stattfinden.
Gysin Remo · Conseil national · Bâle-Ville · Groupe socialiste
Im Gegensatz zum abgelehnten Minderheitsantrag auf Rückweisung, der eine Vertragsänderung bedingt hätte, geht es hier um einen Zusatz, um eine Menschenrechtsklausel in unserem Beschluss. Das ist wesentlich einfacher, sozusagen ein Kompromiss. Sie erinnern sich vielleicht: Bei der Exportförderungsgesetzgebung wurde ein ähnlicher Antrag gestellt. Damals lehnten Sie ihn ab, mit dem Argument: Wir möchten nicht etwas Allgemeines, wir möchten etwas Spezifisches. Jetzt haben Sie die Gelegenheit, hier etwas Spezifisches - nämlich etwas Schweiz/Mexiko-Spezifisches, etwas Efta/Mexiko-Spezifisches -, eine Menschenrechtsklausel, einzubauen. Ich bitte Sie im Namen der SP-Fraktion, das auch zu tun.
Das Mexiko-Spezifische braucht es tatsächlich, wenn wir die Situation in Mexiko anschauen. Es herrscht dort eine grosse Massenarmut. 41,6 Prozent der Bevölkerung, das sind über 40 Millionen Menschen, leben in Armut, davon 25 Millionen in extremer Armut, d. h., sie müssen mit 17 Pesos pro Tag auskommen. Betroffen sind vor allem die ländliche Bevölkerung und die indigene Bevölkerung.
Wenn Sie schauen, was das nordamerikanische Freihandelsabkommen Mexiko gebracht hat, dann sehen Sie, dass in der Spanne von 1994 bis 1999 die durchschnittlichen Einkommen um 50 Prozent abgenommen haben. Der ökonomische und soziale Niedergang von Mexiko konnte via Freihandelsabkommen also keineswegs aufgehalten werden. Die Rechte der indigenen mexikanischen Bevölkerung sind auch heute, trotz der Bemühungen des neuen Präsidenten Fox, nicht gewährleistet. Der angenommene mexikanische Gesetzesvorschlag entspricht nicht den ursprünglichen Abmachungen von San Andrés.
Die neue Regierung wird von der alten PRI-Garde und vom Militär nach wie vor bedrängt. Sie braucht Unterstützung und ist selbst für Menschenrechtsanliegen offen.
Aussenminister Jorge G. Castañeda deklarierte in der Uno-Kommission für Menschenrechte, dass die Wahrung der Menschenrechte ein zentrales Anliegen der neuen mexikanischen Regierung sei und diese auch gerne Anstösse von aussen entgegennehme.
Die Schweiz, das ist bereits erwähnt worden, ist durch das schweizerische Beobachtungsprogramm mit Südmexiko sehr verbunden. Es gibt dort eine Menschenrechtsbeobachtung und eine Unterstützung des Friedensprozesses in Chiapas. Hier geht es darum, auch das übrige Mexiko mit einzubeziehen. Ich möchte noch einmal erwähnen, dass verschiedene Parlamentskolleginnen und -kollegen die Situation vor Ort kennen; und ich zähle noch einmal auf, welche Organisationen diesen Friedensprozess - dieses Menschenrechtsmonitoring - unterstützen und dazu aufrufen, dass der Antrag der Minderheit Baumann Ruedi unterstützt wird. Es sind dies: Brot für alle, Caritas, Fastenopfer, Heks, die Schweizerische Bischofskonferenz und der Schweizerische Evangelische Kirchenbund.
