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Pour une caisse publique d’assurance-maladie. Initiative populaire
Lustenberger Ruedi · P-M · Conseil national · Lucerne · Groupe PDC-PEV
Präsident (Lustenberger Ruedi, Präsident): Wir führen eine allgemeine Aussprache und beraten darin auch den Antrag der Minderheit Fehr Jacqueline.
Moret Isabelle · Mit-F · Conseil national · Vaud · Groupe libéral-radical
La commission a examiné l'initiative populaire "pour une caisse publique d'assurance-maladie". Cette initiative a été déposée en mai 2012 avec 115 841 signatures valables.
Cette initiative a pour objectif de créer une seule caisse publique nationale d'assurance-maladie pour tous les assurés. Elle représente donc un changement radical dans l'assurance obligatoire des soins, à savoir l'élimination du système de concurrence entre assurances-maladie. Par ailleurs, les organes de l'institution seraient formés par les représentants de la Confédération, des cantons, des fournisseurs de prestations et des assurés. La caisse publique serait une institution nationale unique de droit public, chargée notamment de négocier les tarifs avec les prestataires de soins. Des agences cantonales ou intercantonales seraient mises en place; elles auraient pour but de fixer le montant des primes, de les encaisser et de payer les prestations. Les primes devraient être fixées par canton en fonction des coûts générés par chacun d'eux. Le principe des réserves serait maintenu, elles seraient nationales.
Pour rappel, la commission soeur du Conseil des Etats avait déjà auditionné des représentants du comité d'initiative, de Curafutura, de Santésuisse, de l'Institut de l'économie de la santé de Winterthour, de l'Institut d'oncologie de Suisse italienne et de la Conférence suisse des directrices et directeurs de la santé. Ces auditions ont été portées à la connaissance des membres de la commission. En particulier, la Conférence suisse des directrices et directeurs de la santé rejette par 15 voix contre 9 et 2 abstentions cette initiative.
Dans sa séance du 24 janvier 2014, votre commission a procédé à des auditions complémentaires de représentants des milieux directement concernés par l'initiative. Il s'agit de l'Association suisse de physiothérapie Physioswiss, de la Fédération romande des consommateurs, de l'Association suisse des assurés.
L'Association suisse de physiothérapie Physioswiss s'est essentiellement positionnée sur les difficultés actuelles liées aux négociations tarifaires pour la branche. Elle estime que le processus est complexe et qu'il n'est pas couronné de succès.
L'association connaît aujourd'hui 34 procédures judiciaires ouvertes dans quatorze cantons. Physioswiss, tout en considérant qu'une caisse publique comporte également des limites, y voit surtout une simplification pour la branche, avec une certaine constance dans les valeurs du point tarifaire. Et en cas de procédure judiciaire, il n'y aurait plus qu'une seule procédure judiciaire à lancer au lieu des 34 ouvertes à ce jour par exemple.
De son côté, La Fédération romande des consommateurs (FRC) juge le système actuel trop compliqué et le calcul des primes opaque. L'existence de 300 000 primes différentes sur le marché rend, selon elle, la surveillance passablement difficile. Elle regrette que la concurrence porte uniquement sur les primes, et non sur les services et la qualité des prestations. La concurrence telle qu'elle existe actuellement manquerait donc son objectif de dynamisme souhaité. La FRC relève les avantages suivants d'une caisse unique: économies sur les frais liés aux changements de caisse, sur la publicité et sur le marketing, estimées selon elle entre 300 et 350 millions de francs; réserves centralisées au niveau suisse et donc réduites; système plus proche du terrain grâce à des agences cantonales ou intercantonales; grâce à des primes uniformes par canton selon les variantes choisies, le système gagnerait en équité et en transparence; la caisse publique pourrait également renforcer la promotion de la santé et la prévention des maladies.
L'Association suisse des assurés ajoute qu'avec une caisse unique l'assurance de base ne servirait plus de produit d'appel pour vendre des assurances complémentaires. Elle estime que, les cantons étant chargés de gérer les primes, les autorités seraient directement incitées à influencer activement les coûts de la santé. Enfin, elle souligne que l'initiative prévoit l'implication des assurés dans les décisions, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
La majorité de la commission considère que la caisse publique unique d'assurance-maladie est un changement radical de système qui ne s'impose pas. Elle estime que cette solution amènerait des effets indésirables sur plusieurs points.
Avec le système actuel de concurrence entre les caisses-maladie, un client insatisfait peut changer d'assureur chaque année. Ceci incite les caisses-maladie à fournir des prestations de qualité et à bon prix. Avec la caisse unique publique, il n'y a plus de liberté de choix, à moins de changer de canton. Cette situation de monopole n'inciterait pas l'institution à être orientée vers le client. De même, elle n'encouragerait pas l'institution à faire preuve d'efficience et d'innovation.
Selon les arguments des auteurs de l'initiative, la caisse publique permettrait de réduire les frais administratifs. Ils citent à ce titre les frais de publicité, les frais de changements de caisse et les salaires des dirigeants. Il est vrai qu'une caisse publique unique permettrait de supprimer ou de réduire certains frais administratifs. Mais la commission relève qu'en 2010 par exemple, les frais administratifs et les frais de publicité ont représenté en moyenne seulement 5,6 pour cent des dépenses de l'assurance obligatoire des soins.
La caisse publique unique remplacerait les 61 caisses-maladie existantes. Il faut compter avec des coûts de restructuration considérables qui influenceront les comptes pendant des années. Ces coûts ont été estimés à 1,75 milliard de francs par l'Institut d'économie de la santé de Winterthour, qui a été auditionné par la commission soeur du Conseil des Etats. Il faut également prendre en considération les répercussions sur les 12 527 employés que comptaient les caisses-maladie en 2011.
Une caisse-maladie qui n'est pas en situation de concurrence est moins incitée à contrôler les coûts. De plus, dans le projet, les fournisseurs de prestations auront même droit à un siège dans les organes de la caisse publique, ce qui affaiblit encore la caisse dans le cadre des négociations tarifaires avec ces mêmes fournisseurs de prestations.
Comme le Conseil fédéral, la commission estime qu'un changement de cap radical n'est pas souhaitable. Le système de concurrence incite les assureurs à faire preuve de rigueur dans la gestion des coûts et à fournir des prestations de qualité. Le système de santé est bon et les patients sont satisfaits de la prise en charge.
La commission note toutefois que des améliorations doivent être apportées. Il s'agit notamment de contrer la sélection des risques; le Parlement y répond actuellement avec le projet portant sur la compensation des risques.
Il s'agit aussi d'améliorer la transparence et la surveillance; les réponses à ces points figurent dans le projet de loi sur la surveillance de l'assurance-maladie qui fera à nouveau l'objet des discussions de la commission lundi prochain et - on l'a rappelé à plusieurs reprises - qui normalement sera sur vos bureaux lundi après-midi.
Ces adaptations peuvent être apportées, sans pour autant procéder à un coûteux et hasardeux changement de régime.
Compte tenu des éléments énoncés précédemment, la commission vous invite, par 16 voix contre 7 et 1 abstention, à adhérer au projet du Conseil fédéral et donc à recommander à la population le rejet de cette initiative populaire.
En complément, j'ajouterai que, dans le cadre de ses délibérations, la commission a refusé par 16 voix contre 7 d'élaborer un contre-projet.
Pour mémoire, le Conseil des Etats a décidé, par 28 voix contre 13 et 3 abstentions, de recommander au peuple et aux cantons de rejeter cette initiative.
Bortoluzzi Toni · Mit-M · Conseil national · Zurich · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Die Initiative "für eine öffentliche Krankenkasse" wurde am 23. Mai 2012 mit gut 115 000 Unterschriften eingereicht. Der Bundesrat schickte einen Gegenvorschlag in die Vernehmlassung. Aufgrund der mehrheitlich ablehnenden Stellungnahmen verzichtete der Bundesrat auf diesen Gegenvorschlag. Die in den Räten bereits zur Diskussion stehende Verbesserung des Risikoausgleichs - wir werden dann am nächsten Montag darüber sprechen - soll hingegen dazu beitragen, eine Schwäche des Systems zu beseitigen. Diese Massnahme fand dann auch in der Vernehmlassung mehrheitlich Zustimmung.
Es ist nun innert wenigen Jahren die dritte Volksinitiative, die beantragt, die Vielfalt der Kassen, welche eine Zulassung in der obligatorischen Krankenpflegeversicherung besitzen, durch eine einzige, staatliche Krankenkasse zu ersetzen. Während die beiden vormals abgelehnten Volksbegehren mit ergänzenden Massnahmen versehen waren - einkommensabhängige Prämien waren u. a. das Thema -, geht es mit dieser Initiative allein darum, die 61 privaten Kassen durch eine einzige, vom Staat geführte Kasse zu ersetzen.
Der Ständerat hat die Initiative bereits beraten und empfiehlt mit 28 zu 13 Stimmen die Ablehnung. Auch Ihre Kommission ist dem Antrag des Bundesrates und des Ständerates gefolgt und beantragt mit 16 zu 7 Stimmen bei 1 Enthaltung die Ablehnung der Initiative.
Im Gesundheitswesen generell und im Versicherungsbereich der obligatorischen Krankenpflegeversicherung besonders herrscht ein stark regulierter Wettbewerb. Der Spielraum für die zugelassenen Kassen ist nicht allzu gross. Trotzdem ist auch da die Vielfalt des Angebots einem Einheitsangebot überlegen. Durch die Möglichkeit der obligatorisch Versicherten, den Versicherer zu wechseln, ist der Versicherer gezwungen, das Beste aus den ihm zur Verfügung stehenden Mitteln zu machen. Das Interesse der Kassen ist es, am Markt bestehen zu können und möglichst günstige Prämien anzubieten. Bei einer konkurrenzlosen Einheitskasse entfällt dieser Wettbewerbsdruck. Sie würde zudem nicht von unternehmerisch orientierten Personen geleitet, sondern wäre von der Politik geprägt. Kein Verantwortlicher einer privaten Kasse kann es sich leisten, seine Unternehmung in Konkurs gehen zu lassen. Drohende Defizite und sinkende Reserven müssen mit höheren Prämien aufgefangen werden. Demgegenüber könnten oder müssten staatliche Einheitskassen mit politisch motivierten Defiziten leben, wie dies bei der Arbeitslosenversicherung und bei der Invalidenversicherung zu sehen ist. Letztlich hätte der Steuerzahler für die Fehlentwicklung aufzukommen, oder es würden der Not gehorchend Leistungskorrekturen ins Auge gefasst.
Ziel der Initiative ist es laut den Initianten, einfache, effiziente, transparente und erst noch günstigere Abläufe zu realisieren. Die Bedenken des Bundesrates und der Kommissionsmehrheit gehen jedoch dahin, dass sie als Folge der Initiative eher das Gegenteil sehen, nämlich steigende Prämien und Staatsbeiträge aufgrund des fehlenden Wettbewerbs. Die Umsetzungskosten der Initiative werden von einem unabhängigen Institut auf gegen 2 Milliarden Franken geschätzt. Offen ist zudem die Frage von Entschädigungsforderungen der heute zugelassenen Krankenkassen. Die Initiative sieht vor, dass Vermögen, Rückstellungen und Reserven aus der obligatorischen Versicherung auf die neue öffentlich-rechtliche Kasse übertragen werden sollen. Ob sich daraus rechtlich Entschädigungszahlungen ergeben, ist nicht geklärt. Durch die Initiative wird ein an sich funktionierendes Versicherungssystem unnötig beseitigt. Damit werden die Probleme im Gesundheitswesen wie kostentreibende Mengenausweitung usw. nicht verändert.
Diese Argumente veranlassen die Kommission, Ihnen die Zustimmung zum Beschluss des Ständerates zu beantragen, das heisst, die Ablehnung der Initiative zu empfehlen.
Fehr Jacqueline · Mit-F · Conseil national · Zurich · Groupe socialiste
Ich beantrage Ihnen im Namen der SP-Fraktion und im Namen des Trägervereins der Initiative, meiner Minderheit zu folgen und damit die Initiative zur Annahme zu empfehlen.
Bei dieser Frage werden die Interessengegensätze im Gesundheitswesen besonders deutlich. Auf der einen Seite sind jene, die im Gesundheitswesen vor allem das grosse Geld machen wollen - sie sind hier im Saal sehr gut vertreten -: die Versicherungen, die Privatspitäler, die Pharmaindustrie. Auf der anderen Seite sind jene, die sich im Gesundheitswesen vor allem um die Gesundheit der Patienten und Patientinnen kümmern; sie sind hier weniger gut vertreten, aber sie stehen hinter dieser Initiative. Es sind die Physiotherapeutinnen und Physiotherapeuten, die Pflegenden, die Hebammen, die Patientenorganisationen und die Konsumentenorganisationen. Sie alle sind Mitglieder des Trägervereins. Weshalb? Weil sie genug haben von den leeren Versprechungen. Seit achtzehn Jahren wird gesagt, es komme dann schon noch besser; seit achtzehn Jahren wird gesagt, man bekomme den Prämienanstieg in den Griff; seit achtzehn Jahren wird gesagt, es höre dann einmal auf mit der Risikoselektion, mit den Marketingkosten, mit den Telefonanrufen. Und was passiert? Es hört nicht auf, es wird sogar immer schlimmer.
Das ist ein weiterer Grund, warum sich diese Organisationen für eine öffentliche Kasse einsetzen: Die Probleme werden immer grösser. Es gibt mittlerweile 300 000 Versicherungsprodukte. Das ist nicht Wettbewerb, das ist Chaos. Da wähle nicht ich die Versicherung, sondern die Versicherung wählt mich. Wir haben eine zunehmende Bürokratie; Hausärztinnen und Hausärzte können ein Lied davon singen. Systematisch werden Kostengutsprachen abgelehnt, sie müssen zwei- oder dreimal beantragt werden. Es gibt im System enorme Ungerechtigkeiten bei den Leistungen, bei denen die Versicherungen einen Ermessensspielraum haben, obwohl gemäss Gesetz in der Grundversicherung alle ein Anrecht auf gleiche Leistungen hätten.
Es gibt Probleme beim Medikamentenkauf. Die einen Kassen verlangen von einigen ihrer Versicherten, dass sie die Medikamente vorfinanzieren, indem sie sie direkt bezahlen; bei anderen Versicherten tun sie das nicht. Sie wissen, dass Versicherte, die Diabetes haben oder krebskrank sind, die Medikamente nicht vorfinanzieren können. Damit wird Risikoselektion betrieben; die Versicherungen wollen diese Patientinnen und Patienten loswerden.
Es gibt eine Mengenausweitung, weil der Wettbewerb immer der Mengenausweitung dient, auch bei den Krankenversicherungen. Bei den Versicherungen übernimmt niemand die Verantwortung für die Gesamtkosten. Die Versicherungen sind nur am Verhältnis zu ihrer Konkurrenz interessiert. Auf welcher Höhe sich das abspielt, ist ihnen egal.
Wir haben schliesslich 6 Milliarden Franken Volksvermögen in den Reserven der Versicherungen, ein absolutes Unding; es gibt zudem Wechselkosten, Marketingkosten, Werbekosten, Telefonärger.
Zusammengefasst: Die Krankenversicherungen kümmern sich mehr um ihr Business als um das Wohl der Patientinnen und Patienten. Ihr eigenes Hemd ist ihnen näher als das Wohl jener, für die sie wirklich da sein sollten, nämlich die kranken Menschen. Ein Beispiel: Im Kanton Waadt wurde vor mehreren Jahren ein Diabetes-Netzwerk gegründet. Ärztinnen und Ärzte sowie Fachpersonen aus dem Bereich der Diabetesbehandlung haben sich mit dem Ziel zusammengeschlossen, für Diabeteskranke ein besonders gutes und eben auch kostengünstiges Behandlungsangebot zu gestalten. Dieses Netzwerk ging von Versicherung zu Versicherung; keine einzige wollte mit ihm einen Vertrag abschliessen. Weshalb nicht? Weil keine Versicherung attraktiv für Diabeteskranke sein will. Das heisst nichts anderes, als dass ausgerechnet dort, wo sie sich engagieren müssten - bei den Chronischkranken, dort, wo bessere Qualität zu tieferen Kosten zu realisieren wäre -, die Versicherungen nicht präsent sind, weil sie sich für die Kranken nicht attraktiv machen wollen.
Sie, die Sie zur Initiative Nein sagen, bleiben uns Alternativen schuldig. Wenn wir auf dem jetzigen Kurs bleiben, wird das System immer noch komplizierter. Wir werden in ein paar Jahren nicht 300 000, sondern 400 000 oder 500 000 Versicherungsprodukte haben. Wir werden nicht einen besseren Risikoausgleich haben, sondern trotz aller gesetzlichen Massnahmen eine verschärfte Risikoselektion, denn das Versicherungswesen wird immer auf Risikoselektion aus sein. Es ist das Wesen der Privatversicherung, dass sie sich darum bemüht, möglichst viele Zahlende und möglichst wenige Beziehende zu haben - das ist das Businessmodell einer Privatversicherung! Darum wird sie sich immer bemühen.
Anders bei der Suva: Als öffentlich-rechtliche Kasse hat die Suva nicht nur obligatorisch Versicherte, sondern ist diesen auch obligatorisch verpflichtet, sprich: Sie wird sie nicht los. Eine öffentlich-rechtliche Kasse, die ihre Versicherten nicht loswird, muss sich um sie kümmern. Sie kann sie nicht mehr loswerden, sie muss sich um sie kümmern. Was heisst "kümmern"? Es heisst: in Prävention investieren, die Versicherten gesundpflegen, und zwar dauerhaft, denn wenn sie schlecht behandelt werden, kommen sie zurück und verursachen höhere Kosten. Deshalb ist eine öffentlich-rechtliche Versicherung wie die Suva günstiger: Sie muss sich um die Patienten und Patientinnen kümmern, und zwar langfristig, damit sie eben geringere Kosten verursachen. Deshalb konnte die Suva die Prämien senken, im Unterschied zu ihren privaten Unfallversicherungskonkurrenten, die sie erhöhen mussten.
Aus diesen und vielen anderen Gründen bitte ich Sie, die Volksinitiative zur Annahme zu empfehlen. Es ist Zeit für einen Wechsel, es ist Zeit für ein System, das einfacher, gerechter und günstiger ist.
de Courten Thomas · Mit-M · Conseil national · Bâle-Campagne · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Die staatliche Monopol-Einheitskasse ist ein linker politischer Dauerbrenner und diese Initiative eine Zwängerei, weil das Volk schon mehrfach darüber abgestimmt und die Einheitskasse immer wieder deutlich, ja immer deutlicher abgelehnt hat. Die Einheitskasse ist zudem eine Scheinlösung, weil sie kein einziges Problem im Gesundheitswesen löst. Die wiederholte Diskussion blockiert stattdessen erfolgversprechendere Ansätze, die Kosten im Gesundheitswesen wieder in den Griff zu bekommen.
Die linke Einheitskasse bringt auch nicht, was die Initianten soeben versprochen haben - im Gegenteil: Sie führt zu einem Qualitätsabbau im Gesundheitswesen, dies zulasten der Patientinnen und Patienten; sie schafft die Wahlfreiheit ab, zulasten der Versicherten, der Selbstbestimmung und der Eigenverantwortung; statt Gleichbehandlung schafft sie neue Ungerechtigkeiten. Letztendlich führt sie zu massiv höheren Kosten.
Die Monopolkasse müsste die gleiche Arbeit erledigen können wie die heute bestehenden privatwirtschaftlichen Versicherungsunternehmen. Auch die wichtigsten Kostentreiber bleiben unverändert: der medizinisch-technische Fortschritt, die höhere Lebenserwartung der Versicherten, die höheren Ansprüche der Patientinnen und Patienten. Das Einsparpotenzial im Bereich der Verwaltung, Infrastruktur, Marketing oder Werbung wird massiv überschätzt. Selbst Bundesrat Berset hat klipp und klar erklärt - dies zur besten Sendezeit im Schweizer Fernsehen -, dass sich mit der staatlichen Einheitskasse nicht sparen liesse. Im Gegenteil: Die staatliche Monopol-Einheitskasse würde die Kosten und damit unsere Prämien weiter in die Höhe treiben. Bei einem Monopol fehlt die Konkurrenz, und damit fehlt jeglicher Anreiz zur Qualitäts- oder Effizienzsteigerung, um die Gesundheitskosten möglichst tief zu halten. Vom zu erwartenden Prämienanstieg wird vor allem der Mittelstand betroffen sein, der in der Regel keine Prämienverbilligungen erhält und schon heute einen Grossteil der Gesundheitskosten über das Steuersystem kräftig mitfinanziert. Zudem haben die Initianten den nächsten Schritt bereits geplant. SP-Nationalrat und Ratsvizepräsident Rossini hat bestätigt, dass eine Initiative zur Einführung einer einkommensabhängigen Finanzierung des Krankenversicherungswesens vorbereitet wird. Auch dies zielt frontal auf den Mittelstand und die arbeitende Bevölkerung ab.
