62 II 224
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Rubrum
58. Urteil der II. Zivilabteilung vom 6. Oktober 1936
Sachverhalt
I.
Ss. Bailly gegen Bailly, Letztinstanzliche kantonale Entscheidungen in Zivilzachen über Gerichtsstandsfragen des eidgenössischen Rechtes (insbesondere betr. Getrenntleben von Ehegatten gemäss Art. 170 ZGB) müssen die Feststellung des Ergebnisses der Beweisführung enthalten, ansonst sie zurückgeschickt werden. OG Art. 63, 64, 88, 94.
Die Ehefrau des in Rheinfelden wohnenden Beschwerdeführers ist anfangs 1936 von Rheinfelden abgereist und seither nicht mehr dorthin zurückgekehrt. Am 2. Juni stellte sie beim Richteramt von Bern, wo sie sich seit längerer Zeit aufhält, das Gesuch um eine richterliche Verfügung gemäss Art. 170 ZGB. Demgegenüber stellte der Beschwerdeführer in erster Linie das Rechtsbegehren, es sei mangels Zuständigkeit des Richters in Bern auf das Gesuch nicht einzutreten. Am 3. September 1936 « hat der Gerichtspräsident I von Bern in Beurteilung eines von .. gegen ihren Ehemann …. eingereichten Gesuches in Anwendung von Art. 169 u. ff. ZGB nach Anhörung beider Parteien verfügt : 1. Der gemeinsame Haushalt zwischen den Eheleuten Bailly obg. wird auf unbestimmte Zeit aufgehoben und Parteien gestattet, getrennt zu wohnen. 2. Der Ehemann wird verurteilt, der Ehefrau monatliche, vorauszahlbare Unterhaltsbeiträge von 250 Fr. zu bezahlen... » usw.
Hiegegen richtet sich die vorliegende zivilrechtliche Beschwerde mit dem Antrag, die Verfügung sei wegen Unzuständigkeit des Gerichtspräsidenten I von Bern aufzuheben.
Prozesarecht. N® 58, 225
Erwägungen
Für die Aufhebung des gemeinsamen Haushaltes und die Ordnung der Nebenfolgen ist nach ständiger Rechteprechung des Bundesgerichts (BGE 54 I 245) von Bundesrechts wegen ausschliesslich der Richter am Wohnsitze des klagenden (gesuchstellenden) Ehegatten zuständig, also der Richter an einem vom Wohnsitze des Ehemannes verschiedenen Orte höchstens dann, wenn die Ehefrau berechtigt ist, getrennt zu leben, was voraussetzt, dass ihre Gesundheit, ihr guter Ruf oder ihr wirtschaftliches Auskommen durch das Zusammenleben ernstlich . gefährdet würde (Art. 25 Abs. 2 und 170 ZGB). Daher können letztinstanzliche kantonale Entscheide hierüber « wegen Verletzung von Gerichtestandsbestimmungen des eidgenössischen Rechts » durch zivilrechtliche Beschwerde beim Bundesgericht angefochten werden (Art. 87 Ziff. 3 OG). Art. 88 OG verpflichtet die kantonalen Behörden, in ihren golecher Weiterziehung unterliegenden Entscheiden (u. a.) das Ergebnis einer allfälligen Beweisführung festzustellen. Ohne dass dies geschieht, isb es dem Bundesgericht schlechterdings unmöglich, nachzuprüfen, ob der Richter an einem vom Wohnsitz des Ehemannes verschiedenen Ort aecine Zuständigkeit in Anwendung der eingangs angeführten Rechtesätze füglich habe bejahen dürfen, weil dies jeweilen von den gerichtlichen Feststellungen über bestrittene tatsächliche Verhältnisse abhängt. Jene Vorschrift zu beobachten, hatte der Gerichtspräsident I von Bern um s0 eher Anllass, als der Beschwerdefübrer dessgen Zuständigkeit ausdrücklich bestritten hatte, weshalb umsomehr mit einer zivilrechtlichen Beschwerde zu rechnen war. Damit der (dem Art. 63, zumal Ziff, 3, OG entsprechende) Art. 88 OG nicht einfach auf dem Papier stehen bleibe, ermächtigt Art. 94 in Verbindung mit Art. 64 OG das Bundesgericht, das kantonale Gericht zur Verbesserung derartiger Mängel anzuhalten oder, sofern die Hebung der Mängel auf andere Weise nicht tunlich ist, das Urteil von Amtes wegen auf- 226 Prozessrecht, N° 59.
zuheben und die Sache zu neuer Verhandlung und Beur- _ teilung an das kantonale Gericht zurückzuweisen. (Letzteres wurde, wie näher ausgeführt, hier angenommen.)