Ähnliche und gleiche Schritte, wie sie jetzt von der Minderheit Baumann Ruedi vorgeschlagen werden, haben auch in der EU Unterstützung gefunden. Die Präambel im EU-Vertrag mit Mexiko ist erwähnt worden, sie geht weiter als das, was wir im Efta-Vertrag finden. Der Deutsche Bundestag hat folgender Entschliessung zugestimmt, sie ist inhaltlich analog zum Antrag der Minderheit Baumann Ruedi: "Aus menschenrechtlicher und humanitärer Sicht sollte verstärkt auf die Implementierung der menschenrechtsbezogenen Vereinbarungen des Abkommens geachtet werden. Aus diesem Grunde sollten regelmässige Konsultationen, regelmässige Berichte und ein Monitoring der Menschenrechtslage unter Einbeziehung mexikanischer Nichtregierungsorganisationen seitens der EU vereinbart werden." Das ist der Entscheid des Deutschen Bundestages.
Ich erwähne dies deswegen, weil immer wieder argumentiert wird, dass wir Konkurrenznachteile einholen, wenn wir etwas für die Menschenrechte tun. Sie sehen also, das ist nicht der Fall; es gibt keine Konkurrenznachteile, wenn Sie dem Minderheitsantrag Baumann Ruedi folgen. Übrigens hat auch Bischof Samuel Ruiz das deutsche Vorgehen ausdrücklich und schriftlich begrüsst. Ich bin sicher, er würde das auch für die Schweiz tun. Die Förderung der Menschenrechte gilt als Schwerpunkt der bundesrätlichen Politik und ist als zentrale Aufgabe in den Beziehungen zum Ausland auch in Artikel 54 der Bundesverfassung erwähnt.
Ich bitte Sie im Namen der SP-Fraktion um die entsprechende Unterstützung. Ich halte noch einmal fest: Es ist ein Kompromissantrag. Es geht nicht mehr um eine Korrektur des Vertrages. Es betrifft nur unsere Beschlussfassung, und es gibt dadurch keine Verzögerung. Dieser Antrag liegt im Interesse aller Beteiligten: Der Schweiz, Mexikos und auch der Efta.
Dupraz John · Conseil national · Genève · Groupe radical-libéral
Je crois assister à un débat sur la politique intérieure et la situation sociale interne au Mexique, et non pas à une discussion sur un accord économique qui lie notre pays avec le Mexique.
Tout à l'heure, M. Couchepin, conseiller fédéral, l'a dit: cet accord économique est fait à notre avantage, et pas à l'avantage du Mexique. Il est fait à notre avantage pour combler le déficit de compétitivité que notre pays a actuellement avec les pays de l'Union européenne et les pays d'Amérique du Nord qui ont des accords de libre-échange avec le Mexique.
Concernant les droits de l'homme, nous nous sommes exprimés tout à l'heure. M. Couchepin a confirmé les propos comme quoi le Conseil fédéral est particulièrement attentif au respect des droits de l'homme non seulement au Mexique, mais dans le monde entier.
M. Baumann Ruedi, dans sa première intervention, disait que M. Couchepin ne voulait rien entendre. Mais, Monsieur Baumann, est-ce que vous écoutez toujours? Je dois vous dire qu'en ce qui concerne notamment la politique agricole suisse, plus sourd que vous, il n'y en avait point! Dire que le postulat de la Commission de politique extérieure est un faux-fuyant, c'est vraiment insulter vos collègues parlementaires qui, de bonne foi - j'en prends à témoin M. Rennwald qui est l'auteur de cette intervention - souhaitent que le Conseil fédéral s'engage pour que les droits de l'homme soient respectés dans tous les pays avec lesquels nous avons des accords commerciaux, et non seulement avec le Mexique, mais avec tous les pays.
Je crois que c'est une attitude générale concernant les droits de l'homme et pas un point de vue particulier qui vise uniquement le Mexique, comme vous le voulez. Votre proposition de minorité est offensante pour le Mexique car vous ne visez que le Mexique et pas les autres pays avec lesquels nous avons un accord.