Wer bestreitet, dass die heutigen Krankenversicherer effizient arbeiten, sollte einen vergleichenden Blick ins Ausland werfen. Bei uns können die Versicherer am Markt nur bestehen, wenn sie ein optimales Preis-Leistungs-Verhältnis offerieren. Deshalb sind sie bestrebt, mit den Leistungserbringern möglichst tiefe Preise auszuhandeln und deren Rechnungen strikt zu kontrollieren. Die Versicherer sind bereits heute die Anwälte der Versicherten, umso mehr, als sie in der Grundversorgung per Gesetz nicht gewinnorientiert arbeiten.
Der Spardruck wirkt sich auch positiv auf die Verwaltungskosten aus. Diese liegen durchschnittlich bei tiefen 5,6 Prozent. Staatlichen Sozialversicherungen, beispielsweise der Suva, fehlt dieser Sparanreiz. Die Suva ist soeben lobend erwähnt worden, aber ihre Verwaltungskosten sind fast doppelt so hoch, nämlich 11,5 Prozent. Auch die Arbeitslosenversicherung glänzt in diesem Bereich mit 9,2 Prozent nicht gerade.
Eine Monopolkasse hat auch keinen Anreiz mehr, die Versicherten wie Kunden zu behandeln; eine gute Servicequalität zu bieten verliert an Bedeutung. Kosten rasch zurückzuerstatten, innovative Versicherungsmodelle zu entwickeln oder sich auf die verschiedenen Kundenbedürfnisse auszurichten und entsprechende Dienstleistungen anzubieten würde bedeutungslos. Unzufriedene Versicherte können den Anbieter heute wechseln. In einer Einheitskasse wären sie der staatlichen Willkür auf Gedeih und Verderb ausgeliefert. Wer heute unzufrieden ist, kann wechseln. Jährlich nutzen rund 10 Prozent der Bevölkerung diese Möglichkeit, und das ohne grosse Hürden, Kostenfolgen oder bürokratischen Aufwand. In der Regel genügt das Ausfüllen eines einfachen und online verfügbaren Standardformulars.
Eine staatliche Monopolkasse hat verschiedene Möglichkeiten, mit den steigenden Kosten umzugehen, aber keine davon ist zum Vorteil der Versicherten. Ich möchte zwei Aspekte davon aufzeigen:
Das erste Problem ist der Schuldenberg. Das Beispiel der Invalidenversicherung zeigt, dass staatliche Monopolkassen im Gegensatz zu privaten Versicherungssystemen dazu neigen, die Einnahmen beziehungsweise Prämien nicht gemäss den effektiven Kosten, sondern aufgrund politischer Opportunitäten festzulegen. Prämienerhöhungen sind nicht populär. Politiker, die vom Volk gewählt sind, werden davor zurückschrecken. Das Beispiel Frankreich zeigt die Folgen: Es kommt zur Verschuldung des Gesundheitswesens. Frankreich hinterlässt der nächsten Generation einen Schuldenberg von etwa 10 Milliarden Euro. In der Schweiz haben wir mit dem Sanierungsfall der staatlich finanzierten Invalidenversicherung ähnliche Probleme. Die Invalidenversicherung ist verschuldet und muss zulasten der Betroffenen mit einschneidenden Massnahmen saniert werden.
Das zweite Problem sind die Leistungskürzungen. Staatliche Krankenversicherungssysteme führen zu Einschränkungen in der Gesundheitsversorgung. Das Beispiel Grossbritannien zeigt das eindrücklich. Dort werden Finanzierungslücken auf dem Buckel der Patienten geschlossen. In Grossbritannien erhalten Patienten für eine vergleichbare Versicherungsdeckung viel weniger als Patienten in der Schweiz. Der graue Star zum Beispiel wird nur noch operiert, wenn dem Patienten oder der Patientin Arbeitsunfähigkeit droht; hinzu kommen lange Wartezeiten. Stellt der Hausarzt zum Beispiel Brust- oder Prostatakrebs fest, kann es Monate dauern, bis sich ein Facharzt um die Patientin oder den Patienten kümmert. Der Termin für eine Operation steht dann aber immer noch nicht fest. Ausserdem sind Spitalzimmer mit Mehrfachbelegungen, Männer und Frauen gemischt, nichts Ungewöhnliches.
Ein Wechsel vom heutigen System zur Monopolkasse würde auch massiv Mehrkosten verursachen und gleichzeitig viele Unsicherheiten in sich bergen. Die Umstellung wäre ein gewaltiges Unterfangen. Kosten in Milliardenhöhe wären die Folge. Viele juristische und praktische Fragen sind noch offen: Was passiert mit den Mitarbeitenden der heutigen Krankenversicherer? Werden die Fähigsten dann auch in der staatlichen Einheitskasse arbeiten? Was geschieht mit den Immobilien? Zudem müssten in der Übergangsphase beide Systeme parallel laufen, was verunsichernd und vor allem sehr kostspielig ist.
Die staatliche Einheitskasse nimmt den Patientinnen und Patienten aber nicht nur die Wahlfreiheit, sondern wird, wie dies heute bei der Suva der Fall ist, im Krankheitsfall die Behandlung steuern wollen und so die freie Arztwahl empfindlich einschränken. Genau das hat der Souverän mit der Managed-Care-Vorlage erst kürzlich deutlich abgelehnt. Es ist kein Zufall, dass die Initianten die Suva immer wieder als Vorzeigebeispiel anführen. Sie steuert, je nach Schweregrad der Verletzung, die verunfallte Person vom Suva-Arzt zum Spezialisten, in den Operationssaal, von dort in die Rehaklinik und dann wieder zurück an die Arbeit. Übertragen auf die Krankenversicherung bedeutet dies: Der Patient verliert auch hier sein Recht auf Selbstbestimmung.
Erfahrungen und Umfragen bestätigen es immer wieder: Die überwiegende Mehrheit der Versicherten, über 90 Prozent, ist mit ihrer Krankenversicherung zufrieden, auch wegen der bestehenden Wettbewerbssituation. Die Krankenversicherer müssen die Versicherten wie Kunden behandeln und auf deren spezifische Wünsche und Bedürfnisse eingehen. Eine staatliche Monopolkasse hat das nicht nötig. Ausserdem haben die Versicherten nicht mehr die Möglichkeit, die Grund- und die Zusatzversicherung bei demselben Versicherer abzuschliessen und so von der Dienstleistung aus einer Hand zu profitieren.
Schliesslich sorgt ein gesunder Wettbewerb für Innovationen, denn nur derjenige, der ein besseres Angebot als die Konkurrenz hat, ist auch marktfähig. So haben die heutigen Krankenversicherer innovative und beliebte Modelle entworfen, Managed-Care-, Telemedizin- oder Hausarztmodelle; Sie kennen diese alle. Zudem sind die Versicherer auch offen für medizinische Neuerungen, die ein positives Preis-Leistungs-Verhältnis aufweisen.
Deshalb bitte ich Sie im Namen der SVP-Fraktion, die Schaffung einer Einheitskasse wuchtig abzulehnen.
Pezzatti Bruno · Mit-M · Conseil national · Zoug · Groupe libéral-radical
Namens der FDP-Liberalen Fraktion ersuche ich Sie, die Initiative abzulehnen. Es ist das dritte Mal innerhalb der letzten zehn Jahre, dass der Bevölkerung eine Initiative über eine öffentliche Einheitskasse zur Abstimmung vorgelegt wird. Bei den beiden früheren Abstimmungen wurden die Initiativen jeweilen deutlich abgelehnt. Auch heute ist ein grundlegender Kurswechsel nicht nötig. Die Fakten gegen eine Einheitskasse sprechen eine klare Sprache, wie ich darlegen werde.
Herr Bundesrat Berset hat selber gesagt, dass die Einheitskasse keinen einzigen Franken bei den Leistungen einsparen würde; diese machen 95 Prozent der Prämien aus. Mit der Einführung einer staatlichen Einheitskasse würde das bewährte, verlässliche, qualitativ hochstehende und schuldenfreie Krankenkassensystem aufgegeben. Das darf nicht passieren.
Das heutige schweizerische Gesundheitswesen mit mehreren Krankenkassen, die der freien Wahl von Patientinnen und Patienten ausgesetzt sind, weist gegenüber dem von der Volksinitiative angestrebten staatlichen Einheitskassenmonopol verschiedene Vorteile auf. Wenn eine Patientin oder ein Patient mit der Dienstleistung oder der Prämie der Krankenkasse nicht zufrieden ist, so kann sie oder er zu einer anderen Krankenkasse wechseln. Das ist ein wesentliches Wettbewerbselement, das auch Anreiz zu kostendämpfenden und prämienwirksamen Massnahmen gibt. Dieser leistungs- und qualitätsorientierte Wettbewerb würde bei einer Einheitskasse wegfallen. Die Folge wäre, dass die Qualität der Leistungen sinken würde. Zudem würde mit den von den Initianten vorgeschlagenen kantonalen oder interkantonalen staatlichen Einheitskassenagenturen verunmöglicht, innerhalb eines Kantons Differenzierungen bei den Krankenkassenprämien anzubieten, dies, weil die Einheitskasse vorsieht, dass pro Kanton nur noch eine einheitliche Prämie definiert wird.
Wie kürzlich in einer Zentralschweizer Sonntagszeitung einem Interview mit dem Geschäftsführer einer grösseren Krankenkasse entnommen werden konnte, gibt es heute z. B. im Kanton Luzern bei dieser Krankenkasse drei Prämienregionen. Für die Bevölkerung im Entlebuch oder im Luzerner Hinterland bedeutet dies, dass sie bei Annahme der Initiative gegenüber heute wegen der Einheitskasse rund 20 Prozent höhere Prämien bezahlen müsste, obschon sie nachgewiesenermassen tiefere Kosten verursacht. Die Einheitskasse ist deshalb, wie es der Geschäftsführer dieser Kasse zu Recht feststellt, eine völlige Fehlkonstruktion. Im Weiteren werden bei einer Einheitskasse sowohl die Arzt- wie auch die Spitalwahl über die erwähnten kantonalen Agenturen vorgeschrieben und somit faktisch eingeschränkt bzw. weitgehend abgeschafft. Ein derart überreguliertes System würde in letzter Konsequenz zu einer Zweiklassen- und Staatsmedizin führen. Wir wissen auch, dass die grosse Mehrheit der Schweizer Bevölkerung ein Gesundheitswesen mit ausgezeichneten Leistungen und einer freien Arzt- und Spitalwahl wünscht.
Bekanntlich hat die Schweiz weltweit eines der besten Gesundheitswesen. Die FDP/die Liberalen wollen zu diesem System Sorge tragen. Die Patientinnen und Patienten wollen ihrerseits im Gesundheitsbereich nicht bevormundet werden. Die Schweizer Bevölkerung verfügt im Übrigen seit Kurzem, dies nicht zuletzt auch dank unseres Gesundheitswesens, über die weltweit höchste Lebenserwartung. Wir werden heute im Durchschnitt sogar noch älter als die Japaner, die bis anhin diese Rangliste anführten. Dass diese Leistung auch ihren Preis hat, versteht sich von selber. Im internationalen Vergleich schneiden wir, wenn wir Gleiches mit Gleichem, also Äpfel mit Äpfeln, Birnen mit Birnen, vergleichen, trotzdem recht gut ab. In der Schweiz machen die Kosten des Gesundheitssektors als Anteil am Bruttoinlandprodukt vergleichbar mit anderen Ländern 11 Prozent aus. Dies ist deutlich tiefer als zum Beispiel in den USA, wo dann trotzdem nicht die gleich guten Leistungen wie in der Schweiz geboten werden.
Noch ein Wort zu den immer wieder kritisierten Verwaltungskosten der Krankenkassen: Der Wettbewerb unter diesen Krankenkassen befördert nachgewiesenermassen deren Effizienz. Bei der Einführung der obligatorischen Krankenversicherung im Jahre 1996 machten die Verwaltungskosten, um die es den Initianten der Einheitskasse vor allem geht, fast 9 Prozent der gesamten Kosten der Grundversicherung aus. Heute liegt dieser Anteil noch bei 5 Prozent. Die Versicherten bezahlten gemäss den Zahlen der Versicherer im letzten Jahr nur 2 Franken mehr für die Verwaltungskosten als 1996, aber 130 Franken mehr für die grundversicherten Leistungen. Nicht die Verwaltungskosten verteuerten in den letzten Jahren die Krankenkassenprämien, sondern die Mengenausweitung bei den grundversicherten Leistungen, wo die Einheitskasse allerdings nicht greifen wird.
Berechnungen zeigen zudem, dass uns bei einer Einheitskasse die in der Grundversicherung verrechneten Leistungen rund 3 Milliarden Franken zusätzlich kosten würden, weil die heute dank Konkurrenz und Wettbewerb erzielten Kosteneinsparungen verlorengingen. Für eine vierköpfige Familie macht dies jährlich immerhin 1500 Franken zusätzliche Prämienkosten aus. Nicht eingerechnet sind hier die einmaligen Kosten für die Systemumstellung. Laut einer Studie der Hochschule Winterthur ist dafür einmalig mit zusätzlich rund 2 Milliarden Franken zu rechnen.
Schliesslich, so denke ich, wird eine Einheitskasse unter Spardruck über kurz oder lang medizinische Leistungen kürzen müssen. Zum Vergleich: In England mit seinem staatlich gelenkten Gesundheitswesen wird eine Operation des grauen Stars - es wurde bereits gesagt - nur noch dann bezahlt, wenn dem Patienten ansonsten Arbeitsunfähigkeit droht; im französischen Einheitskassensystem müssen Patientinnen und Patienten zum Teil monatelang auf eine Operation warten, dies im Kontrast zu unserem Land. Unsere Bevölkerung weiss es zu schätzen, dass in der Schweiz im Krankheitsfall jedermann auf eine rasche und qualitativ hochstehende medizinische Versorgung zählen kann, die von den Krankenkassen vergütet wird. Eine staatliche Einheitskasse stellt diese einmaligen Vorzüge infrage. Das Risiko eines Absturzes oder einer unsäglichen Schuldenwirtschaft des Gesundheitswesens ist gross. Der Vergleich mit der staatlich geführten Invalidenversicherung liegt hier nahe. Nachdem sich dort über Jahre ein Schuldenberg von enormen 14 Milliarden Franken angehäuft hat, muss nun mit schmerzlichen Eingriffen gespart werden. Wollen wir eine solche Misswirtschaft und in der Folge solche radikalen Eingriffe auch bei der Krankenversicherung riskieren? Ich denke: Nein. Das gilt es zu vermeiden.
Ich empfehle Ihnen aus all diesen Gründen namens der FDP-Liberalen Fraktion, die Volksinitiative für eine Einheitskasse abzulehnen.
Humbel Ruth · Mit-F · Conseil national · Argovie · Groupe PDC-PEV
Aus den Ausführungen der Minderheitssprecherin könnte man folgern, wir hätten eine miserable Gesundheitsversorgung. Das Gegenteil ist aber der Fall: Wir haben ein hervorragendes Gesundheitswesen und werden vom Ausland darum beneidet. Der Zugang zu einer guten Versorgung ist für alle Patientinnen und Patienten sichergestellt. Im internationalen Vergleich haben wir die höchste Dichte an medizinischem Personal, seien es Ärzte oder Pflegende. Wenn wir mit einer Krankenkasse oder mit einem Arzt nicht zufrieden sind, können wir die Kasse oder den Arzt wechseln. Für Angehörige der unteren Einkommensschichten werden die Prämien verbilligt. Die Patientenzufriedenheit ist gross, und die Versicherten sind mit ihrer Krankenkasse zufrieden. Wieso also soll unser gut funktionierendes Gesundheitswesen verstaatlicht werden? Eine öffentliche Krankenkasse bedeutet nichts anderes als eine Verstaatlichung des Gesundheitswesens.
Wir haben das System des regulierten Wettbewerbs, eine Mischung von staatlicher Regulierung und Wettbewerb. Dieses System will die CVP/EVP-Fraktion nicht aufs Spiel setzen. Wir wollen und können es optimieren. Auf der Kassenseite gibt es Konkurrenz und Wettbewerb. Wir haben Wahlfreiheit: Wir können unsere Franchise wählen, wir können das Hausarztmodell wählen, und wir können die Krankenkasse wechseln. Mit meiner Fraktion will ich diese Freiheiten erhalten, was mit einer "Monokrankenkasse" nicht möglich ist. Wir fordern auch mehr Transparenz bezüglich Qualität und bezüglich Kosteneffizienz der Leistungserbringer, damit die Versicherten auch bei den Leistungserbringern eine echte Wahlmöglichkeit bekommen.
Optimieren wollen wir das System mit der Verfeinerung des Risikoausgleichs, was bereits Bestandteil der Managed-Care-Vorlage war, die dann von der Linken bekämpft und vom Volk abgelehnt wurde. Bereits in der Wintersession haben wir in diesem Rat die Vorlage zur Verfeinerung des Risikoausgleichs beschlossen; der Ständerat hat das letzten Montag ebenfalls getan, sodass diese Vorlage in die Schlussabstimmung kommen wird.
Zweifellos gibt es gewisse Ärgernisse: Leistungserbringer fühlen sich von den Krankenversicherern schikaniert, wenn Honorarforderungen begründet werden müssen, und wir alle ärgern uns über die Telefonwerbung. Daraus zu schliessen, eine Einheitskasse sei die Lösung, ist aber ein Trugschluss. Eine Einheitskasse ist schlimmer als eine blosse Scheinlösung: Sie ist eine gefährliche Therapie mit gravierenden Folgen. In der Gesundheitsversorgung richtet sich die Therapie in Form und Dosis nach der Diagnose. Eine Grippe wird nicht mit Chemotherapie behandelt. Wegen ärgerlicher Telefonanrufe oder missliebiger Werbung sollten wir nicht übertherapieren und das Gesundheitswesen verstaatlichen.
Das grösste Problem in unserem Gesundheitswesen sind die Mengenausweitung und die unverhältnismässig stark ansteigenden Kosten. Dafür bietet die vorliegende Initiative keine Lösung. Sie hat nur die Verwaltungskosten der Versicherer im Visier. Das sind gerade mal 5 Prozent der Kosten. Von 100 Franken Prämien, die wir bezahlen, gehen 5 Franken an die Verwaltung. Die Initiative will da sparen, und bei den anderen 95 Franken will sie gar nichts tun. Aber auch eine öffentliche Krankenkasse muss funktionieren, braucht Personal, kostet, ohne Verwaltungskosten funktioniert auch sie nicht.
Die Gesundheitskosten dürften mit einer Einheitskasse aber noch stärker ansteigen. Gemäss Initiativtext sind Leistungserbringer im Führungsorgan vertreten. Sie werden daher selber höhere Tarife beschliessen können und diese sicher nicht zu niedrig halten. Eine Einheitskasse wird daher kostentreibend wirken, was dazu führen wird, dass die Kantone einschränkende Massnahmen ergreifen müssen, wie eine Begrenzung der Wahl der Leistungserbringer für Patienten und hoheitlich festgesetzte Tarife für Leistungserbringer. Mit dem Verlust der Kassenwahl geht auch die freie Arztwahl verloren, und Ärzte werden zu Staatsangestellten.
Die Kosten eines Systemwechsels wären enorm. Das Winterthurer Institut für Gesundheitsökonomie hat letzten Sommer Zahlen präsentiert. Alleine die Umstellung auf eine Einheitskasse würde die Schweizer Bevölkerung rund 2 Milliarden Franken kosten, also 2 Milliarden an Prämiengeldern, ohne irgendwelchen Nutzen für Versicherte und Patienten. Die Ostschweizer Kantone haben 2010 eine Studie über einen Systemwechsel zu kantonalen Einheitskassen in Auftrag gegeben. Die Wechselkosten für die Versicherten werden auf 300 Millionen Franken geschätzt. Die Studie kam dann zum Schluss, dass diese Kosten mit dem Risikoausgleich reduziert werden können, eine Einheitskasse aber nicht zu den erwarteten Einsparungen führen würde und Effizienzsteigerungen bei Leistungserbringern gehemmt würden. Die Kantone haben in der Folge davon abgesehen, kantonale Einheitskassen zu fordern.