Dispositiv
Demnach erkennt das Bundesgericht :
Der angefochtene Entscheid wird aufgehoben und die Sache an die Vorinstanz zurückgewiesen.
59.
Extrait de l'arrêt de la ITe Section civile du 16 octobre 1936 dans la cause Brovarone contre Société immobilière de la Tour de Longomalle 8. À. Recours en réforme contre un arrêt cantonal d’appel qui n’a stbatué que sur une Partie des conclusions de la demande, dans le cas où l’autre partie. des conclusiíons a fait l’objet d’un jugement complémentaire du tribunal de première instance devenu définitif. — Point de départ du délai de recours. Art. 58 et 65 OJF.
PRésumé des faits :
Par exploit du 26 janvier 1933, Brovarone a assigné la Société intimée en payement de la somme de 20 975 fr. 40, prix de ses travaux sous déduction de 9950 fr. déjà payés.
La Société a conclu au rejet. de la demande en tant qu’elle excédait 5100 fr. qu’elle reconnaissait devoir comme solde de sa garantie, mais en opposant la compensation de cette s80omme avec une créance de 7720 fr. 65, pour laquelle elle a formé une demande reconventionnelle.
Par jugement du 2 février 1935, le Tribunal de première instance de Genève a débouté Brovarone de sa demande en tant qu’elle excédait la somme de 5100 fr. en capital et « réservé le surplus de sa demande ainsí que la demande reconventionnelle et les dépens », en acheminant les parties à rapporter la preuve des faits articulés par elles à Fappui de leurs conclusions respectives.
Sur appel de Brovarone, la Cour. de Justice civile de Genève. a confirmé ce jugement et condamné Brovarone aux dépens d’appel.
Cet arrêt a été rendu le 13 mars 1936 et son dispositif communiqué aux parties le 17 du même mois. Par lettres du 11 juillet 1936, les parties ont été avisées que l’arrêt était déposé au greffe de la Cour où elles pouvaient en prendre connaissance.
Entre temps, soit Ie 13 juin 1936, le Tribunal de première instance avait rendu son jugement sur les questions restées en Ssuspens.
Par ce second jugement, il a condamné la Société défenderesse à payer au demandeur la somme de 5100 fr. avec intérêt à 5 %% dès le 26 janvier 1933, condamné le demandeur à payer à la Société défenderesse la somme de 820 fr. avec intérêt à 5 % dès la même date et dit que ces deux sommes se compenseront à due concurrence. Ce jugement dont le dispositif a été communiqué aux parties le 16 jum 1936 n’a pas été frappé d’appel.
Par mémoire déposé le 18 juillet 1936, Brovarone a. interjeté un recours en réforme au Tribunal fédéral contre Varrêt rendu par la Cour de Justice civile le 13 mars 1936.
La Société a conclu tant préjudiciellement qu’au fond anu rejet du recours. !
Extrait des motifs :
Le recours serait incontestablement irrecevable sì, au moment où il a été formé, le Tribunal de première instance n’avait pas rendu son jugement ou sì, bien que rendu, ce jugement avait été encore gusceptible d’être frappé d’appel auprès de la Cour de Justice. Suivant la jurisprudence fédérale, un jugement qui se borne à statuer sur une partie sgeulement des conclusions de la demande, en résgervant à une décision ultérieure dans la même procédure la solution des autres questions litigieuses, ne constitue pas un jugement anu fond dans le sens de l’art. 58 OJF. Or l’arrêt du 13 mars 1936 se limite en réalité à l’examen de la question qui avait été tranchée dans le jugement du 2 février 1935, et cette question était uniquement celle de savoir sì le demandeur était fondé à conclure au payement d’une