La majorité de la commission vous propose de rejeter la proposition de minorité Baumann Ruedi qui est un pis-aller, qui n'amène rien de plus à cet accord économique et qui ne vise pas la cible que nous cherchons à atteindre. Le respect des droits de l'homme doit être une préoccupation permanente, et pas seulement dans nos rapports économiques avec le Mexique, mais avec tous les pays de la planète.
Encore une fois, refusez cette proposition de minorité et restez-en à la position de la majorité de la commission.
Couchepin Pascal · BR-M · Conseil fédéral · Valais
Il nous reste à discuter deux propositions: l'article 1bis qui est maintenant en discussion et le postulat de la commission, sur lequel je ne m'exprimerai pas mais qui reflète une autre vision plus large de l'angle d'attaque de la politique suisse en matière de droits de l'homme, dans le cadre des accords commerciaux.
Si l'on regarde de plus près la proposition de minorité, on lit à la première phrase: "L'accord de libre-échange est surveillé en permanence sous l'angle des droits de l'homme et du droit humanitaire." L'accord de libre-échange lui-même ne portera jamais atteinte ni aux droits de l'homme ni aux droits humanitaires, puisqu'il porte uniquement sur des tarifs, sur des concessions d'ordre fiscal et des facilités pour les importations et les exportations qui sont concédées par les deux parties.
Si on veut quand même trouver un sens à cette phrase, il faut l'interpréter de manière plus large et dire que le maintien en vie de cet accord dépendra de l'appréciation que pourrait faire une commission, composée avec le Mexique, de la situation des droits de l'homme au Mexique.
Je suppose que si on crée une telle commission, dans la mesure où le Mexique serait d'accord d'abandonner une partie de sa souveraineté pour confier à une délégation suisse le soin de donner son avis sur la situation intérieure du Mexique, il faudrait une sanction. Et la sanction, ce serait que la commission déclare qu'il y a violation des droits de l'homme et qu'à partir d'un certain niveau, on suspend l'application de l'accord de libre-échange et qu'ainsi on punit les entreprises suisses qui ont réussi à se créer un marché, qui ont réussi à trouver des débouchés sur le marché mexicain.
Voilà quelle serait logiquement la sanction. On suspend un accord qui est fait dans notre intérêt d'abord, dans l'intérêt du Mexique aussi, je l'espère; mais ici, nous discutons de nos intérêts. C'est donc un instrument qui est le fruit d'une intention bonne, mais qui n'aboutit finalement, au cas où il doit avoir une certaine réalité, qu'à punir les Suisses et pas ceux qui seraient les auteurs des violations des droits de l'homme.
Ce qui s'est passé dans d'autres parlements ne m'est pas connu en détail. Je note simplement que je mets quand même un point d'interrogation, après certaines affirmations qui ont été faites à cette tribune, pour la bonne raison qu'on sait qu'en matière d'accords commerciaux internationaux, les compétences sont maintenant au niveau de l'Union européenne et que les différents pays de l'Union européenne n'ont aucun droit et aucune compétence pour approuver un accord bilatéral de libre-échange entre l'Union européenne et un autre pays. Ils peuvent simplement donner des recommandations ou fixer des règles du jeu. Il n'y a pas, à ma connaissance, d'obligation de faire confirmer ces accords par les parlements nationaux. Nous avons encore cette compétence et nous l'utilisons pleinement, mais ne prenons pas une décision qui aurait, en cas de prise au sérieux de la décision, pour seule conséquence, s'il y a violation des droits de l'homme, de punir les producteurs suisses, sans rien apporter aux Mexicains qui en seraient éventuellement victimes.
Vote
Abstimmung - Vote
Für den Antrag der Mehrheit .... 86 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit .... 71 Stimmen
Hess Peter · P-M · Conseil national · Zoug · Groupe démocrate-chrétien
Art. 2
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Proposition de la commission
Adhérer au projet du Conseil fédéral
Angenommen - Adopté
Vote
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble
Für Annahme des Entwurfes .... 108 Stimmen
Dagegen .... 43 Stimmen