Regelmässig wird die Suva als Beispiel einer Einheitskasse bemüht. Die Suva ist aber keine Einheitskasse, sondern hat ein Teilmonopol für besonders unfallgefährdete Berufe. Sie versichert die Hälfte der Arbeitnehmenden, und ein Fünftel der Betriebe ist bei der Suva versichert. Die Suva steht also in Konkurrenz zu den Privatversicherern. Abgesehen davon, dass für die Unfallversicherer das Taggeld entscheidender ist als die Krankheitsbehandlung oder die Kosten für die Krankheitsbehandlungen, gibt das Unfallversicherungsgesetz den Versicherern grosse Einfluss- und Steuerungsmöglichkeiten betreffend die Behandlung, während das Krankenversicherungsgesetz solche Möglichkeiten den Krankenversicherern nicht gibt. Unfallversicherer haben Zugang zu wesentlichen Daten wie genauen Diagnosen und Prozeduren, während den Krankenversicherern detaillierte Informationen vorenthalten werden. Ich bin gerne bereit, den Krankenversicherern die gleichen Instrumente und Interventionsmöglichkeiten zu geben, wie sie die Unfallversicherer haben. Ich lade daher auch die Initianten ein, entsprechende Anpassungen im Krankenversicherungsgesetz zu unterstützen.
Wir haben in der Schweiz nur eine Einheitskasse, nämlich die Invalidenversicherung. Die Invalidenversicherung hat immer noch 14 Milliarden Franken Schulden. Sie wird über kantonale Ausgleichsstellen abgewickelt. Der Vollzug ist trotz Einheitskasse bekanntlich je nach Kanton unterschiedlich.
Die CVP/EVP-Fraktion hat bereits in den Jahren 2003 und 2007 ähnliche Initiativen abgelehnt. Wir sind für den regulierten Wettbewerb, für die Verfeinerung des Risikoausgleichs sowie für eine funktionierende Aufsicht. Wir wollen aber keine kostspieligen Experimente zum Nachteil der Patientinnen und Patienten sowie des Gesundheitssystems und lehnen diese Initiative ab.
Lustenberger Ruedi · P-M · Conseil national · Lucerne · Groupe PDC-PEV
Präsident (Lustenberger Ruedi, Präsident): Ich wurde vorhin von einem Ratsmitglied darauf hingewiesen, dass es in diesem Rat Usus sei, allfällige Interessenbindungen am Anfang des Votums zu nennen. Ich danke Ihnen, wenn Sie sich daran halten. Damit können wir uns verschiedene Fragen ersparen.
Rossini Stéphane · 1VP-M · Conseil national · Valais · Groupe socialiste
Depuis l'entrée en vigueur de la LAMal en 1996, un constat clair peut être posé. Si nous disposons d'un bon système de santé, sa gouvernance doit être améliorée. L'OCDE a d'ailleurs relevé dans ses rapports les problèmes inhérents à ce système fragmenté d'assureurs multiples que l'initiative "pour une Caisse publique d'assurance-maladie" reconsidère aujourd'hui.
Cette initiative propose des réponses concrètes à des problèmes réels qu'il ne sert à rien de nier et qui touchent au quotidien des assurés, des patients, des fournisseurs de prestations, des autorités de surveillance, de la Confédération, des cantons, mais aussi des caisses.
Ainsi, ce système est inutilement compliqué. 60 caisses et une foison de modèles d'assurance pour des prestations identiques font que plus personne ne s'y retrouve ou alors au prix de démarches laborieuses.
La confusion entre assurances sociale et privée génère des effets pervers inacceptables. Car, la séparation est illusoire et peu transparente entre les deux domaines, ce que confirme d'ailleurs le directeur du Contrôle fédéral des finances. L'utilisation abusive des données qui en découlent favorise une sélection illégale des risques, mais pourtant continuellement pratiquée.
Cette situation provoque des complications administratives qui coûtent des millions d'heures de travail à la population et aux acteurs de la santé, qui croulent par ailleurs sous les ennuis et les chicaneries.
La compensation des risques régulant cette concurrence est compliquée et coûteuse.
Les réserves, qui sont aujourd'hui beaucoup trop élevées - à hauteur de 6 milliards de francs -, sont partiellement du gaspillage de primes! Leurs flux entre caisses et cantons sont opaques. Leur impact sur les primes produit des situations aberrantes, preuve en est la discussion que nous avons eu tout à l'heure en débattant des 2 milliards de francs de primes payées en trop ou insuffisamment dans certains cantons.
De cela découle une fixation des primes peu transparente, parfois incohérente. Chaque caisse élabore ses propres projections, en fonction de ses particularités. Les facteurs sans lien avec les coûts de la santé - on peut penser aux éléments de publicité ou aux appels d'offres - ont un impact disproportionné et inadéquat. On peut aussi penser à la question de la situation des réserves ou à la pratique de la compensation des risques qui entre dans cette catégorie des facteurs sans lien avec les coûts directs de la santé.
Socialement, les écarts de primes entre assurés sont injustes, jusqu'à 50 ou 60 pour cent au sein d'un même canton. Pour corriger cela, il faut une prime cantonale unique, ce que prévoit l'initiative.
Les changements de caisses-maladie en fin d'année sont inefficaces. La concurrence ne fonctionne manifestement pas dans ce domaine. Mais on gaspille malgré tout chaque année plusieurs centaines de millions de francs.
Et puis, la surveillance du système est complexe et insuffisante. Les caisses-maladie rechignent à disposer d'instruments de surveillance plus rigoureux; la majorité des membres du Parlement aussi, il faut bien l'admettre. J'en veux pour preuve la manière dont nous traitons la loi sur la surveillance des assurances-maladie.
La liste des problèmes liés à la concurrence entre caisses-maladie pourrait s'allonger. On pourrait évoquer les salaires indécents, les affaires répétées de mauvaise gestion, les frais de publicité superflus, les coûts d'application élevés pour les cantons, les conflits d'intérêts.
Ces dysfonctionnements, qui contredisent les règles élémentaires de la rationalité et de l'efficacité économiques, ne peuvent se corriger que de manière systémique. La caisse publique revoit donc ce système. Elle se veut un instrument de service public, d'abord au service de la population et non pas au service d'intérêts particuliers.
J'aimerais répondre à Monsieur de Courten concernant le financement: oui, le financement de l'assurance-maladie est antisocial, mais il n'a rien à voir avec cette initiative populaire. Il faut être clair et ne pas laisser la confusion s'installer dans les esprits en faisant un mélange avec la précédente initiative sur le même sujet. A Madame Humbel, je réponds concernant le financement que le taux de cotisation à l'AI est inscrit dans la loi sur l'AI; ce n'est pas du tout le cas du système d'assurance-maladie puisque les primes sont adaptées chaque année.
Carobbio Guscetti Marina · Mit-F · Conseil national · Tessin · Groupe socialiste
Perché è necessario cambiare sistema e realizzare finalmente un'assicurazione malattia più giusta e più semplice e meno cara? Perché?
Perché la concorrenza tra le casse malati è una pratica sfavorevole per molti assicurati, mentre è un affare per le assicurazioni malattia. Non a caso le casse malati investono parecchie energie e molte risorse nell'acquisizione di assicurati giovani e sani, che provocano per le assicurazioni meno costi rispetto alle persone anziane e affette da malattie croniche. La concorrenza fra le casse malati, lo sapete, non verte su un'assistenza meno costosa e qualitativamente migliore, ma unicamente su una caccia ai buoni rischi.
Perché con l'attuale sistema assistiamo oggi a una riduzione mascherata di prestazioni nell'assicurazione di base e a un allargamento delle prestazioni delle assicurazioni complementari o delle prestazioni direttamente assunte e pagate dagli assicurati. La legge impone a tutti gli assicuratori malattia le stesse prestazioni. Ma in alcuni, molti, troppi casi le casse si arrogano la scelta delle prestazioni che rimborsano, nonostante la legge non conceda loro nessun margine di manovra. Molti assicurati conoscono le trafile per vedere riconosciute cure e prestazioni ammesse dall'assicurazione di base, sanno di medicamenti non rimborsati o pagati a dipendenza della cassa malattia con la quale si è assicurati o hanno vissuto direttamente le pressioni per stipulare costose assicurazioni complementari. Sono pratiche che permettono di aggirare la legge, la quale prevede le stesse prestazioni per tutti nell'assicurazione di base, e che di fatto minano ancora una volta la solidarietà.
Perché con sessanta casse malati oggi c'è un vero dispendio di soldi per campagne pubblicitarie per acquisire i buoni rischi, per il marketing, per i cambiamenti di cassa malati. Tutto questo causa costi per 300 milioni di franchi all'anno, ai quali si aggiungono i salari elevati dei dirigenti e i costi legati all'informatica per oltre sessanta casse e ha un potenziale di risparmio immediato sui premi nell'ordine dell'1,5 per cento. Grazie alla sua nuova struttura la cassa malati pubblica potrà invece introdurre dei modelli di cura innovativi e dei programmi strutturati per prendere in cura in maniera integrata i malati cronici. Sono modelli che oggi vengono rifiutati dalle casse malati - c'è un esempio conosciuto nel canton Vaud di un gruppo di personale che voleva prendere in cura dei malati diabetici e che si è visto rifiutare i contratti necessari con le casse malati - ma che permetteranno un considerevole risparmio di costi e quindi anche una riduzione dei premi.
Perché nel sistema attuale manca completamente la trasparenza: per come vengono realizzate le riserve, per la costituzione dei premi, per come si gestiscono i legami tra le assicurazioni complementari e le assicurazioni di base.
Es kann nicht sein, dass - wie mit dem heutigen System - kein rechtsgleicher Zugang zu den Leistungen gewährleistet ist, wie zum Beispiel der Zugang zu Medikamenten im Off-Label Use. Eine neue Studie des Büros Vatter zur Umsetzung des Off-Label Use durch die Krankenkassen zeigt diese Ungerechtigkeiten klar. Pro Jahr werden Tausende von Gesuchen für den Off-Label Use eingereicht, mehrheitlich für die Krebsbehandlung. Die Zuständigkeiten für die Beurteilung der Gesuche sind bei den Versicherern uneinheitlich geregelt. Als Folge davon ist die Quote der bewilligten Gesuche je nach Kasse unterschiedlich. Über die effektive Vergütung wird meistens zwischen dem Versicherer und der Herstellerfirma im Einzelfall verhandelt. Konkret: Der Zugang zu diesen Medikamenten ist sehr unterschiedlich, je nachdem, wo man versichert ist. Da hilft nur eines: eine öffentliche Krankenkasse. Sie müssen auf diese Probleme antworten, Kolleginnen und Kollegen, und die Antwort heisst eben: eine öffentliche Krankenkasse. Es trifft nicht zu, wie Frau Humbel vorhin gesagt hat, dass die öffentliche Krankenkasse eine Verstaatlichung bedeutet. Die öffentliche Krankenkasse bedeutet keine Verstaatlichung. Die Ärztinnen und Ärzte können Leistungen erbringen und weiterarbeiten wie heute, es wird für sie viel einfacher. Deshalb sind viele Ärztinnen und Ärzte, viele Physiotherapeuten und Ergotherapeuten für eine öffentliche Krankenkasse. Die öffentliche Krankenkasse ist gerechter, einfacher und günstig.
Hess Lorenz · Mit-M · Conseil national · Berne · Groupe BD
Die BDP-Fraktion lehnt die Volksinitiative "für eine öffentliche Krankenkasse" entschieden ab. Wir möchten eine Verbesserung des Schweizer Gesundheitssystems mit echten Reformen ohne Verstaatlichung bewirken. Nebst der Einschränkung der Wahlfreiheit unterbindet eine Einheitskasse lediglich den Wettbewerb und die Selbstbestimmung, ohne irgendein echtes Problem zu lösen. Wie äussert sich diese Wettbewerbsbehinderung durch eine Einheitskasse?
1. Bei der Verwaltung einer Einheitskasse fehlen die effizienzsteigernden Impulse durch die Mitbewerber, also durch die Konkurrenz, wodurch Kosteneinsparungen schlussendlich natürlich verhindert werden. Konkurrenz ist wichtig, sie hat ein Kontrollelement, und sie wirkt effizienzfördernd - das gilt auch in der Privatwirtschaft.
2. Es fehlt bei einer Einheitskasse der Anreiz, Kunden - es geht schliesslich um Kunden -, sprich Patientinnen und Patienten, möglichst freundlich und kompetent zu beraten. Die verschiedenen Krankenkassen müssen, wenn sie im Wettbewerb sind, bestrebt sein, ihre Kunden möglichst optimal zu betreuen. Da kann ich an das Votum von Kollegin Fehr anschliessen, die gesagt hat, das Wichtigste sei, sich um die Patientinnen und Patienten zu kümmern. Die Frage, ob eine staatliche Stelle sich besser um Patientinnen und Patienten kümmert als eine privatwirtschaftlich organisierte, können Sie selber beantworten.
3. Die Krankenkassen, die verschiedenen Anbieter betreiben unterschiedliche Rechnungs- und Kontrollsysteme. Sie können die Zahlen und die Jahresberichte der Anbieter anschauen: Jährlich werden x Millionen von Rechnungen kontrolliert, und es werden Forderungen mit Kosten in der Höhe von mehreren Millionen Franken dann auch zurückgewiesen. Durch diese verschieden ausgerichteten Kontrollsysteme der Kassen können Missbräuche schneller erkannt und verhindert werden. Bei einem einzigen Kontrollsystem, wie es in einer Einheitskasse der Fall wäre, ist diese Kontrolle zwangsläufig bedeutend geringer, und das würde den Missbrauch erleichtern.
Lediglich in einem Punkt erachtet die BDP-Fraktion es als sinnvoll, den Wettbewerb einzuschränken, nämlich bei der Abwerbung junger, gesunder Versicherter. Das Abwerben dieser sogenannten guten Risiken - es handelt sich um etwa 6 bis 8 Prozent - und vor allem der damit verbundene Kassenwechsel verursachen unnötigerweise jährliche Kosten von mehreren Hundert Millionen Franken. Diesbezüglich fordern wir eine sachgerechte, zweckdienliche Anpassung des Risikoausgleichs, um dieser berühmten Jagd nach guten Risiken entgegenzuwirken. Den effizientesten Weg dafür sehen wir im Rahmen des ordentlichen Gesetzgebungsprozesses, wie er ja auch bereits aufgegleist ist.
Auch eine Einheitskasse ist nicht das gute Mittel, um die Gesundheitskosten zu zügeln; das wurde hier schon mehrfach erwähnt. Man braucht nur zu schauen, wo die Kostentreiber sind. Die Kostentreiber sind erkannt: Es ist die Ausweitung des Leistungsangebotes, die diese Kosten verursacht, und nicht die zwischen 5 und 10 Prozent liegenden Verwaltungskosten der Krankenversicherer. Es ist zu befürchten, dass es bei der Einheitskasse und -krankenversicherung gleich wie bei der seit eh und je staatlichen Invalidenversicherung herauskommt: Wenn die Kosten steigen, wagen es in der Regel die politischen Instanzen nicht oder nur zaghaft, die Beiträge, sprich die Prämien, zu erhöhen.
Eine Einheitskasse ist ganz klar auch der erste Schritt zu gesamtschweizerischen Einheitsprämien. Die Folge davon ist auch klar, nämlich eine noch grössere oder ungerechtere Umverteilung.
Zusammenfassend ist es klar: Eine Einheitskasse bedeutet mittelfristig eine Verstaatlichung des gesamten Gesundheitswesens. Das wäre in unseren Augen eine fatale Fehlentwicklung, und zwar zulasten der Patientinnen und Patienten.
Deshalb empfehlen wir Ihnen ganz klar die Ablehnung dieser Initiative.
Weibel Thomas · Mit-M · Conseil national · Zurich · Groupe vert'libéral
Zuerst meine Interessenbindung: Ich lege offen, ich bin Versicherter einer Krankenkasse - nicht mehr und nicht weniger.
Die Grünliberalen empfehlen die Volksinitiative zur Ablehnung. Weshalb? Es wird versprochen, die Initiative sei das Ende des heutigen Pseudowettbewerbes. Aus unserer Sicht hat sich das heutige System mit reguliertem Wettbewerb und Wahlfreiheit trotz aller bekannten Probleme bewährt. Wenn der Wettbewerb nicht optimal läuft, darf man ihn nicht einfach verbieten. Eigentlich müsste man vielmehr die Frage stellen: Mit welchen Massnahmen können wir den Wettbewerb zwischen den Krankenkassen stärken? Zudem ist zu berücksichtigen, dass wir von einem Wettbewerb in einem sehr stark regulierten, angebotsgesteuerten Markt sprechen. Im Zusammenhang mit dem Wettbewerb ist auch die Risikoselektion vielfach angesprochen worden. Sicher, Telefonwerbung ist ärgerlich, sie nervt. Aber muss man deshalb gleich das System ändern? Nein. Es genügt, wenn wir den Risikoausgleich verbessern, und diese Verbesserungen sind in der politischen Pipeline, daran arbeiten wir.
Es wird auch argumentiert, die Initiative bremse den Kostenschub und das Prämienwachstum. Ich postuliere, dass eine staatlich geführte Gesundheitskasse nicht zu tieferen Gesundheitskosten beiträgt. Hauptursache für das Wachstum der Gesundheitsausgaben sind bekanntlich die wachsenden Behandlungs- und Medikamentenkosten. Im Jahr 2012 wurden gerade 5,1 Prozent der Ausgaben für die Administration aufgewendet. Sicher, es sind noch 0,9 Prozent für Akquisition und Marketing aufgewendet worden, und 0,4 Prozent der Kosten entstanden durch Wechsel von einer Kasse zur anderen. Diese beiden Budgetposten, insgesamt also 1,3 Prozent der gesamten Kosten der Krankenkassen, würden entfallen, wenn wir diesen Systemwechsel vollziehen würden. Das verleitet mich fast dazu, von einer homöopathischen Dosis zu sprechen, auch wenn ich sehr viel für Komplementärmedizin übrighabe. Ich halte auch fest, dass die steigenden Prämien der Spiegel der wachsenden Gesundheitskosten sind. Nicht berücksichtigt in der Argumentation der Befürworter sind die Kosten für die Umstellung. Die Studie der ZHAW Winterthur ist bereits angesprochen worden. Sie weist Umstellungskosten von rund 2 Milliarden Franken aus. Die Grössenordnung dieser Kosten wird auch seitens der Initianten nicht bestritten. Zudem ist der Systemwechsel nicht nur mit Kosten, sondern auch mit hohen Risiken verbunden, und es würde viel Fachwissen verlorengehen.
Ich habe gehört, die Initiative liege im Interesse der Versicherten, denn sie stärke die freie Arztwahl. Wir haben schon viele Argumente gehört, welche aufzeigen, dass die freie Arztwahl eher bedroht ist, als dass sie gestärkt wird. Auf der anderen Seite habe ich heute als Versicherter, als Konsument von Leistungen einer Krankenkasse, die Möglichkeit, die Kasse zu wechseln, wenn ich mit der Behandlung meines Problems nicht zufrieden bin. Diese Wahlfreiheit würde verlorengehen. Ebenso bin ich überzeugt, dass die Qualität der Dienstleistungen bei einer öffentlichen Krankenkasse sinken würde. Denn Kundenfreundlichkeit und Dienstleistungsverständnis nehmen in Monopolbetrieben erfahrungsgemäss eher ab.
Es wird auch argumentiert, die Initiative führe zu einfacheren und transparenteren Tarifverhandlungen. Bis vor wenigen Jahren hatten wir seitens der Krankenkassen ein Gebilde namens Santésuisse, das alle Versicherungen unter einem Dach vereinte und für sie verhandelte. Das hatten wir schon, und die Situation war nicht wesentlich anders als heute. Mehr noch: Wenn heute mehrere Verhandlungen geführt werden müssen, dann ist das ein Merkmal des Wettbewerbs, und ich bin überzeugt, dass dieser Wettbewerb in den Verhandlungen bessere Ergebnisse ermöglicht, welche im Interesse der Versicherten liegen.
Es wird postuliert, die Initiative führe zu mehr Transparenz. Aber Transparenz haben wir bereits heute. Wenn ich Prämien vergleichen will, dann habe ich unzählige Möglichkeiten. Versicherte können sich informieren, wenn sie nur wollen. Wenn es verschiedene Anbieter gibt, dann gibt es auch verschiedene Produkte. Auch in der Grundversicherung gibt es verschiedene Modelle. Ich erwähne die Managed-Care-Modelle sowie Modelle mit höherer Kostenbeteiligung. Ob und in welcher Form eine öffentliche Kasse solche Modelle weiter anbieten würde, ist nicht klar.
Zur Transparenz der Kassen selber: Bereits heute werden unzählige Parameter öffentlich einsehbar gemacht. Ich gebe zu, das ist - erlauben Sie mir diesen Ausdruck - ein Zahlenfriedhof, das ist unverständlich. Es gibt Optimierungspotenzial. Nutzen wir dieses Optimierungspotenzial, sorgen wir dafür, dass die Zahlen lesbar und verständlich werden; es braucht nicht mehr Zahlen. Insgesamt würde also eine öffentliche Krankenkasse nicht zu mehr Transparenz führen.
Es ist klar, dass wir am System der Krankenversicherung Verbesserungen vornehmen müssen und können, aber die Volksinitiative weckt falsche Erwartungen. Es wird zu viel und es wird Falsches versprochen. Eine kostendämpfende Wirkung wird, wenn sie überhaupt eintritt, sehr rasch verpuffen, denn die Initiative setzt den Hebel am falschen Ort an, nämlich bei den Verwaltungskosten, welche tendenziell am Sinken sind. Besser wäre es, man würde bei den steigenden Leistungskosten ansetzen, aber das ist weniger attraktiv, denn dann müssen wir über die Leistungsmenge und über den Leistungskatalog diskutieren. Da kann man sich die Finger verbrennen.
Die Grünliberalen wollen den verbleibenden Wettbewerb in diesem geregelten Markt erhalten und entsprechend auch die Wahlfreiheit, die Selbstbestimmung und die Eigenverantwortung der Versicherten beibehalten. Entsprechend folgen die Grünliberalen dem Antrag der Mehrheit, die Initiative zur Ablehnung zu empfehlen.
Gilli Yvonne · Mit-F · Conseil national · St-Gall · Groupe des VERT-E-S
Die Grünen unterstützen eine grundsätzliche Systemänderung in der obligatorischen Grundversicherung, weg von privaten Versicherungsunternehmen, hin zu einer öffentlichen Trägerschaft. Mit einem solchen Systemwechsel sind wir noch weit, weit weg von einer generell verstaatlichten Medizin. Es gibt noch viele private Trägerschaften, sowohl im Bereich der Privatversicherer und der Leistungserbringer als auch im Bereich des Medizinalmarktes.
Unser Anliegen ist nicht neu. Das Anliegen ist berechtigt, weil es offensichtlich ist, dass das heutige System grosse Mängel aufweist, unter denen die Qualität der Versorgung leidet, und laufend Kosten generiert werden, die nichts mit einer Qualitätsentwicklung zu tun haben. Das Anliegen ist last, but not least auch deshalb berechtigt, weil es in der Grundversicherung keinen Wettbewerb gibt und es nie einen solchen geben wird: Es dürfen keine Gewinne erzielt werden, und es müssen per Gesetz punktgenau die gleichen Leistungen für alle angeboten werden.
Sie werden von einigen Rednerinnen und Rednern zu hören bekommen, welche Horrorszenarien uns erwarten: Horrorszenarien über die Kosten, die durch diesen Systemwechsel entstehen, über die Ineffizienz verstaatlichter Medizin, über Qualitätseinbussen - sie haben mit Drohungen und Ängsten zu tun. Im gleichen Zug werden Ihnen auch die Vorzüge des heutigen Systems schmackhaft gemacht werden, ebenfalls mit vielen Aussagen, die heute nicht belegt werden können. Lassen Sie mich dazu Stellung nehmen: Es wird zum Beispiel behauptet, dass die heutigen Krankenkassen sehr tiefe Verwaltungskosten hätten, jedenfalls deutlich tiefere als beispielsweise die Suva, die Schweizerische Unfallversicherungsanstalt. Das können Sie glauben oder nicht. Die Aussagen der Gegnerinnen und Gegner der öffentlichen Krankenkasse dazu sind so schwindelerregend, dass ich eine Wette eingehen würde, dass im Fall eines Volks-Ja zur öffentlichen Krankenkasse hier Kosten zutage kämen, von denen heute niemand spricht.
Die zweite Behauptung, wonach der Wettbewerb die Qualitätsentwicklung fördere, würde ich stehenlassen, wenn es tatsächlich einen Wettbewerb gäbe und wenn Fehlanreize mit gesetzlichen Massnahmen flankiert würden. Beides ist heute nicht der Fall. Worin der heutige Scheinwettbewerb besteht, wissen Sie selbst am besten, nämlich in der Jagd nach den guten Risiken oder im Versuch, Versicherte abzuweisen, die vermutlich hohe Kosten generieren werden.
Noch hat die Mehrheit hier im Saal die Gelegenheit, Verbesserungen des heutigen Systems voranzutreiben, was sie bis heute aber nicht getan hat. Dazu gehört eine bessere Krankenkassenaufsicht, dazu gehört ein verbesserter Risikoausgleich, und dazu gehören Massnahmen zur Flankierung der Kosten im spitalambulanten Bereich. Wenn alle diese schwerwiegenden Schwachstellen von uns hier im Parlament behoben werden, bin ich gerne bereit, mit Ihnen noch einmal Sinn oder Unsinn einer öffentlichen Krankenkasse zu diskutieren. Das ist aber heute nicht der Fall. Die Grünen unterstützen deshalb den Systemwechsel zur öffentlichen Krankenkasse und sind überzeugt, dass diese effizient und qualitätsgesteuert geführt werden kann.
Wir empfehlen Ihnen deshalb, der Minderheit zu folgen.
van Singer Christian · Mit-M · Conseil national · Vaud · Groupe des VERT-E-S
Le groupe des Verts vous invite à recommander au peuple et aux cantons le oui à l'initiative populaire "pour une caisse publique d'assurance-maladie".
Cette initiative populaire est appuyée par les représentants des assurés, des consommateurs, des patients. Elle est appuyée par les représentants d'associations de prestataires de soins - infirmiers, sages-femmes, physiothérapeutes, médecins assistants et chefs de clinique. Elle est appuyée par de nombreux partis - socialiste, évangélique, popiste, chrétien-social et, bien sûr, les Verts.
Pourquoi? Parce que nous souhaitons freiner l'augmentation des primes; augmenter l'incitation à la prévention et à la promotion de la santé; améliorer la prise en charge des maladies chroniques; faire pression pour limiter la hausse du prix des médicaments et des moyens auxiliaires; mettre fin à la chasse aux bons risques et aux tracasseries pour les malades chroniques et les personnes âgées; supprimer les changements de caisse annuels pour pouvoir bénéficier des primes les plus basses; supprimer les tracasseries du démarchage téléphonique; éviter les transferts de frais entre caisse privée et caisse publique, l'utilisation abusive des données, l'utilisation opaque des réserves. Bref, nous voulons améliorer le système actuel.
Que penser des critiques émises à l'encontre de cette initiative et des propositions qu'elle présente? Tout d'abord, il faut relever qu'elles ont souvent été émises par des parlementaires qui bénéficient directement du système actuel: ils siègent dans des conseils d'administration et n'ont même pas, pour la plupart, déclaré leurs intérêts, ce qui est contraire à la loi sur le Parlement et que je regrette vivement. J'espère que les médias vont relever ces intérêts personnels qu'ont des collègues à combattre cette initiative.
Mais que penser, sur le fond, de ces critiques? D'abord, les opposants disent que l'initiative va mettre fin à la concurrence. Mais de quelle concurrence s'agit-il? Les prestations fournies sont identiques, elles sont définies dans la LAMal. Les caisses-maladie ne peuvent offrir ni plus, ni moins de prestations que celles définies dans l'assurance de base.
D'autres critiques émises portent sur les coûts du changement. Mais avez-vous lu l'étude en question? Elle part d'hypothèses invraisemblables. Elle considère que pendant huit ans l'ancien système et le nouveau système fonctionneraient en parallèle. C'est une des incohérences parmi d'autres! Et puis, même si les coûts du passage à la caisse unique était de 1 milliard de francs, il y a 6 milliards de francs de réserves. On pourrait puiser dans ces réserves pour couvrir les coûts du changement! Après, chaque année, il y aurait des centaines de millions d'économies.
Le système actuel a du bon dans le sens que les soins offerts sont bons, mais pas dans le sens qu'il est optimal quant à son administration. J'en ai énuméré les inconvénients. Alors, j'espère que vous recommanderez, vous aussi, au peuple et aux cantons d'accepter cette initiative. Elle permettra de mettre en place un meilleur système qui pourra s'inspirer de ce qui se fait de bien en Autriche, au Japon, en Corée du Sud et bien sûr pas des mauvais exemples qu'on peut voir dans d'autres pays.
Bourgeois Jacques · Mit-M · Conseil national · Fribourg · Groupe libéral-radical
Suite aux propos de Monsieur van Singer, je déclare mes liens d'intérêts: je suis directeur de l'Union suisse des paysans et propriétaire d'une caisse d'assurance-maladie qui s'appelle Agrisano.
Est-ce que l'initiative populaire "pour une caisse publique d'assurance-maladie" pourrait être l'un des remèdes, voire le remède, qui nous permettrait de réduire à terme les coûts de la santé, faire baisser nos primes d'assurance-maladie et ainsi combattre nos "maux" dans le domaine des coûts de la santé? C'est ce que veut nous faire croire l'initiative, mais force est de constater qu'en réalité, ce ne sont pas les bons remèdes qui sont prescrits. Les coûts de la santé ne vont pas être réduits compte tenu du fait qu'ils sont liés aux prestations médicales et non au type, à la structure des caisses-maladie. Au contraire, une structure avec plusieurs fournisseurs de prestations permet de mettre ces caisses en concurrence et d'offrir ainsi aux assurés la meilleure couverture de prestations possible en influant positivement sur le montant des primes d'assurance-maladie.
On parle de diminution des frais administratifs, mais que peut-on encore gagner dans ce domaine lorsqu'on sait qu'en 2010, les frais de gestion n'ont représenté que 5,3 pour cent des primes d'assurance-maladie! Rien ne garantit qu'une valeur sera atteinte dans une caisse unique. Un organe central avec, par exemple, 26 agences cantonales n'est pas gratuit. Les frais administratifs de la SUVA, cités en exemple par les défenseurs de l'initiative, se montent quant à eux au double de ceux que nous avons dans le domaine de la santé, soit à 10 pour cent environ. Cet exemple est bien la preuve que ce n'est pas en ayant une seule caisse d'assurance-maladie obligatoire qu'on pourra faire des économies significatives au niveau des frais de gestion. Au contraire, les spécialistes estiment les coûts de mise en place du nouveau système à près de 2 milliards de francs. L'exemple de Swissgrid, qui a repris l'ensemble de la gestion de notre réseau électrique, témoigne du fait qu'une telle reprise ne peut s'effectuer sans des investissements colossaux.
Une caisse unique abolira le libre choix des assurés et ils ne pourront plus comparer ni les prestations ni les primes offertes par les caisses-maladie et choisir celle qui leur convient le mieux. Ils devront pour la plupart d'entre eux contracter auprès d'un autre assureur, une assurance complémentaire puisque la caisse unique ne couvrira que les frais remboursés par l'assurance obligatoire des soins. Est-ce cela la simplification du système exigé? Non, je ne le crois pas! Sans compter l'effet pervers par rapport aux régions. Actuellement, les régions de primes définies sont les suivantes: ville, agglomération et régions périphériques. Avec la caisse unique on aurait seulement une prime par canton, ce qui signifie que les primes pour de nombreux habitants des zones rurales prendraient l'ascenseur même si leurs besoins en prestations restent modestes!
La reprise par l'Etat de la gestion de l'assurance-maladie de base provoquera la résiliation de nombreux postes de travail. Ces personnes vivront dans l'insécurité et certaines iront timbrer au chômage, venant ainsi grever nos coûts sociaux que nous devons plutôt veiller à réduire.
Actuellement, la loi oblige les assureurs à créer des réserves afin de couvrir les imprévus.
En 2010, la limite minimale a été abaissée à 10 pour cent. Si les risques venaient à être sous-évalués, ce serait à l'Etat de combler le trou, soit par une hausse des impôts, soit en accumulant des dettes! Voulons-nous cela? Non, je ne le crois pas!
Chers collègues, pour toutes les raisons évoquées, je vous invite à recommander au peuple et aux cantons le rejet de cette initiative populaire "pour une caisse publique d'assurance-maladie" qui, non seulement n'est pas un remède aux maux constatés dans le domaine de la santé, mais qui, au contraire, en crée de nouveaux; des maux qui ne seront pas sans incidences sur notre porte-monnaie et qui restreindront notre liberté. Disons par conséquent clairement non à cette initiative populaire qui n'a de "populaire" que le nom.
Candinas Martin · Mit-M · Conseil national · Grisons · Groupe PDC-PEV
Neben meiner Arbeit als Nationalrat leite ich den Innendienst der Helsana mit neun Mitarbeiterinnen an drei Standorten in den Kantonen Graubünden und Glarus - eine schöne Aufgabe.
Einmal mehr dürfen wir über die Idee der Einheitskrankenkasse diskutieren. Die vorliegende Volksinitiative "für eine öffentliche Krankenkasse" hält nicht, was sie verspricht. Weder reduziert sie die Kosten und die Bürokratie, noch steigert sie die Qualität im Gesundheitswesen. Warum?
Die Initianten versprechen, dass es einfacher und billiger wird. Ich sage Ihnen: Es wird komplizierter und teurer! Mit der Einheitskasse gibt es nur noch eine Kasse und nur noch eine Prämie pro Kanton. Der Wettbewerb zwischen den Kassen fällt weg. Es gibt dann keine günstigeren Kassen mehr, es gibt auch keine günstigeren Prämienregionen mehr, und auch interessante alternative Versicherungsmodelle entfallen. Die Konsequenz ist folgende: Wir werden erstens mehr bezahlen müssen, und zweitens könnten wir die Kasse nicht einmal mehr wechseln, wenn wir unzufrieden sind. Es besteht die Gefahr, dass der Service abgebaut wird und Innovationen auf der Strecke bleiben. Wollen wir das wirklich?
Das Schweizer Gesundheitswesen ist eines der besten der Welt. Der Zugang ist weltweit spitze, und wir schieben keinen Schuldenberg vor uns her. Die Schweiz kann sich ein gut funktionierendes System leisten. Im Vergleich mit anderen Industrienationen hatte die Schweiz bei den Gesundheitsausgaben - gemessen am BIP - in den letzten Jahren eine der tiefsten Wachstumsraten. Das System sollte deshalb weiter optimiert und reformiert werden.
Heute haben die meisten Versicherten die Grund- und die Zusatzversicherung beim Versicherer ihres Vertrauens abgeschlossen. Sie wollen die Betreuung und den Service aus einer Hand. Mit der Einheitskasse werden alle gezwungen, die Grundversicherung bei der Einheitskasse abzuschliessen. Dadurch gehen wertvolle Synergien verloren. Für die Kunden, aber auch für die Leistungserbringer wird es dadurch kompliziert: Wo muss ich welche Rechnung einreichen? Was ist, wenn auf einer Rechnung der Grundversicherung doch Nichtpflichtleistungen auftauchen? Diese Trennung würde allein die Bürokratie fördern und niemandem etwas bringen. Allein der Systemumbau zu einer Einheitskasse würde rund 2 Milliarden Franken kosten.
Den Krankenversicherern wird immer wieder Risikoselektion und Pseudowettbewerb vorgeworfen. Ich kann Ihnen versichern, der Wettbewerb unter den Versicherern ist hart und funktioniert. Seit der Einführung des KVG ist die Anzahl Versicherer von 145 auf rund 60 zurückgegangen. Heute bearbeiten 14 national tätige Versicherungsgruppen 95 Prozent des Marktes. Rund 30 kleine Versicherer sind als Nischenplayer tätig und versichern 5 Prozent der Bevölkerung. Nebenbei darf erwähnt werden, dass viele dieser kleinen Versicherer wertvolle Arbeitsplätze in den ländlichen Regionen unseres Landes anbieten.
Nun hat auch der Ständerat eine weitere Verbesserung des Risikoausgleichs verabschiedet und damit die Weichen gestellt, dass sich die Versicherer künftig mehr um die optimale Betreuung von Chronischkranken kümmern. Die Versicherer haben in den letzten Jahren umfangreiche Case-Management-, Betreuungs- und Präventionsprogramme entwickelt. Leider wird darüber nur wenig berichtet.
Die Verwaltungskosten der Versicherer betragen heute gerade einmal 5 Prozent. 95 Prozent der Prämien sind durch medizinische Leistungen begründet. Wir diskutieren hier über die 5 Rappen vom Franken anstatt über die anderen 95 Rappen. Die 5 Rappen sind gut eingesetzt. Alle Versicherer kämpfen um einen guten Namen und investieren in die Kundenbetreuung und Kundenbindung. Davon profitieren die Kunden spürbar. Der Kunde soll frei wählen, wo er versichert sein will. Heute kann er dies; lassen wir ihm diese Freiheit, und diskutieren wir endlich über die anderen 95 Rappen vom Franken. Dort liegt das Sparpotenzial.
Darum ist für mich klar: Nein zu einer komplizierten und teuren Einheitskasse, die nur von den effektiven Herausforderungen im Gesundheitswesen ablenkt; Ja zu neuen Lösungen, welche bei den wahren Kosten ansetzen und die Qualität weiter steigern.
Rytz Regula · Mit-F · Conseil national · Berne · Groupe des VERT-E-S
Die Grünen unterstützen die Initiative "für eine öffentliche Krankenkasse". Wir teilen die ordnungspolitischen Bedenken der Gegnerinnen und Gegner nicht. Es geht hier nicht um die Frage "Markt oder Staat?", "Vielfalt oder Monopol?", sondern es geht ganz pragmatisch um die Frage "Effizienz oder Leerlauf?".
Hier ist für uns Grüne die Antwort klar: In der obligatorischen sozialen Grundversicherung gibt es keinen Markt. Hier wird mit viel unnötigem Aufwand Markt gespielt, denn Tatsache ist: Alle Bewohnerinnen und Bewohner der Schweiz müssen sich in der Grundversicherung obligatorisch einem Versicherer anschliessen. Jeder Versicherer muss von Gesetzes wegen das Gleiche verkaufen. Es besteht ein Gewinnverbot, und der Kanton oder der Bund genehmigen oder legen die Preise fest, und zwar für alle Versicherer nach den gleichen und transparenten Grundsätzen. Wo, liebe Kolleginnen und Kollegen, ist da der Markt? Der Wettbewerb unter den Kassen besteht doch nur in der Jagd auf die guten Risiken, also auf die jungen und gesunden Versicherten, die gegenüber älteren und insbesondere gegenüber chronisch kranken Menschen weniger Kosten verursachen. Weil diese Risikoselektion zu grossen und ungerechten Preisdifferenzen zwischen den Kassen führen kann, braucht es ein kompliziertes Korrektursystem. Der Ständerat hat am Montag eine weitere Verfeinerung dieses Korrektursystems beschlossen. Neben Alter, Geschlecht, Aufenthalten in Spitälern und Pflegeheimen sollen weitere Indikatoren für ein erhöhtes Krankheitsrisiko festgelegt, gezählt, gewichtet, mit Formeln berechnet, bezahlt und zurückbezahlt werden.
Alles im Griff, könnte man also sagen. Doch könnte man das nicht einfacher haben? Und wird mit diesem System die ungerechte Risikoselektion zwischen Alt und Jung, zwischen Gesunden und Kranken tatsächlich verhindert? Oder müssen wir dann im nächsten Jahr wieder neue, noch spitzfindigere Indikatoren suchen, berechnen, gewichten usw.? Und was, liebe Ordnungspolitiker, hat das alles mit einem Markt zu tun?
Der beste Risikoausgleich ist doch, ganz nüchtern und versicherungstechnisch betrachtet, die Risikogemeinschaft aller Versicherten eines Prämienraumes, eines Kantons oder einer Region. Genau diese will die Initiative "für eine öffentliche Krankenkasse" ermöglichen, nicht weniger und nicht mehr.
Nun kann man sich auf den Standpunkt stellen: In der obligatorischen Grundversicherung gibt es zwar keinen Markt, es wird nur Markt gespielt, doch wenn es nichts nützt, dann schadet es auch nichts. Doch das sehe ich ganz anders. Der Pseudomarkt in der obligatorischen Krankenversicherung verursacht nämlich sehr viel Bürokratie und Leerlauf. Genau das ist doch eigentlich ein Problem, das von der bürgerlichen Seite in anderen Geschäften immer wieder kritisiert wird.
Ich gebe Ihnen ein Beispiel, wie sich das auswirken kann: Heute bestimmt das Gesetz, dass die Versicherer mit den Leistungserbringern wie Spitälern Tarifverträge abschliessen müssen. Doch die einzelnen Kassen haben so unterschiedliche Interessen, dass sie sich nicht einmal mehr auf einen gemeinsamen Dachverband einigen können. Als Konsequenz dieser Zersplitterung beugen sich nun Dutzende von Spitälern und Kliniken mit zahlreichen Kassen über Hunderte von Tarifverträgen, welche sich am Schluss um einige "Fränkli" unterscheiden können. Diese müssen dann erst noch vom Kanton genehmigt oder im Konfliktfall von der Kantonsregierung festgesetzt werden. Wenn das dann auch noch umstritten ist, kann der Fall vor das Bundesverwaltungsgericht gebracht werden. Die Kosten für diesen ganzen absurden Leerlauf bezahlen die Steuerzahlerinnen und Steuerzahler. Es geht nämlich nicht nur um die Verwaltungskosten, die hier zu Buche schlagen, sondern um die gesamten gesellschaftlichen Kosten eines riesigen Systems, das diesen Pseudowettbewerb organisiert und im Konfliktfall dann auch entscheiden muss.
Nur mit einer öffentlichen Krankenkasse kann diese absurde Bürokratie verhindert werden. Nur mit einer öffentlichen Krankenkasse kann mehr in Prävention, in Qualität und in die Kontrolle der Leistungen investiert werden. Nur mit einer öffentlichen Krankenkasse werden unnötige Kosten für die Werbung oder den Kassenwechsel verhindert. Nur eine öffentliche Krankenkasse verhindert die unwürdige Selektion von Risiken - nach der Unterscheidung in junge und alte Menschen, in gesunde Menschen und solche mit chronischen Krankheiten -, die jetzt durch dieses komplizierte Korrektursystem einigermassen ins Gleichgewicht gebracht werden müssen.
Ich bitte Sie deshalb, diese wichtige Reform zugunsten der Patientinnen und Patienten zu unterstützen.
Borer Roland F. · Mit-M · Conseil national · Soleure · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Ich lege meine Interessen offen: Ich bin Mitglied der Groupe de Réflexion der Groupe Mutuel. Ich bin Krankenversicherter, Grundversicherter der älteren Generation. Eigentlich sollte ich mich benachteiligt fühlen, wenn ich jetzt den Worten meiner Vorrednerin folgen würde. Dem ist aber garantiert nicht so.
Wir haben genau gehört, wohin die Reise gehen soll, damit wir tiefere administrative Kosten haben. Die Reise soll dahin gehen, dass die sogenannte Einheitskasse dann nur noch eine Zahlstelle ist. Leistungserbringer stellen Rechnung, die Krankenversicherung mit dem Namen Einheitskasse bezahlt, und dann ist für die Versicherten alles gut, dann ist für die Leistungserbringer alles gut, und dann sinken die Kosten.
Nach dem Anhören der bis jetzt gehaltenen Voten komme ich mir ins Jahr 1995 zurückversetzt vor. Damals wurde im gleichen Rat das KVG behandelt. Was haben wir damals nicht alles für Versprechungen gehört! Alle Leistungen werden besser, alle Versicherten werden zufriedener, die Spitäler und die Leistungserbringer werden effizienter, alles wird gut überwacht, und zuletzt kostet es viel weniger Geld. Und die genau gleichen Kreise, die uns dies damals schmackhaft gemacht haben, suchen jetzt die Lösung in der Einheitskasse, weil sie ihre Versprechungen nicht einhalten können. Ich sage Ihnen, die Einheitskasse wird genau gleich ein System sein, in dem die Realisierung der Anliegen scheitert, die Sie zu vertreten vorgeben. Der Vertreter der CVP hat es vorhin richtig gesagt: Wir sprechen hier über Sparmöglichkeiten im Bereich der Administrativkosten. Aber auch die Administrativkosten können wir nur zum Teil als Sparpotenzial erachten, weil Leistungsabrechnungen genau gleich gemacht werden müssen, egal, ob es sich um eine Einheitskasse oder um verschiedene Krankenversicherer handelt. Die Kosten, die in Rechnung gestellt werden, müssen genau gleich kontrolliert werden. Oder wollen Sie das abschaffen? Kann jeder in Rechnung stellen, was er will? Ich glaube, das kann doch nicht im Sinne der Sache sein. Die Rechnungen für Prämien müssen genau gleich erstellt werden, und die Rechnungen müssen bezüglich der Abrechnung genau gleich überprüft werden. Das Sparpotenzial ist im Promillebereich anzusiedeln - im Promillebereich!
Leider verpassen Sie es, dort anzusetzen, wo es tatsächlich notwendig ist, nämlich bei den Bereichen, wo 95 Prozent der Kosten verursacht werden. Sie werden nie weniger Verwaltungsaufwand haben mit einer Einheitskrankenkasse, wenn Sie verantwortungsbewusst kontrollieren, wofür eine Rechnung gestellt worden ist und ob diese Rechnung auch rechtens gestellt worden ist.
Wir haben ein weiteres Problem, auf das bisher auch noch niemand hingewiesen hat: Ein überwiegend grosser Teil der Versicherten hat heute in irgendeiner Form eine Zusatzversicherung. Die Zusatzversicherung wird nicht die jetzt angepriesene Einheitskasse durchführen können - es wird auch nicht deren Aufgabe sein -, die Zusatzversicherung wird weiterhin bei den anderen Versicherern bleiben. Was daraus resultieren wird, ist, dass für jeden Menschen in unserem Land, der grund- und zusatzversichert ist, die Kosten tendenziell steigen werden. Machen Sie die Öffentlichkeit auch darauf aufmerksam, wenn Sie über Ihr Modell Grundversicherung diskutieren.
Kessler Margrit · Mit-F · Conseil national · St-Gall · Groupe vert'libéral
Gerne lege ich meine Interessenbindung offen. Ich bin Präsidentin der schweizerischen Stiftung SPO Patientenschutz; das ist die grösste Patientenorganisation, die nicht an ein Krankheitsbild gebunden ist.
Unbestritten ist, dass im Krankenversicherungswesen Reformbedarf besteht und Verbesserungen erforderlich sind. Der verfeinerte Risikoausgleich ist überfällig, aber auch ein griffiges Aufsichtsgesetz für die Krankenversicherer ist notwendig. Trotz den beiden Aber lehnen die Grünliberalen die Einheitskrankenkasse ab. Für einen radikalen Systemwechsel besteht kein Handlungsbedarf.
Eine Studie der Ostschweizer Gesundheitsdirektoren kam zum Schluss, dass die Einführung einer kantonalen Einheitskrankenkasse die Gesundheitskosten nicht senken würde. Einsparungen können nicht durch den Umbau zu nur einer öffentlichen Krankenkasse erzielt werden. Kosten können nur durch den Abbau von Leistungen eingespart werden. Der Umbau zu einer öffentlichen Krankenkasse würde Jahre dauern und 2 Milliarden Franken kosten.
Mit der Einführung einer Einheitskasse würde der Wettbewerb unter den Krankenversicherern gänzlich wegfallen. Es sinkt der Anreiz, gute Lösungen zu finden. Ein Vergleich zwischen den verschiedenen Krankenpflegeversicherern wäre nicht mehr möglich. Dank der heutigen Konkurrenz bemühen sich die meisten Krankenkassen, gute Serviceleistungen zu erbringen und innovative Angebote zu machen. Es ist letztlich der Wettbewerb, welcher die Krankenversicherer zwingt, attraktive Angebote zugunsten der Patientinnen und Patienten, z. B. bei Managed-Care-Modellen, bereitzustellen.
Mit der Einheitskasse kann man keine Kosten sparen, die Patientinnen und Patienten wären aber auf Gedeih und Verderb den kantonalen Beamten ausgeliefert. In letzter Konsequenz bliebe ihnen nur noch übrig, den Wohnort zu wechseln. Das kann doch nicht das Ziel sein!
Die Suva als Vorbild der Einheitskasse - dieser Vergleich hinkt. Die Suva bezahlt nicht nur die Behandlungskosten bei Verletzungen, sondern bemüht sich, die Verunfallten so schnell wie möglich an den Arbeitsplatz zurückzuführen. Deshalb sind die Verwaltungskosten bei der Suva sehr viel höher als bei den Krankenversicherern. Wenn die Verletzungen nach Jahren nicht abheilen, werden die Betroffenen zur Behandlung ihrer Handicaps zur Krankenkasse "abdelegiert", dies mit der Begründung, es handle sich nicht mehr um Unfallfolgen, sondern um Abnützung und deshalb seien die Unfallfolgen unter Krankheit einzuordnen. Die Krankenpflegeversicherer können ihre Versicherten in keine andere Institution überweisen und müssen die Kosten der früheren Suva-Versicherten übernehmen. Diese Institutionen können nicht miteinander verglichen werden.
Mit der Einheitskasse können wir die ärgerlichen telefonischen Anfragen von inkompetenten Krankenkassenmaklern auch nicht aus der Welt schaffen. Diese werden auch nach der Einführung der Einheitskasse nicht verschwinden, sondern im Privatversicherungsbereich wird das Telefon weiterklingeln.
Eine Einheitskasse wäre ein Staat im Staat, was nicht zu unserer liberalen Gesellschaft passt. Die Wahlfreiheit bei den Krankenkassen ist ein wichtiges Kriterium für die Versicherten, und das wollen wir nicht aufgeben. Deshalb verlangen wir Grünliberalen, dass die hohe Qualität der medizinischen Behandlung weiterhin im Mittelpunkt steht und die volle Wahlfreiheit für Versicherte und Patienten bestehen bleibt.
Wir bitten Sie, die Initiative abzulehnen.
Aubert Josiane · Mit-F · Conseil national · Vaud · Groupe socialiste
L'assurance-maladie est une assurance sociale par définition, car elle s'adresse à toute personne vivant sur le territoire suisse, est obligatoire, et assure les mêmes soins à chacun et chacune.
A partir de là, l'introduction d'un système de concurrence dans l'offre de cette assurance de base est une aberration digne de la période où le dogme du libéralisme économique triomphant, sans limite et sans régulation, était de mise.
Depuis, l'eau a coulé sous les ponts; il a été possible pour chaque personne d'observer les dérives auxquelles ce dogme a conduit l'économie mondiale. Au cours de la dernière décennie, le secret bancaire a disparu, les règles de l'OCDE changent les pratiques de nos banques au-delà de ce qu'elles auraient imaginé pouvoir supporter, et le monde continue à tourner; les gouvernements des pays les plus libéraux en appellent même à des réglementations internationales pour permettre aux Etats d'assumer leurs tâches et de se financer normalement par l'impôt.
Vous devez imaginer que je me suis trompée de débat. Eh bien, pas du tout! Selon moi, il est temps de garantir enfin une réglementation claire et transparente dans le domaine de l'assurance-maladie, pour permettre à la population de s'y retrouver et de démêler les primes et factures qu'elle paie pour notre système de santé. Entendons-nous bien, il n'est pas question de remettre en question la qualité de notre système de santé, mais la manière dont celui-ci est géré, et de voir enfin clair dans les primes d'assurance pour les soins de base.
Le scandale des primes payées en trop par la population de certains cantons, les réserves mal adaptées et surfaites de certaines caisses, la chasse aux bons risques, cette valse incessante à laquelle les autorités sont contraintes d'appeler les citoyens chaque fin d'année pour passer d'une caisse chère à une caisse plus avantageuse, mais qui, par l'afflux massif de nouveaux assurés, deviendra encore plus chère l'an prochain, tout cela doit cesser.
La santé est un domaine économique important de notre société, inutile de le nier. Mais il est indécent de livrer les assurés pieds et poings liés à des assureurs qui utilisent la lassitude des clients pour leur offrir des assurances complémentaires, simplement parce qu'ils se sentent captifs de leur assureur de base et ne voient absolument plus clair dans le dédale des primes.
L'initiative populaire "pour une caisse publique d'assurance- maladie" créera enfin la transparence nécessaire et une efficacité pour les soins de base, ceux que le peuple suisse souhaite garantir à chacune et à chacun.
La séparation claire entre assurance de base, publique, et assurances complémentaires permettra d'établir une juste et salutaire concurrence dans les produits qui n'appartiennent pas aux soins de base et peuvent ainsi être choisis librement, selon le bon vouloir ou le pouvoir de chacun. Cette séparation salutaire ouvrira aussi une nouvelle ère pour permettre aux multiples acteurs du domaine de la santé d'agir dans la transparence et avec une solidarité accrue, pour le plus grand bénéfice de la population, de son système de santé et du coût de celui-ci.
Je vous encourage vivement à soutenir l'initiative "pour une caisse publique d'assurance- maladie".
Amaudruz Céline · Mit-F · Conseil national · Genève · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Pendant des années, l'absence de concurrence dans notre pays a pénalisé, non seulement les consommateurs, mais aussi l'ensemble de l'économie en réduisant sa compétitivité. Le développement d'une culture de la concurrence et une lutte accrue contre les abus en matière de concurrence ont permis de proposer aux consommateurs, ainsi qu'aux entreprises une offre plus nombreuse de biens et de services à de meilleurs prix et de meilleure qualité. Nous nous sommes engagés en direction d'un renforcement généralisé de la concurrence et nous ne voyons pas de raisons valables pour que le système de santé échappe aux bienfaits de la concurrence.
A en croire les initiants, le passage d'un marché concurrentiel, où 61 caisses-maladie pratiquent l'assurance de base des soins, vers un mastodonte bureaucratique serait la solution miracle pour enrayer la hausse des coûts de la santé. A première vue, c'est un argument attirant, mais fallacieux quand on y regarde de plus près. Les augmentations des primes sont, à juste titre, une source majeure de préoccupation pour la population qui désespère face à des hausses répétées. Mais ces hausses résultent d'une évolution de la consommation générale des soins compris dans le catalogue des prestations de l'assurance-maladie de base et non pas des assureurs qui, dans ce contexte de concurrence, s'efforcent de réduire leurs frais administratifs et leurs frais de gestion, sous peine de voir partir leurs assurés mécontents chez un autre assureur.
Le passage d'une pluralité d'acteurs à un acteur étatique unique n'influerait certainement pas pour la baisse de la consommation des soins. Il priverait en outre les personnes désireuses de partir vers une caisse-maladie plus efficiente que la leur de la possibilité le faire.
En l'absence de concurrents, la maîtrise des coûts administratifs perdrait tout intérêt, l'acteur étatique unique pouvant retenir contre leur gré les assurés. Cette initiative populaire ne contient aucun élément conduisant à une maîtrise des coûts, mais entend, qu'importe les conséquences, passer d'une assurance-maladie sociale à une assurance-maladie socialiste.
Enfin, l'énorme administration que certains veulent mettre en place, comprenant une institution nationale qui créerait des agences cantonales, écornerait encore un peu plus l'autonomie des cantons dont les autorités appliquent habituellement le droit fédéral.
Je peux vous assurer que les personnes qui ont pu faire la comparaison entre un système d'assurance-maladie étatisé et un système tel que le nôtre, où les assurés peuvent librement changer d'assureur, préfèrent de loin celui du libre passage intégral. Prenons l'exemple des travailleurs frontaliers français en Suisse, qui, selon les accords bilatéraux, disposaient de la possibilité de s'assurer soit auprès de la sécurité sociale française, soit auprès d'assureurs privés français. A 95 pour cent, ils ont opté pour une assurance-maladie privée et s'opposent fermement à tout passage vers le régime général français de la sécurité sociale que veut leur imposer leur gouvernement.
Pour ces raisons, nous ne pouvons pas donner suite à une initiative populaire voulant, d'une part, mettre fin à un régime qui garantit la plus grande efficience aux assurés et qui, d'autre part, élude la question centrale de la hausse des coûts de la santé.
Germanier Jean-René · Mit-M · Conseil national · Valais · Groupe libéral-radical
Notre pays est un pays prospère où les prestations de santé ont atteint un niveau d'excellence de premier ordre. Nous nous en réjouissons et les Suisses, d'ailleurs, se déclarent satisfaits de notre système de santé. Mais notre pays est aussi un îlot de cherté au coeur de l'Europe. Les cartels, les monopoles, le manque de concurrence sont des éléments qui contribuent indiscutablement à ce que les Suisses payent plus cher leur consommation. Et c'est le cas aussi pour la santé.
Si l'initiative populaire "pour une caisse publique d'assurance-maladie" aboutissait, elle générerait une grande machine étatique, remplaçant un secteur d'activité qui aujourd'hui voit une saine concurrence jouer son rôle au bénéfice des usagers.
Le modèle de caisse unique est mauvais parce qu'il introduit des conflits d'intérêts au niveau de la Confédération, qui serait à la fois législatrice, assureuse, avec des cantons responsables des prestations. Les pouvoirs publics feraient tout et les consommateurs seraient captifs d'un système étatique. Il ne serait plus possible de changer d'assurance. Ce modèle sans concurrence aboutirait automatiquement à une hausse des prix et à une baisse de la pression sur les coûts de la santé. Aujourd'hui, sur 100 francs que nous payons pour notre caisse-maladie, il y 5 francs consacrés aux frais administratifs des assurances, alors que 95 francs, bien sûr, sont nécessaire pour couvrir les coûts des soins. En évoquant cette proportion, on constate rapidement, que la lutte pour la maîtrise des coûts se situe au niveau du contrôle des prestations - les hôpitaux, les médicaments et toutes les prestations. Et même si l'on réduisait de 20 pour cent les frais administratifs, cela ne représenterait qu'un franc sur 100 francs cotisés.
C'est la troisième fois en onze ans que nous sommes obligés de discuter d'un changement fondamental de la gestion de notre système de santé. C'est le résultat d'une vision dogmatique issue d'un programme politique du parti socialiste, une vision de la société où l'Etat est l'acteur unique et monopolistique qui tient tous les rôles. Nous ne partageons pas cette vision. Et ce dont je suis sûr, c'est qu'aucune économie n'est à attendre de ce modèle. Le Conseil fédéral le dit d'ailleurs dans son message: la caisse unique ne réduira pas les coûts. Je pense même le contraire: un oui à cette initiative serait irrémédiablement un oui à l'augmentation des coûts de la santé. C'est donc avec conviction que je m'opposerai à cette initiative.
Gysi Barbara · Mit-F · Conseil national · St-Gall · Groupe socialiste
Eine öffentliche Krankenkasse ist einfacher, gerechter und günstiger, der Systemwechsel längst überfällig. Das heutige System mit über 60 Krankenkassen und über 300 000 verschiedenen Versicherungsprodukten ist mittlerweile zu einem Macht- und Lobbyapparat mit problematischen Nebenerscheinungen geworden. Der Pseudowettbewerb in der Grundversicherung treibt unliebsame Blüten oder, um im Jargon des Gesundheitswesens zu bleiben, hat unverträgliche Nebenwirkungen: den Kampf um gute Risiken. Versicherer versuchen alles Mögliche, um junge Gesunde anzulocken. Sie gründen beispielsweise Tochtergesellschaften, und die Transparenz ist dabei nicht immer gewährleistet. Dies ist auch bei der Reservepolitik so. Es kommt zu Prämienaufschlägen, die nicht nachvollziehbar sind und teils deutlich höher als der Gesundheitskostenanstieg ausfallen. Viele Leute sind unzufrieden mit dem heutigen System. Die Krankenkassenprämien fressen einen grossen Brocken des Monatsbudgets und sind insbesondere für Familien und Menschen mit kleinem Einkommen happig. Das erlebte ich gerade wieder, als ich in den vergangenen Wochen mehrfach auf der Strasse Unterschriften für eine kantonale Initiative zur Prämienverbilligung sammelte.
Dabei ist das Rezept für die Grundversicherung einfach - ich habe diesbezüglich eine andere Meinung als mein Vorredner -: eine öffentliche Krankenkasse. Denn schliesslich geht es immer um die gleiche Leistung. Da macht Wettbewerb schlicht keinen Sinn. Eine öffentliche Krankenkasse ist einfach und richtig für das Basisprodukt, die Grundversicherung. Den Wettbewerb können wir den privaten Krankenkassen getrost für die Zusatzversicherungen überlassen. Natürlich ist die öffentliche Krankenkasse keine revolutionäre Neuentwicklung, aber der endlich konsequente Schritt, das unübersichtliche System des Grundversicherungsgeschäftes der Krankenversicherung für die Kundinnen und Kunden einfacher und transparenter zu machen.
Vor gut drei Jahren haben die Gesundheitsdirektionen von fünf Ostschweizer Kantonen gemeinsam eine Studie über kantonale und regionale Krankenkassen erarbeiten lassen. Die Studie der Zürcher Hochschule für angewandte Wissenschaften wurde im März 2011 vorgestellt. Die Studie zeigt breit auf, welche Vor- und Nachteile eine öffentliche Krankenkasse mit regionaler oder kantonaler Ausprägung hat, und macht dabei beachtenswerte Aussagen. Darum ist sie auch für unsere Debatte zu einer öffentlichen Krankenkasse interessant. Denn es geht ja zentral darum, ob in der Grundversicherung ein Anbieter oder Dutzende von Anbietern agieren sollen. Die gemachten Aussagen lassen sich darum durchaus auf eine schweizerische öffentliche Krankenkasse übertragen.
Zur Thematik der Gesundheitskosten: Die Studie traut einer regionalen Kasse eine globale Optik für die Effizienzsteigerung zu. Sie sagt auch aus, dass die Risikoselektion die Anreize für ein effizientes System verringert und dass bei einer regionalen oder kantonalen Kasse ein besseres Potenzial besteht. Eine rund einprozentige Prämienreduktion liesse sich gemäss den Autoren der Studie dank schlankerer Strukturen und tieferer Verwaltungskosten erreichen. Grössere Einsparungen liessen sich klar mit besser abgestimmten Behandlungen erzielen, also bei den Gesundheitskosten. Für eine gute Behandlungssteuerung sei entscheidend, dass die Risikoselektion vermindert werde. Eine regionale Kasse habe höhere Anreize, sich um chronischkranke und kostenintensive Patientinnen und Patienten zu kümmern.
Die Einrichtung einer öffentlichen Krankenkasse ist ein richtiger Schritt in die richtige Richtung, um den Fokus stärker auf die Patientinnen und Patienten und somit die bestmögliche Behandlung zu legen. Auch eine umfassende Prävention und Gesundheitsförderung ist mit einer öffentlichen Krankenkasse besser gewährleistet. Darum sage ich aus grosser Überzeugung Ja zur Volksinitiative "für eine öffentliche Krankenkasse", und ich bitte Sie, das auch zu tun.
Reimann Lukas · Mit-M · Conseil national · St-Gall · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Alle Monopole haben eine gemeinsame Eigenschaft: Sie untergraben die Souveränität des Konsumenten als ultimativer Chef über alle Produzenten, der durch seine Kaufentscheidungen den Unternehmern den Kurs vorgibt. Das Monopol ersetzt den Kunden, der Produkte nach seinen Wünschen und Bedürfnissen auswählt, durch Bürokraten und Politiker, welche per Dekret darüber befinden, was der Kunde zu welchem Preis zu kaufen hat.
Die hier vorgeschlagene Regelung verbietet allen Anbietern, ein Produkt anzubieten, und vergibt dieses Privileg an einen Einzelnen, an den Monopolisten. Der Staat hat als Einziger die Macht, dieses gesetzliche Privileg zu vergeben, und gleichzeitig ist er selber der raffgierigste "Monopolprivilegist". Die lange Liste der Staatsmonopole soll um ein weiteres verlängert werden. Aber auch dieses wird dieselben Probleme hervorrufen, die es bei allen Monopolisten gibt, welche nicht der Konkurrenz anderer Anbieter und der Wahlfreiheit der Kunden ausgesetzt sind. Das unternehmerische Handeln zur Entdeckung der Kundenbedürfnisse kann durch keinen Statistiker, keinen Bürokraten und keinen Politiker ersetzt werden. Monopolistische Anbieter produzieren immer an den Kundenbedürfnissen vorbei. Da die Fehler nicht wie im freien Markt durch andere, bessere Konkurrenten aufgedeckt werden, bleibt dieses Fehlverhalten leider verborgen und wird nicht korrigiert. Der Bürokrat entscheidet nicht im dynamischen Konkurrenzumfeld, wo seine Entscheide sehr bald als richtig oder falsch enttarnt werden, sondern im Informationsvakuum des Alleinanbieters. Veränderungen haben keinen Einfluss auf den Erfolg der Monopolisten, da die Kunden ja gezwungen sind, bei ihnen einzukaufen.
Eine Beurteilung des Ausmasses des von Monopolisten angerichteten Schadens ist nicht möglich. Dieser Schaden der Monopolisierung zulasten des Konsumenten kümmert die linke Seite leider nicht. Wen interessiert es, wenn die Kosten weiter steigen? Wer die Kosten nicht bezahlen kann, bekommt Prämienverbilligung, bezahlen tut es eine andere Gruppe, die effektiven Nettosteuerzahler. Ludwig von Mises bringt es auf den Punkt, wenn er sagt: "Nur für einen Bürokraten kann die Idee vom Aufbau neuer Verwaltungen, das Verkünden neuer Verordnungen und die Erhöhung der Zahl der Staatsangestellten als nützlich und positiv beschrieben werden." So beschreiben die Initianten den Ersatz produktiver privater Angestellter durch Staatsangestellte und die weitere Ausweitung der politisch-bürokratischen Kontrolle des Gesundheitswesens als grossen Fortschritt. In Tat und Wahrheit ist dies ineffizient und zerstörerisch, und mit der zynischen Marginalisierung der menschlichen Entscheidungsfähigkeit ist es auch menschenverachtend.
Die von der Zwangsversicherung verursachte Kostenexplosionstragödie kann nicht durch Dosiserhöhung bekämpft werden. Die Ausschaltung der Konkurrenz, der Differenzierung der Anbieter und der Wahlfreiheit ist kein Heilmittel, sondern sie ist Gift für das Gesundheitswesen. Waren bei der Einführung des Krankenkassenobligatoriums 95 Prozent der Schweizerinnen und Schweizer bereits freiwillig krankenversichert, können sich heute viele Leute die explodierenden Prämien gar nicht mehr leisten. Nur wenn zu Logik- auch noch Faktenresistenz kommt, erkennt man in der Einheitskasse eine valable Alternative zur Lösung des Kostenproblems.
Die Probleme aufgrund der Staatseingriffe im Gesundheitswesen sind tatsächlich allgegenwärtig. Erlauben wir wieder Konkurrenz, und erlauben wir den Kassen, sich mit unterschiedlichen Versicherungsprodukten zu differenzieren, anstatt der "One size fits all"-Grundversicherung! Geben wir der Versicherung wieder ihre richtige Funktion zurück: der Schutz vor untragbaren Risiken, nicht der Konsumfreipass, nicht die Kostensozialisierung! Hören wir auf mit Berufsprotektionismus für Ärzte und Anbieterbeschränkung durch Numerus clausus und Lizenzierung, und lassen wir die Konsumenten über ihr eigenes Leben entscheiden, statt vorzugeben zu wissen, was für die Menschen gut ist!
Sagen wir Nein zu dieser Initiative!
Müller Geri · Mit-M · Conseil national · Argovie · Groupe des VERT-E-S
Lieber Lukas Reimann, ich habe eigentlich etwas ganz anderes vorbereitet, aber Sie haben mir hier wirklich eine Steilvorlage gegeben. Ich weiss nicht ganz genau, von welchem System Sie gesprochen haben. Das heutige System hat dazu geführt, dass die Kosten immer weiter steigen. Sie sind jetzt leicht reduziert worden, insbesondere weil man die Krankenversicherungen reguliert und ihnen gesagt hat, dass sie genau offenlegen müssen, was Grund- und was Zusatzversicherung ist. Im Ständerat will man jetzt noch versuchen, es so zu flicken, dass man eine Oberaufsicht über die Grundversicherung einrichtet, aber dort haben wir dann auch ein Problem: Diese Oberaufsicht muss dann sechzig Kassen anschauen, das ist eine extrem schwierige Arbeit. Jeder weiss, dass Buchhaltung zwar etwas sehr Exaktes ist, aber doch etwas sehr Differentes, weil man die Bücher auf sehr kreative Weise führen kann. Wir wissen von jenen, die sich nicht konkurrieren dürfen, dass man die Buchhaltung am Schluss eben doch so macht, dass man am Schluss richtig dasteht. Ein Beispiel: Bei den Overheadkosten zwischen Grund- und Zusatzversicherung zu unterscheiden ist sehr schwierig.
Was versuchen wir heute zu machen? Heute gibt es - das ist die Terminologie, die vorhin angewendet wurde - einen Wettbewerb um Konsumenten. Die Menschen sind jedoch nicht Krankheitskonsumenten und -konsumentinnen, das ist nicht das Problem. Das Problem ist, dass die Risiken sehr unterschiedlich verteilt sind. Es gibt in diesem Land Menschen, die können tun und machen, was sie wollen, können Alkohol trinken und rauchen und werden nie krank; es gibt aber auch Menschen, die unglaublich gesund leben und trotzdem krank werden. Da sind die Karten einfach sehr ungerecht verteilt. Deshalb stand ganz am Anfang die folgende Überlegung: Man füllt eine Kasse für die Leute, die die falschen Karten gezogen haben und kränker werden als andere und dann selbstverständlich auch mehr Gesundheitsleistungen konsumieren. Damit das ausgeglichen werden kann, richtet man dafür eine Kasse ein.
Die Krankenversicherungsidee ist eine neue Idee, die ein Stück weit auch versucht hat, den neuen Liberalismus mit einzubeziehen. Grundsätzlich ist aber die Frage nach der Eigenverantwortung sehr schwierig: Was machen Sie, wenn Sie Diabetes bekommen, obwohl Sie kaum Zucker gegessen haben? Dann haben Sie schlechte Karten gezogen. Das heisst, die Versicherungskunden, die "Konsumenten", wie Sie sie nennen, gibt es eigentlich gar nicht; es gibt einfach die Situation, dass jemand krank wird und dafür dann eine Versicherungsleistung braucht. Wenn da alle gleichgestellt sein sollen, wenn alle Bedingungen gleich sein sollen, ja hallo, wo ist dann da der Wettbewerb? Wie soll ich einen Wettbewerb veranstalten, wenn alle das Gleiche machen müssen, sechzigmal bei verschiedenen Versicherern? Dann findet der Wettbewerb an einem anderen Ort statt, weil gemäss Ihrer Ideologie der Wettbewerb ja das einzig Regulierende ist.
Man sollte hier endlich mit den alten Mythen aufräumen. Sie haben die Bürokraten genannt. "Bürokraten" sind gemäss Definition Leute, die im Büro arbeiten. Sowohl Staatsangestellte wie auch Privatangestellte arbeiten im Büro; die Bürokratie bleibt die gleiche. Sie sagen, dass letztlich mehr Staatsstellen geschaffen würden. Ich weiss nicht genau, wieso das so sein sollte. Die Staatsverwaltungen haben Arbeitsstellen reduziert, es sei denn, dass das Arbeitsvolumen dort grösser geworden ist. Letztlich hätten Sie eine Organisation, die für alle Versicherungen da wäre, gemäss dem Copy-Paste-Modell. Das könnte die Suva sein. Bei der Suva gibt es dieses Modell ja offensichtlich nicht - zumindest kann das hier niemand nachweisen. Also wäre das eigentlich die Institution, die, gleich wie die Unfälle, die Krankheiten versichert.
Wenn Sie von Kostenwachstum sprechen, sprechen Sie plötzlich von den Ärzten. Das hat mit der Krankenversicherung sehr wenig zu tun; Sie könnten auch vom Pflegepersonal sprechen. Ich kann Ihnen nur sagen: Wenn man die Zukunft anschaut, sieht man, dass die Krankenversicherung mit der Einheitskasse wahrscheinlich eher billiger werden wird, weil wir weniger Ärzte und Pflegepersonal haben werden. Wenn es im Markt ist, werden diese Leute teurer werden, weil es immer schwieriger ist, Ärzte und Pflegepersonal zu bekommen. Da wird der Wettbewerb wieder spielen.
Wir müssen zum Ziel der Krankenversicherung zurückkommen: Das Ziel der Krankenversicherung war es immer, dass Menschen, die schlechtere Karten in der Hand haben, was ihre Gesundheit anbelangt, trotzdem die Möglichkeit haben, ein vernünftiges Leben zu führen. Ich kann Ihnen sagen, ich kenne aus meiner pflegerischen Arbeit Leute, die wirtschaftlich massiv eingeschränkt sind, weil für sie alles - Lebensmittel usw. - einfach teurer ist. Das sind Leute, die Eigenverantwortung wahrgenommen haben, aber einfach verdammt noch mal das falsche Gen erhalten haben und deshalb zum Beispiel Diabetes bekommen haben. Was wollen Sie da machen? Soll man die Leute bestrafen? Das ist eigentlich die Frage.
Die menschliche Entscheidungsfähigkeit wurde vorhin erwähnt. Ja, diese gewichte ich ganz hoch. Sie wissen, dass ich ein erzliberaler Mensch bin. Aber Sie haben keine Entscheidungsfreiheit bezüglich Ihrer Gene, Sie kriegen die Gene einfach zugeteilt.
Ich bitte Sie ausserdem, einmal die Versicherungsverträge zu analysieren und zu schauen, welche Versicherung die bessere, die kostengünstigere ist. Das werden weder Sie noch ich herausfinden. Diese Verträge sind in einem Deutsch geschrieben, das kein Mensch versteht; es stammt aber nicht von Beamten, sondern von Privatangestellten.
Deshalb bitte ich Sie, die Initiative zu unterstützen.
Fridez Pierre-Alain · Mit-M · Conseil national · Jura · Groupe socialiste
Je déclare mes intérêts: je suis médecin généraliste.
Notre pays a mal à son système de santé, pas au niveau de la qualité des prestations fournies, qui est remarquable, mais au niveau des coûts, d'un financement peu social et des dysfonctionnements de son système d'assurance. Et c'est avant tout sur ce dernier point que l'initiative populaire "pour une caisse publique d'assurance-maladie" prétend agir.
Selon les opposants à cette initiative, son principal défaut résiderait dans la disparition, inacceptable à leurs yeux, du principe de concurrence dans la LAMal. Mais en fait, qu'est-ce que la concurrence? Je ne vous ferai pas l'affront de croire que j'ai quelque chose à vous apprendre en la matière, mais quand même, un petit rappel me paraît opportun.
Prenons l'exemple de l'achat d'une voiture. Une Renault, une Peugeot, une Opel? Comment se décider? Le choix peut porter sur la forme, la couleur, les caractéristiques techniques et, en définitive, le prix de chaque modèle, avec, pour le vendeur, la possibilité de discuter le prix, d'offrir des promotions et des reprises plus ou moins avantageuses. Cela, c'est une véritable concurrence.
Rien de tel en ce qui concerne la caisse-maladie selon les règles figurant dans la LAMal. Le tarif et la liste des prestations sont fixés sans dérogation possible. Ce n'est pas un marché libre. On pourrait parler de pseudo-concurrence encadrée. Les prestations offertes par toutes les caisses, en termes d'accès aux prestations de soins, sont parfaitement les mêmes, quelle que soit la caisse à laquelle on est assuré, mais cela à des coûts de primes différents, variant parfois de plus de 30 pour cent dans le même canton, et cela pour des conditions d'assurance équivalentes.
Les coûts sont générés par le couple médecin-patient. Pour répondre aux plaintes et symptômes de son patient, le médecin met en oeuvre, dans un souci d'économicité, selon son libre arbitre et d'entente avec le malade, différentes mesures diagnostiques et thérapeutiques. En définitive, les caisses-maladie n'ont aucune prise sur les coûts qu'elles doivent assumer et le résultat comptable d'une caisse dépend de l'état de santé moyen du collectif de ses clients.
Il correspond à l'ensemble des coûts générés par les patients affiliés à cette caisse. Des patients jeunes et en bonne santé coûteront toujours moins chers que des patients âgés et malades. Les jeunes en bonne santé sont justement appelés des bons risques. Le seul domaine où une caisse-maladie peut imposer sa griffe et se comparer à ses rivales est celui des frais administratifs et de gestion. C'est tout. Il s'agit là d'une concurrence formelle.
Les réserves qui ne suivent pas le patient en cas de changement de caisse-maladie représentent une autre aberration du système actuel. Sans aucune responsabilité de leur part, en cas de passage important de patients d'une caisse à l'autre, certaines caisses peuvent voir leur situation financière se péjorer par manque de réserves légales, alors que d'autres caisses rigolent. Un exercice fortuit, totalement artificiel.
Les caisses-maladie ne sont pas censées faire des bénéfices avec l'assurance de base. Alors pourquoi s'accrocher pareillement à cette activité? Elles s'y accrochent simplement parce qu'en s'occupant de la LAMal, les caisses disposent d'un moyen idéal pour démarcher des clients pour leurs très lucratives assurances complémentaires. C'est par ailleurs toute la motivation de la chasse aux bons risques.
Le temps me manque pour poursuivre mon réquisitoire. Face aux dysfonctionnements et aux imperfections du système actuel, la caisse publique est une opportunité pour avoir enfin de la transparence dans les coûts et les flux financiers, pour des primes par canton et par région en adéquation avec les coûts réels. Fini les primes fixées sur la base de coûts présumés de longs mois à l'avance avec plus d'inconnues que de certitudes, fini les combines des transferts de réserves d'un canton à l'autre, fini la chasse aux bons risques, fini les dépenses administratives inutiles pour des frais de courtage, les changements de caisses, la publicité, les hauts salaires des multiples directeurs et j'en passe. On parle de plusieurs centaines de millions d'économies potentielles.
A l'heure actuelle, les investissements consentis en faveur de la prévention et de la promotion de la santé sont très modestes, eu égard aux enjeux. Les caisses-maladie n'ont pas intérêt à investir dans ce secteur: pourquoi investir pour des patients qui risquent de choisir une caisse rivale l'année suivante?
Le contraire aurait lieu avec une caisse publique. La LAMal pourrait évoluer et les mesures de prévention pourraient devenir une priorité. On sait par exemple que 10 pour cent des patients, ceux qui sont les plus malades, génèrent environ deux tiers des coûts à charge de l'assurance-maladie. Investir dans un meilleur travail en réseau, en faveur de cette catégorie particulière de patients, peut être source d'économies et entraîner une amélioration de la qualité des soins. Avec une caisse publique, plaire aux bons risques ne sera pas la priorité. Il est temps d'aller de l'avant.
Je vous encourage à soutenir cette initiative.
Herzog Verena · Mit-F · Conseil national · Thurgovie · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Was die Initianten 2007 mit X bezeichnet hatten und von über 70 Prozent der Stimmbürgerinnen und Stimmbürger abgelehnt wurde, wird heute, ein paar Jahre später, einfach etwas abgerundet, mit U bezeichnet und dem Souverän erneut zur Abstimmung vorgelegt. 2007 war es die Initiative "für eine soziale Einheitskasse", heute ist es die Initiative "für eine öffentliche Krankenkasse". In Tat und Wahrheit wird auf ganz billige Art und Weise versucht, dem mündigen Bürger etwas Altes unter anderem Namen, aber mit langfristig gleichem Ziel wie 2007 als etwas Neues unterzujubeln.
Ziel der Initiative sei es unter anderem, das Kosten- und Prämienwachstum zu bremsen. Ja, dieses Ziel habe auch ich. Die ausufernden Kosten im Gesundheitswesen sind zu stoppen. Doch durch diese Initiative wird genau das Gegenteil erreicht! Wie Berechnungen des Winterthurer Instituts für Gesundheitsökonomie der Zürcher Hochschule für angewandte Wissenschaften zeigen, würde allein die Umstellung auf eine Einheitskasse die Schweizer Bevölkerung im Minimum 2 Milliarden Franken kosten. Eine vierköpfige Familie müsste nur für die Umstellung ohne Gegenwert rund 1000 Franken bezahlen. Noch markanter würden die jährlich anfallenden, steigenden Gesundheitskosten zu Buche schlagen. Der Wegfall des kostendämpfenden Wettbewerbs hätte eine massive Verteuerung des Gesundheitswesens zur Folge. Sollen die Gesundheitskosten tatsächlich und nachhaltig gesenkt werden, funktioniert das nur durch eine deutliche Abspeckung der Grundversicherung und durch gesunden Wettbewerb und Marktwirtschaft.
Langfristiges Ziel der Initianten ist aber in Tat und Wahrheit gar nicht die Senkung der Gesundheitskosten, sondern langsam, Schritt um Schritt, die Verstaatlichung der Medizin. Wohin das führt, sieht man im angrenzenden Ausland, z. B. in Frankreich. Dort haben sich seit dem Jahr 2000 Schulden von über 120 Milliarden Franken angehäuft. Demgegenüber ist unser Gesundheitswesen weitgehend schuldenfrei.
Aber nicht nur Schulden sind durch Einheitskassen vorprogrammiert - letztlich geht es hier um die Menschen -, gleichzeitig müssen durch den unweigerlichen Spardruck über kurz oder lang auch medizinische Leistungen gestrichen werden. So wird im schuldengeplagten England mit seinem staatlich gelenkten Gesundheitssystem eine Operation des grauen Stars nur noch dann bezahlt, wenn dem Patienten sonst Arbeitsunfähigkeit droht - stellen Sie sich das mal vor! Im französischen Einheitskassensystem müssen Patientinnen und Patienten oft monatelang auf eine Operation warten. Demgegenüber ist unser Schweizer Gesundheitssystem Weltspitze. Im Krankheitsfall können in der Schweiz alle auf eine rasche und qualitativ hochstehende medizinische Versorgung zählen, die durch die Grundversicherung vergütet wird.
Ja, es ist halt so im Leben: Wenn man sich ein X für ein U vormacht, das heisst sich selbst betrügt, ist das dumm, kontraproduktiv und ganz sicher nicht zielführend. Wenn aber den Stimmbürgerinnen und Stimmbürgern versprochen wird, mit dieser Initiative könne das Kosten- und Prämienwachstum gebremst werden und trotzdem könne die Behandlungsqualität verbessert und die freie Arztwahl gestärkt werden - so steht es in Ihrem Argumentarium -, dann ist das nicht nur unredlich, sondern das ist bewusst mindestens dreimal den Souverän tiefrot angelogen.
Ich bitte Sie: Lehnen Sie diese Initiative wuchtig ab, unterlassen Sie es, die Stimmbürgerinnen und Stimmbürger mit dieser Initiative hinters Licht zu führen, akzeptieren Sie endlich vom Volk demokratisch gefällte Entscheide!
Meier-Schatz Lucrezia · Mit-F · Conseil national · St-Gall · Groupe PDC-PEV
Ich lege meine Interessen offen: Ich bin Verwaltungsrätin der CSS Versicherung AG.
Der Gesundheitsmarkt ist in den letzten Jahren enorm gewachsen, er ist auf 62 Milliarden Franken gewachsen; das sind 14 Prozent unseres Bruttoinlandprodukts. Wir sprechen heute von der obligatorischen Versicherung, das heisst von einem Drittel dieser Kosten; das sind etwa 22 Milliarden Franken. Dieser Markt ist aus zwei Gründen gewachsen: zum einen aus demografischen Gründen, wir haben es gehört; zum andern, weil die Medizin enorme Fortschritte gemacht hat und wir alle, wenn wir erkranken, nur die beste Medizin für uns selber wünschen.
Kein Versicherer hat ein Interesse an höheren Prämien, als sie erforderlich sind. Wer will schon die eigene Kundschaft verärgern? Jeder Versicherer hat daher ein direktes Interesse daran, die Prämien möglichst tief zu halten, um im Markt attraktiv zu bleiben. Um tiefe Prämien zu sichern, muss mit den Leistungserbringern verhandelt werden, denn nur tiefe Tarife führen zu tiefen Prämien. Würden wir aber nun die Verhandlungsmacht einer Einheitskasse übertragen, dann - dessen können wir sicher sein - würden die Prämien nicht sinken, sondern steigen. Wir müssen nur einen Blick auf die bereits mehrmals zitierte Suva werfen. Sie hat zwar kein Monopol, wie das bei der Einheitskasse der Fall wäre, aber die ausgehandelten Tarife für Spitäler und Ärzte sind um einiges höher - um ganze 10 Prozent höher - als jene, die die Versicherer im Verbund verhandelt haben.
Die Versicherer haben ein vitales Interesse an tiefen Prämien und Tarifen; deshalb überprüfen sie auch die Verhandlungsergebnisse sehr genau. Die Folgen dieser harten Auseinandersetzung mit den verschiedensten Leistungserbringern sind für die Prämienzahler spürbar, denn die Tarifverhandlungen führen jährlich zu Einsparungen von etwa 1 Milliarde Franken.
Im propagierten Modell der Einheitskasse sitzen aber alle Leistungserbringer in den Führungsgremien. Es ist kaum anzunehmen, dass diese Akteure - auch nicht jene, die heute mehrere Hüte tragen, wie die Kantone - je ein Interesse an tieferen Preisen haben. Denn jeder dieser Leistungserbringer - handle es sich um das Spital, um den Arzt, um den Physiotherapeuten usw. - verfolgt seine eigenen Ziele.
Es ist ein fundamentaler Irrtum, zu glauben, dass mit einer Einheitskasse die Kostensteigerung gebremst und der Prämienzahler eine spürbare Entlastung erfahren würde. Die Einheitskasse löst die Probleme der steigenden Kosten nicht. Wir aber müssen gemeinsam die wahren Ursachen der hohen Prämien anpacken. Das sind die Spitalstrukturen, die Fehlanreize, die mangelnde Zusammenarbeit und Koordination über die Kantonsgrenzen hinweg oder die mangelnde Effizienz der elektronischen Patientendossiers, um nur einige Ursachen zu nennen.
Wer eine Einheitskasse befürwortet, muss wissen, dass er oder sie Privatunternehmen - denn Krankenversicherer sind nun mal Privatunternehmen - massiv schwächt, weil diese danach nur noch das Zusatzgeschäft tätigen könnten, was zu einem Abbau von Tausenden von Arbeitsstellen führen würde. Wer für nur eine Prämienregion pro Kanton ist, wie dies die Initianten fordern, muss aufzeigen, dass die Einführung von kantonal einheitlichen Beitragssätzen für viele Versicherte im betroffenen Kanton nicht zu tieferen, sondern zu höheren Prämien führen wird. Wer schliesslich, wie dies immer gemacht wird, einen Vergleich mit der Suva macht, muss wissen, dass die Suva sowohl den Arzt als auch die Behandlung und den Ort der Behandlung bestimmen kann. Wer sich an der Suva orientiert, um ein Ja zur Initiative zu begründen, muss auch aufzeigen, dass die Wahlfreiheit nicht mehr gegeben ist.
Die Einheitskasse löst keine Probleme, sie schafft aber sehr wohl neue. Ziel der Versicherer, egal ob im Gesundheitsbereich oder in einem anderen Bereich, ist es, die Kosten und somit die Prämien tief zu halten, weil ihnen sonst die Versicherten davonlaufen. Aber wenn Sie eine Einheitskasse haben, werden Sie nicht mehr davonlaufen können, wenn Sie mit den Dienstleistungen dieser einzigen Kasse nicht zufrieden sind.
Wer also die Wahlfreiheit schätzt, lässt sich nicht in ein Korsett zwängen und empfiehlt die Volksinitiative zur Ablehnung.
Munz Martina · Mit-F · Conseil national · Schaffhouse · Groupe socialiste
Haben Sie heute schon eine Frucht gegessen? Sind Sie heute mit dem Tram und Bus angereist, oder haben Sie die Gelegenheit beim Schopf gepackt und Ihre Gesundheit mit einem kurzen Fussmarsch gefördert? Wer kümmert sich eigentlich in der Schweiz um die Gesundheit der Bevölkerung? Sicher nicht die Krankenkassen - und genau hier liegt der Systemfehler. Es gibt erst wenige Untersuchungen zur Kostenwirksamkeit von gesundheitsfördernden Massnahmen; wir wissen aber, dass hier ein enorm grosses Potenzial besteht, das noch nicht bewirtschaftet wird. Hier liegt die Stärke der öffentlichen Krankenkasse, hier liegt auch das grosse Sparpotenzial.
Aus dem Jahr 2011 gibt es für die Schweiz eine Studie über den Return on Investment im Tabakbereich. Für jeden eingesetzten Präventionsfranken wird darin ein Nutzen von 41 Franken berechnet, ein Faktor 40 also. Ist es nicht fast sträflich, dieses Potenzial nicht zu nutzen? Die indirekten Kosten wie Arbeitsunfähigkeit sind dabei noch nicht einmal eingerechnet. Den Krankenversicherern fehlt im heutigen System der Anreiz für Investitionen in die Gesundheitsförderung. Von einem breitangelegten Förder- bzw. Präventionsprogramm einer Krankenkasse würden auch die 60 konkurrierenden Kassen mitprofitieren. Keine Krankenkasse will aber als Märtyrerin auftreten und teures Geld in die Prävention stecken.
Hier lohnt sich der Vergleich mit der Suva, die 3 Prozent ihres gesamten Prämienvolumens für Unfallverhütung einsetzt, und das mit gutem Erfolg. Ob auf Baustellen oder auf Skipisten, die Suva ist mit ihren Kampagnen präsent. Als einzige grössere Unfallversicherung profitiert sie direkt davon, wenn ihre Versicherten unfallfrei bleiben. Im Gegensatz dazu werden von der monatlichen Krankenkassenprämie gerade mal 20 Rappen für die Gesundheitsförderung eingesetzt. Damit kann keine echte Gesundheitsförderung betrieben werden. Ein anschauliches Beispiel sind die sehr erfolgreichen Lager für adipöse Kinder: Die Finanzierung solcher Lager ist immer wieder infrage gestellt. Es müsste aber ein Kernanliegen der Krankenkassen sein, motivierten adipösen Kindern den Weg zu einem gesunden Leben zu ebnen.
Entgegen der Marktlehre ist bei den Krankenkassen Konkurrenz schädlich. Ein Monopol wäre kostengünstiger und der Volksgesundheit förderlich. Wir befinden uns in einem hochregulierten Markt - da gelten andere Spielregeln. Wir brauchen ein System, in dem sich die Förderung der Gesundheit lohnt. Damit können wir Kosten sparen, und zwar massiv.
Unser Gesundheitssystem mit seinen 61 Krankenkassen ist krank. Fördern Sie jetzt die Gesundheit unseres Gesundheitssystems mit einem Ja zur öffentlichen Krankenkasse!
Mörgeli Christoph · Mit-M · Conseil national · Zurich · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Das Krankenversicherungsgesetz bedeutete die Errichtung einer obligatorischen, einheitlichen, flächendeckenden Krankenversicherung für alle Einwohner der Schweiz. Als einzige Partei hat die SVP dieses Projekt bekämpft, mit dem Hinweis, die Prämien würden massiv steigen. Wir wurden von den damaligen Befürwortern um die damalige Bundesrätin Ruth Dreifuss als Lügner hingestellt. Seit Einführung des Krankenversicherungsgesetzes sind die Prämien um bald 100 Prozent gestiegen, und sie steigen immer weiter. Die Umsetzung einer staatlichen Zwangsversicherung führte zu gewaltigen Problemen zwischen Prämienzahlern, Leistungserbringern und Kostenträgern. Bald die Hälfte der Bevölkerung ist auf Prämienverbilligungen angewiesen.
Die Linke hat, wie immer mit Unterstützung konzeptloser Bürgerlicher, eine unsinnige Vermengung von Sozial- und Gesundheitspolitik durchgesetzt. Diese Vermengung erzeugt schwerste Verzerrungen, und sie führt die ursprüngliche Idee der Krankenversicherung, Schutz vor materieller Not im Krankheitsfalle, ins Absurde: Nicht mehr die Krankheiten, sondern das Bezahlen der Prämien führt gegenwärtig in wirtschaftliche Not.
Heute geht es nicht mehr um einen individuellen Vertrag zwischen dem Patienten und seiner Versicherung, sondern um einen Leistungskatalog, den die politischen Entscheidungsträger festsetzen. Anstelle von Arzt und Patient bestimmt der Staat, bestimmen wir in diesem Parlament darüber, welche Behandlung wirksam, zweckmässig und wirtschaftlich ist. Und wir Politiker wissen angesichts dieser Überforderung nichts Besseres, als den Leistungskatalog ständig durch immer neue gefällige Angebote auszuweiten.
Auch die Patienten, die Ärzte, die Pharmaindustrie und die Firmen der Medizinaltechnik wollen ihre Wünsche und/oder Dienstleistungen im Katalog unterbringen. Leistungen, die früher nur Selbstzahler in Anspruch nehmen durften, werden heute unter dem Vorwand der sozialen Gerechtigkeit in den offiziellen Leistungskatalog gezwängt. Haben früher Privatpatienten mit ihren Honoraren zum sozialen Ausgleich beigetragen, erfolgt dieser jetzt zwangsmässig über die Prämienverbilligung aus Steuergeldern. Die letzte Instanz, die im besten Fall noch etwas Interesse am Sparen hat, sind heute die Versicherungen im freien Markt.
Nun wollen die Linken die Grundversicherung mit einer Volksinitiative verstaatlichen, und zwar mit dem wohlklingenden Vorwand, damit den Prämienanstieg bekämpfen zu wollen, also genau das, was die Dreifuss'sche Politik der Linken erst richtig verursacht hat. Eine populistische Gesundheitspolitik mit wettbewerbsloser Grundversorgung ist in manchen Ländern durchaus schon praktiziert worden, wo gewissenlose Verführer den Massen eine billige Rundumversorgung versprochen haben. Die Folgen dieses Sozialismus sind Vernachlässigung, Verelendung, Verwahrlosung.
Das Krankenversicherungsgesetz müsste in marktwirtschaftlicher Richtung reformiert werden, nicht in die umgekehrte Richtung. Förderung der Eigenverantwortung, massgeschneiderte Versicherungsmodule mit echter Risikobeteiligung der Versicherten, Zusatzversicherungen für Wünschbares und Komfort, saubere Aufgabenteilung zwischen Bund, Kantonen und Gemeinden sind gefragt. Die verschlungenen Subventionswege müssen entflochten werden, damit geldbedürftige Patienten gestützt statt unnötige Spitalkosten zementiert werden. Wir investieren allzu oft nicht in Menschen, sondern in Beton. Schliesslich ist der Leistungskatalog von allem Unnötigen zu entschlacken.
Statt erneut verantwortungslose, nie im Leben einhaltbare Versprechen zu machen, sollte die Linke einen der Gründe für den Prämienanstieg bekämpfen, nämlich die Massenzuwanderung. Jedem Neuzugezogenen wird ab dem ersten Tag die volle Leistung unseres Gesundheitssystems angeboten, ohne Berücksichtigung des Umstands, dass dieses Sozialwerk - wie es für sein Funktionieren nötig ist - von Generationen durch ihre Beiträge aufgebaut wurde.
Ich bitte Sie, wenigstens dieses Mal auf die SVP zu hören und eine Einheitskasse abzulehnen.
Ingold Maja · Mit-F · Conseil national · Zurich · Groupe PDC-PEV
Als einzige Mittepartei war und ist die EVP Mitglied des Initiativkomitees. Ich selbst habe an der Medienkonferenz gesagt: "Die Krankenkassen konzentrieren sich auf die Jagd nach guten Risiken und sind ansonsten eine wenig transparente Blackbox. Es braucht eine Volksinitiative." Es sei denn - und das war für uns immer eine Alternative -, der Druck der Volksinitiative bewirke im bisherigen System entscheidende Verbesserungen, sodass ein kompletter Wechsel nicht nötig ist. Seither sind dreieinhalb Jahre vergangen, und in dieser Zeit hat sich Wichtiges bewegt.
Der Hauptvorwurf der Risikoselektion ist durch das Gesetz über den Risikoausgleich in unserer Beurteilung entkräftet. Unter dem offensichtlichen Druck von der Initiative her wird das Aufsichtsgesetz bessere Kontrollen gewährleisten über die Rechtmässigkeit von Prämien und Reserven und die Gewährleistung der Gleichbehandlung der Versicherten. Und die Verwaltungskosten haben sich fast halbiert, auf nur mehr 5 Prozent. Damit sind nicht alle Vorbehalte gegenüber der heutigen Kassenlandschaft erledigt. Aber die Debatten, Gutachten und Beurteilungen zum Modell Einheitskasse haben in der Zwischenzeit auch grosse Risiken zutage gebracht. Welches ist jetzt die Blackbox? Die intransparenten Versicherer in ihrer privaten Landschaft oder die Neuerfindung eines öffentlichen Krankenversicherungssystems als Monopol?
Bei einem solchen Systemwechsel hin zu einer faktischen Verstaatlichung, zu kantonalen oder regionalen Verwaltungszentren gibt es doch erhebliche Risiken. Erstens sind die Systemwechselkosten laut Gutachten gigantisch, infolge komplexer Parallelstrukturen in einer langen Übergangszeit. Zweitens sind bekanntlich Aufbau- und Unterhaltskosten im öffentlichen Administrativbereich mitsamt den Löhnen stets höher als in der Privatwirtschaft. Man denke nur schon an die IT. Drittens ist die Trennung von obligatorischer und Zusatzversicherung für die Versicherten eine neue administrative Krücke: eben nicht mehr aus einer Hand, sondern kompliziert, mit zwei verschiedenen Kassen. Viertens bestehen erhebliche Zweifel an den Servicequalitäten und an der Kundenfreundlichkeit einer Kassenmonopolistin.
Schliesslich ein paar kritische Fragen: Was hat die Einheitskasse für einen Anreiz, Prämien zu senken, wo ihr doch nie Kunden davonlaufen? Wohin gehe ich mit meinem Ärger über schlechte Erfahrungen mit der Kasse? Wohin mit dem Frust, dass sie zum Beispiel Kostengutsprachen verweigert usw.? Ich kann mit der Einheitskasse den Versicherer nicht mehr wechseln und bin definitiv meiner Wahlfreiheit beraubt. Es bleiben auch Zweifel, ob mir die Einheitskasse, die gemäss Initianten integrative Versorgungsmodelle möglichst flächendeckend aufbauen soll, nicht doch die freie Arztwahl nimmt.
Ein gutes Care, Case und Disease Management wird zwar das beste Rezept für eine wirtschaftlich bewältigbare Versorgung von immer mehr chronischkranken und alten Patienten sein. Das ist für jeden Versicherer die Herausforderung. Wir haben aber keine Garantie und nicht einmal gesicherte Anhaltspunkte, dass eine Einheitskasse das besser macht. Nein, es ist ein Blindflug! Ein radikaler Systemwechsel bedeutet nicht automatisch, dass etwas Besseres folgt.
Zusammengefasst: Die Einheitskasse würde zwar dem verärgernden Verhalten sowie den lästigen Werbeaktivitäten der Versicherer ein Ende bereiten; das rechtfertigt aber den gewaltigen Aufwand des Systemwechsels nicht. Die Volksinitiative hat genug Druck gemacht, sodass die wichtigsten Korrekturen in Gang gesetzt werden konnten. Das Ziel wird damit besser erreicht als mit dem Riesenumbau zu einer Einheitskasse. Das entspricht der Beurteilung der EVP zum jetzigen Zeitpunkt. Ich bin deshalb daran, meine Mitgliedschaft im Initiativkomitee aufzugeben.
Favre Laurent · Mit-M · Conseil national · Neuchâtel · Groupe libéral-radical
Pour la troisième fois au XXIe siècle, nous devons débattre d'un projet idéologique qui n'apporte pas de vraie solution. Notre système de santé fonctionne bien. Il est même souvent cité en exemple à travers le monde. Certes, il est encore perfectible, mais nous sommes en cours de traitement: pour exemple, le remboursement des primes payées en trop que l'on vient de traiter et la compensation des risques qui sera enfin améliorée lors de cette session et qui permettra de mettre fin à la chasse aux bons risques.
Les Suisses sont globalement satisfaits du système de santé. Le coût des primes représente toutefois un défi. A cet égard, dans son message quant à la caisse unique, le Conseil fédéral a averti que l'abandon de la concurrence limitant actuellement la hausse des coûts aboutirait à une hausse des primes. La caisse unique ne permet donc pas de baisser les primes, bien au contraire.
Chaque citoyen est libre de déterminer ce qui lui convient le mieux en matière de santé. Il choisit son médecin, son hôpital, son assureur-maladie, son modèle d'assurance et le montant de sa franchise. La caisse unique mettrait fin à ces libertés. Chaque assuré accède rapidement à des soins médicaux de qualité, indépendamment de ses revenus, de son âge et de son état de santé. La qualité et la solidarité sont des éléments importants du système actuel.
Notre système de santé est exempt de dettes. En comparaison, la France a accumulé des dettes s'élevant à près de 120 milliards de francs depuis l'an 2000, avec un système de caisse unique, un système étatique. Et ce n'est qu'un exemple!
La caisse unique conduit donc à un endettement ou à une augmentation des primes ou même des impôts.
Et par pitié, épargnons-nous la discussion sur les frais d'administration. La vérité est que sur 100 francs de prime, 95 francs sont déboursés pour des prestations médicales, 5 francs seulement pour des frais d'administration, y compris les frais publicitaires. Aucun système étatique comparable ne fonctionne avec des coûts administratifs aussi bas.
En matière de gestion des coûts, les cantons doivent cesser de remettre en question l'administration des caisses-maladie et prendre véritablement leurs responsabilités, puisque les structures hospitalières publiques, relevant de leur compétence, sont responsables pour moitié des coûts de la santé publique en Suisse. A ce niveau, les coûts continuent malheureusement à augmenter de manière exagérée.
Notre système de santé est l'un des meilleurs au monde, l'augmentation de l'espérance de vie le démontre mais représente aussi un défi économique.
Je vous invite à ne pas appliquer un remède de cheval à une LAMal qui vient d'atteindre sa majorité et dont les maladies de jeunesse sont soignées.
Merci dès lors de recommander au peuple et aux cantons de rejeter cette initiative, pour le bien de notre population.
Marra Ada · Mit-F · Conseil national · Vaud · Groupe socialiste
Parmi les assurés, 3000 personnes vivent dans un ménage ayant des arriérés d'assurance-maladie et 2,5 millions de personnes sont au bénéfice de subsides de l'assurance-maladie. Cela signifie que pour toutes ces personnes les primes d'assurance-maladie sont trop lourdes, qu'avec leur revenu elles n'arrivent pas à faire face seules à ces frais fixes qui sont les mêmes, qu'elles gagnent 1000 ou 10 000 francs. Pour beaucoup de familles, le budget consacré aux primes d'assurance-maladie dépasse celui du logement et cette spirale de l'augmentation des primes continue année après année.
Le dogme chéri dans ce Parlement qui dit que la concurrence fait baisser les coûts est un échec total. Parmi tous les défauts que comporte ce système évoqué en long et en large par mes collègues, j'aimerais m'attarder sur celui qui va fondamentalement changer avec la caisse publique, celui des réserves. Aujourd'hui, lorsqu'un assuré change de caisse, ses réserves ne le suivent pas. La nouvelle caisse est obligée d'augmenter son taux de réserve globale et, du coup, augmente ses primes afin de se mettre aux normes. Le dindon de la farce, c'est toujours l'assuré! Il a quitté une caisse trop chère pour lui et, l'année suivante, sa nouvelle caisse va à nouveau augmenter sa prime. Cette augmentation ne se justifie en aucun cas par l'accroissement des coûts de la santé. C'est juste une perversité du système contre laquelle plusieurs de mes camarades dans ce Parlement ont essayé de lutter, mais sans résultat. La caisse publique peut enfin mettre fin à cette perversité.
J'aimerais dire aux assurés qu'être le dindon de la farce n'est plus une fatalité. Avec cette initiative pour une caisse publique les choses peuvent changer très concrètement. Dans le système actuel, les primes sont différenciées en fonction des régions, des risques et des coûts estimés par région. Mais, avec l'affaire des réserves beaucoup trop importantes dans plusieurs cantons qui ont servi à maintenir bas la prime d'assurés d'autres cantons, on a vu que ce système est totalement opaque et pas transparent. Les caisses ont pu contourner allègrement les critères des régions et des coûts, et cela, pendant plus d'une dizaine d'années.
Et le peu d'empressement que met la majorité du Parlement à faire avancer le dossier de la loi sur la surveillance de l'assurance-maladie, qui peut mettre fin à cette perversion du système, montre que le changement ne viendra pas du Parlement, mais du peuple.
Ce magnifique système de solidarité entre les bien portants et les malades mérite mieux que d'être l'otage d'intérêts privés d'assurances. La gestion du processus des soins et du financement des prestations de base doit être un service public. C'est un service qui doit être, si ce n'est entièrement géré par l'Etat, du moins entièrement contrôlé par l'Etat. On l'a vu dans le système actuel où les assurances sont reines, les assurés et les autorités publiques sont dépassés. Avec le système de la caisse publique, fini la concurrence qui augmente les primes, fini l'opacité et les petits jeux des assurances qui coûtent à l'assuré.
Oui à la caisse publique, oui à la transparence, oui à la fin des augmentations des primes, injustifiées et superficielles!
Bugnon André · Mit-M · Conseil national · Vaud · Groupe de l'Union démocratique du Centre
On change le titre d'une initiative, mais on reprend le même objectif recherché dans une autre initiative dite pour une caisse unique, pourtant rejetée en votation populaire. Avec de telles méthodes, on pourrait penser que les résultats d'une consultation populaire devraient une fois être acceptés, parfois refusés, ceci dépendant du milieu de provenance du texte de l'initiative.
Pourtant le Conseil fédéral, qui est le mieux à même de faire une analyse des avantages et des inconvénients du système actuel, confirme que celui-ci est plus avantageux pour les assurés que ne saurait l'être une caisse publique, telle que demandée par les auteurs de l'initiative. En effet, le Conseil fédéral reconnaît que la concurrence encadrée par des règles précises permet de développer des idées et des modèles qui tiennent compte des besoins des assurés. Cela constitue aussi une impulsion importante pour une amélioration de la qualité, notamment en ce qui concerne le contrôle des factures des fournisseurs de prestations. La concurrence ainsi comprise contribue également à lutter contre la hausse des coûts, car les assureurs ont intérêt à maintenir les primes à un niveau bas.
En parlant des contrôles de factures, savez-vous que des prises en charge d'un montant de 2 milliards de francs sont refusées chaque année? Le montant de la facture est contesté et adapté à la baisse, ceci sans conséquence bien sûr pour le porte-monnaie de l'assuré. Je ne pense pas qu'une caisse publique puisse obtenir ce même résultat, faute d'impulsion, puisqu'il ne sera plus nécessaire de faire pression sur les primes pour rester concurrentiel face aux autres caisses, celles-ci n'existant plus.
Quand on parle de règles précises dans le cadre desquelles les caisses-maladie peuvent évoluer, il va de soi que l'on peut et que l'on doit encore les améliorer. Il faut intervenir sur les règles actuellement édictées de façon à améliorer encore les possibilités d'économie. Je pense par exemple à l'argent dépensé par les caisses pour faire de la publicité à grande échelle ou pour les démarchages téléphoniques. Mais ces pistes ne suffisent pas pour dire que le système actuel n'est pas performant et qu'il faut le remplacer par un système centralisateur dans lequel les gestionnaires publics de la caisse n'auront plus de vision d'efficacité, puisqu'il n'y aura plus d'autres structures avec lesquelles faire des comparaisons.
A propos de comparaison avec une caisse publique, il suffit de voir ce qui se passe chez nos voisins français où la caisse de sécurité sociale accuse plus de 2 milliards d'euros de dettes, qu'un déficit structurel continue annuellement à faire grimper ce déficit et qu'aucune solution d'assainissement ne peut plus être trouvée. Comment cela finira-t-il?
En adoptant le même principe d'une caisse publique, nous nous engagerons fortement sur cette voie déficitaire qui aboutira soit à une augmentation des primes encore plus forte que celle que nous avons vécu ces dernières années, soit à une augmentation du financement public amenant à coup sûr une augmentation des impôts directs ou indirects, par exemple la TVA, pour financer ces augmentations de participation. De plus, savez-vous que rien que le coût du changement de système, qui risque de prendre des années, est estimé à 2 milliards de francs, ceci sans compter la mise en place de l'adaptation des systèmes d'informatisation pour gérer l'ensemble des assurés vivant en Suisse? Quand on connaît les coûts des essais périlleux de mise en place de nouveaux systèmes informatiques ces dernières années dans l'administration de la Confédération, rien que cette pensée peut faire peur.
En conclusion, le système actuel, même s'il doit continuer d'être surveillé et amélioré, est encore globalement le meilleur système que l'on puisse offrir à notre population.
Je vous recommande donc d'accepter le point de vue de la majorité de la commission et du Conseil fédéral en recommandant au peuple et aux cantons de rejeter cette initiative.
Schmid-Federer Barbara · Mit-F · Conseil national · Zurich · Groupe PDC-PEV
Wir stellen uns heute die Frage, ob unsere Grundversicherung von einer einheitlichen nationalen Einrichtung, also von einer Einheitskrankenkasse, durchgeführt werden soll oder nicht. Es gibt Gründe, die dafür sprechen. Für mich persönlich wären dies in erster Linie die Werbeanrufe der Versicherungen, die ich uns allen gerne ersparen würde. Diese wären wir bei einem Ja vermutlich definitiv los.
Unter dem Strich stellt sich aber die Frage, ob wir unser Ziel, die Kosten im Gesundheitswesen zu stabilisieren oder zu senken, mit einem Systemwechsel hin zur Einheitskrankenkasse erreichen können. Diese Frage beantworte ich klar mit Nein. Die hohen Kosten im Gesundheitswesen werden durch die Demografie, durch Verbesserungen in der Medizin und durch unser aller Verhalten bestimmt. Wir werden immer älter und konsumieren so je länger, je mehr teure und immer bessere medizinische Leistungen. Wir nehmen uns die Freiheit, bei allfälligen Bagatellerkrankungen einen teuren Arzt, ja sogar ein sehr teures Spital in Anspruch zu nehmen. Diese Freiheit, die wir uns nehmen, kostet. Und dafür bietet die vorliegende Initiative keine Lösungen.
Wenn wir einem totalen Systemwechsel zustimmen, kann niemand garantieren, dass es besser wird. Im Gegenteil, wir setzen ein gut funktionierendes Gesundheitssystem aufs Spiel. Der Vergleich mit dem Ausland hinke, wurde mir immer wieder gesagt. Das sehe ich anders. Ich habe zu lange in Frankreich gelebt und ziehe unser heutiges, privat-öffentliches Mischsystem vor, das nicht lediglich eine Verwaltung ist, sondern kreativ bleiben muss. In Frankreich muss zunehmend der Staat eingreifen, es werden zunehmend Steuern und Gebühren erhoben, und schliesslich verschuldet sich der Staat zunehmend. In der Schweiz funktioniert es schlicht und einfach besser, auch wenn es, das gebe ich zu, auch bei uns noch Verbesserungspotenzial gibt. Die Schweiz verfügt über ein hervorragendes Gesundheitssystem, und wir haben die weltweit höchste Lebenserwartung. Die soziale Grundversicherung ist schuldenfrei und ermöglicht uns allen einen raschen Zugang zu allen notwendigen Leistungen. Das habe ich in Frankreich nicht erlebt. Unzumutbare Wartefristen konnten bei uns bisher stets vermieden werden. Warum also einen teuren Wechsel vornehmen, der uns offenbar 1,75 Milliarden Franken kostet?
Ich gehöre zu denjenigen Patientinnen und Patienten, welche ab und zu die Kasse wechseln; ich tue es immer dann, wenn ich mit der Leistung nicht zufrieden bin. Das ist ein weiterer Grund, warum ich diese Initiative ablehne. Wenn ich Nein zur Einheitskasse sage, dann setze ich mich umso mehr für eine verbesserte Aufsicht über die Krankenkassen und für einen verfeinerten Risikoausgleich ein. Das habe ich von Anfang an getan; mit Freude stelle ich fest, dass wir diesbezüglich auf gutem Weg sind.
Ich bitte Sie, die Volksinitiative zur Ablehnung zu empfehlen. Die GDK hat sie bereits abgelehnt, das ist noch nicht gesagt worden, die Kantone ebenfalls, und zwar mit deutlichem Mehr.
Hardegger Thomas · Mit-M · Conseil national · Zurich · Groupe socialiste
Letzte Woche habe ich als Kunde von meiner Krankenkasse Post erhalten. Mit der Bezeichnung "Kunde" suggeriert die Kasse, ich hätte bei den benötigten Leistungen in der Grundversorgung eine Auswahl und sie, die Kasse, habe die Möglichkeit, Leistungen der Grundversicherung zu bezahlen oder nicht zu bezahlen. Genau so gebärden sich die Kassen auch. Es kommt vor - und es liegt der Verdacht nahe, dass dies oft gängige Praxis ist -, dass die Bezahlung von Leistungen aus der Leistungsverordnung vorerst einmal abgelehnt wird. Erst auf Beschwerde hin wird dann bezahlt. Oder die Rückerstattung des Rechnungsbetrags wird über Wochen hinausgezögert, sodass der Bund eine Meldestelle einrichten musste. Die Patientenstellen können Ihnen gerne Auskunft über das Verhalten der Kassen gegenüber ihren sogenannten Kundinnen und Kunden geben. Ich will aber nicht Kunde sein. Ich will wie viele andere in erster Linie Versicherter sein - versichert gegen Krankheits- und Unfallereignisse, die ich nicht will, nicht verhindern kann und bei denen ich in der Regel auch keine Wahl habe, ob ich die Behandlung über mich ergehen lassen will oder nicht.
Die "NZZ" schreibt am Samstag mit Bezug auf den Off-Label Use: "Die Wahl der Krankenkasse kann in der Schweiz über Leben und Tod entscheiden." Ist das das Prinzip der sozialen Grundversicherung, die alle Kassen zu gleichen Leistungen verpflichten will? Ist das das Ergebnis des glorifizierten Wettbewerbs unter den Kassen, den es nach der Leistungsverordnung gar nicht geben dürfte? Eine öffentliche Krankenkasse würde solchen Ungerechtigkeiten ein Ende setzen.
Einen Beweis dafür, dass die Vielfalt an Kassen kostendämpfend wirkt, sind uns diese bisher schuldig geblieben. Lippenbekenntnisse genügen nicht. Die Kassen fordern grössere Eigenverantwortung der Versicherten, bezahlen aber unkontrolliert die Rechnungen der Spitäler, ohne dass die Betroffenen bestätigen, dass die Leistung tatsächlich erfolgt ist. Auf telefonische Nachfrage hin heisst es dann: "Was wollen Sie überhaupt? Die Rechnung ist doch bezahlt!" Um die Qualitätssicherung kümmern sich die Krankenkassen schon gar nicht. Oft könnten Folgekosten von Behandlungen minimiert werden, wenn der Qualitätssicherung mehr Beachtung geschenkt würde. Eine öffentliche Krankenkasse wird da viel zur Kostendämpfung beitragen, weil nicht der nächste Quartalsabschluss im Fokus steht, sondern die Entwicklung der Gesundheitskosten, die Qualitätssicherung und die Verhinderung unnötiger Behandlungen.
Indem die Krankenkassen ihre Verwaltungskosten in Prozenten der Prämiengelder angeben, entstehen sogar indirekte Fehlanreize. Sie profitieren von aufwendigeren Behandlungen und den teilweise damit verbundenen höheren Gesundheitsrisiken, auch wenn es effizientere, einfachere und risikoärmere Behandlungen gäbe. Eine solche Steigerung der Gesundheitskosten mit höheren Prämien lässt sie besser dastehen, weil der prozentuale Anteil der Verwaltungskosten dann tiefer ist. Ein wirklicher Wille zur Kostendämpfung im Gesundheitswesen ist nicht auszumachen. Wenn die Aufsicht sich mit der Angabe des Anteils der Verwaltungskosten in Prozenten der Prämiengelder zufriedengibt, wird das Prinzip der Wirtschaftlichkeit nicht wirklich kontrolliert.
Letztes Jahr haben 600 000 Versicherte die Krankenkasse gewechselt. Für die einzelne Prämienzahlerin und den einzelnen Prämienzahler mag ein Wechsel nützlich sein; dass diese Kassenwechsel mehrere Hundert Millionen Franken unserer Prämiengelder beanspruchen, und dies jedes Jahr, ist aber unsinnig. Schlimm sind die Wanderungsbewegungen auch für die Angestellten der Kassen: Ist eine Kasse stark betroffen, weil sie viele neue Versicherte oder viele Verluste hat, so fehlt Personal oder muss Personal abgebaut werden. Das bedeutet, dass viele Angestellte jeweils nicht wissen, ob sie im folgenden Jahr ihre Stelle noch haben oder nicht. Auch das verursacht Kosten und verbessert die Dienstleistungen der Krankenkassen sicher nicht.
Ein Umbau durch die Einrichtung einer öffentlichen Krankenkasse verursacht einmalige Kosten, das ist richtig, sie werden aber nachhaltig geringer sein als die jährlich wiederkehrenden Mehrkosten des heutigen Systems durch Kassenwechsel, Personalfluktuation, Werbung, Verwaltungsratshonorare, Stiftungsratshonorare, Beiratshonorare, Honorare des Club de Réflexion, Geschäftsleitungshonorare, repräsentative Firmensitze und vieles, vieles mehr.
Als sogenannter Kunde habe ich auch das Propagandaschreiben meiner Kasse zur Bekämpfung einer öffentlichen Krankenkasse mit meinen Prämien mitfinanziert, ohne dass ich meine Einwilligung dazu gegeben hätte. Gerade darum bitte ich Sie, die Volksinitiative "für eine öffentliche Krankenkasse" zu unterstützen.
Heim Bea · Mit-F · Conseil national · Soleure · Groupe socialiste
Kurz zu meiner Interessenbindung: Ich bin Präsidentin des Spital Clubs Solothurn, einer sozialen Zusatzversicherung für Solothurnerinnen und Solothurner, die sich einen Zusatzkomfort leisten möchten, und ich bin Mitglied der Patientenorganisation Patientenstellen.
Einfacher werden, wirtschaftlich günstiger werden - das sind die Gründe, weshalb Unternehmungen und auch Krankenkassen fusionieren. Effizienter und wirtschaftlich günstiger wird es, wenn wir das heutige System der 61 Krankenkassen durch ein System mit einer einzigen Krankenkasse, mit der öffentlichen Krankenkasse, ersetzen. Es wird einfacher und transparenter für die Versicherten. Sie müssen bedenken: Wir haben heute 300 000 Versicherungsprodukte allein in der Grundversicherung. Da ist die Vergleichbarkeit eine Illusion. Der Wettbewerb verkommt zum Scheinwettbewerb. Die öffentliche Krankenkasse aber bringt Klarheit, und sie bringt damit eine echte Wahlfreiheit. Die Versicherten werden wählen können, und zwar unter Angeboten, die in ihrem Interesse sind - nicht im Interesse der Krankenkassen -, die im Interesse der Patientinnen und Patienten sind.
Einfacher wird es auch für die Leistungserbringer, die angesichts der unzähligen Rückfragen und der grassierenden Willkür der Krankenkassen bei Kostengutsprachen einen Riesenaufwand an Bürokratie haben. Junge Ärztinnen und Ärzte sagen mir, es sei unter anderem dieser Kampf mit den Krankenkassen um Kostengutsprachen für medizinisch Notwendiges, der sie davon abhalte, in die Hausarztmedizin einzusteigen. Dabei gilt im Krankenversicherungsgesetz der Grundsatz: Alle Kranken haben Anspruch auf gleich gute Leistungen und auf den gleichen Leistungskatalog.
Sie haben es heute auch schon gehört: Immer öfter verweigern Kassen die Kostenübernahme, gerade auch bei älteren Menschen, wenn es darum geht, sie mit Rehabilitation, mit Physiotherapie wieder in die Selbstständigkeit zu bringen. Diese Willkür einzelner Krankenkassen kann, wenn es um die Vergütung von wichtigen Off-Label-Use-Medikamenten geht, Schwerkranken gar zum Verhängnis werden. Das ist die eine Seite der Medaille des Wettbewerbs unter den Kassen. Der rechtsgleiche Zugang zur notwendigen Gesundheitsversorgung wird je länger, je mehr ausgehöhlt. Die andere Seite ist die Jagd der Versicherungsmakler nach den guten Risiken. Ein Telefonterror zu jeder unmöglichen Zeit, nur, um gesunde Leute mit Dumpingprämien in die Krankenkasse zu locken! Das Risiko ungedeckter Kosten berappen dann alle anderen Versicherten, die Millionen für Makler und Werbung ebenfalls und auch die Millionen für den Wechsel-Wahnsinn.
Die Krankenkassen haben aber den Auftrag, Menschen im Krankheitsfall finanziell zu unterstützen, und sie hätten den Auftrag, mit ihren Angeboten dem Kostenanstieg entgegenzuwirken. Sie müssten sich zum Beispiel um jene 25 Prozent Versicherte kümmern, die am meisten kosten. Es sind Menschen, die das Los tragen, schwer oder chronisch krank zu sein. Der heutige Wettbewerb aber zielt darauf ab, Versicherte, die kosten, mit schlechterer Servicequalität wie verspäteten Rückerstattungen von Rechnungen so sehr zu ärgern, dass sie zur Konkurrenz abwandern. Das ist ein fehlgeleiteter Wettbewerb. Die Hunderte von Millionen Franken Prämiengelder, die die Kassen heute für die Risikoselektion verschwenden, bräuchten wir dringend für eine gezielte Verbesserung in der Versorgung der Patientinnen und Patienten.
Genau da setzt die öffentliche Krankenkasse an: bei Qualität und Effizienz in der Versorgung von Schwerkranken, bei strukturierten Behandlungsprogrammen für Chronischkranke. Eine öffentliche Krankenkasse wird öffentlich an ihrer Kosteneffizienz gemessen. Darum wird sie in Prävention und Gesundheitsförderung investieren, in qualifizierte Netzwerke, in gezielte Versorgungsprogramme. Das wird jährlich Milliardeneinsparungen bringen. Das wollen wir doch! In der öffentlichen Krankenkasse mit ihrer tripartiten Zusammensetzung haben sich Ärztekammer und Gesundheitsdirektoren gegenüber der Bevölkerung im Vergleich zu den anderen Kantonen zu beweisen, und das ist der Wettbewerb, der wirklich Sinn macht: der Wettbewerb um die beste Qualität in Behandlung und Versorgungsstruktur, nicht zuletzt, weil auch hier am meisten Kosten gespart werden können. 61 Kassen hingegen, das bedeutet unnötige Kosten. Das heisst 61 Verwaltungen, 61 Topmanagerlöhne, 61 fürstlich honorierte Verwaltungsratsgremien mit bezahlten Politikerinnen und Politikern als Beiräten, die sich so dann den Krankenkasseninteressen verpflichtet fühlen.
Es gibt Bereiche, wo der vielgelobte Markt einfach nicht zum Gesamtwohl führen kann. Die Finanzierung der Grundversorgung ist ein solcher Bereich. Prämiengelder sind für die Gesundheit einzusetzen, nicht für 61 ineffiziente Doppelspurigkeiten, nicht für Werbung und Makler und Kassenwechslerei, nicht für filzige Verflechtungen von Krankenkasseninteressen und Politik. Das Ziel der Initiative ist es, die Patientinnen und Patienten ins Zentrum zu stellen, die Versicherten und ihre Gesundheit ins Zentrum zu stellen; das Ziel ist Effizienz und Transparenz, gezielt und kostensparend. Dafür braucht es ein Ja zur öffentlichen Krankenkasse.
Markwalder Christa · 2VP-F · Conseil national · Berne · Groupe libéral-radical
Die Beratung dieses Geschäftes wird unterbrochen
Le débat sur cet objet est interrompu
Schluss der Sitzung um 13.00 Uhr
La séance est levée à 13 h 00